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    Economie

    «Le besoin sera d’un réacteur à 1.000 megawatts«

    Par L'Economiste | Edition N°:2158 Le 25/11/2005 | Partager

    Président de l’Association des ingénieurs en génie atomique du Maroc (AIGAM), Abdelhamid Mekki Berrada milite pour l’électronucléaire comme seule alternative durable pour une indépendance énergétique du pays. - L’Economiste: Quelles sont les perspectives du développement de l’énergie nucléaire au Maroc? - Abdelhamid Mekki Berrada: Le Maroc se prépare depuis déjà trois décennies à l’introduction des applications du nucléaire. Les applications classiques, à savoir l’utilisation de radioéléments dans des secteurs comme la médecine et certaines industries, sont adoptées depuis les années 50. Des ateliers comme celui de la RAM ont recours à cette technologie. Leurs services sont sollicités par plusieurs compagnies qui ont placé leur confiance dans nos compétences et notre savoir-faire. Nous n’attendons plus que la production de l’électricité à partir de l’énergie nucléaire. Nous nous y préparons depuis des années, notamment après le choc pétrolier des années 70. L’Office national de l’électricité, où j’étais directeur général adjoint, nous avait autorisé à faire des études dans ce sens. Ces études sont actualisées régulièrement et sont à la disposition des pouvoirs publics. Nous n’avons ni charbon ni pétrole. Le nucléaire est la seule alternative durable. - Le Maroc dispose-t-il de suffisamment de ressources humaines pour entretenir une telle technologie, connue pour ses risques? - Le type d’ingénierie dont aura besoin le Maroc sera lié à l’exploitation. Et le Maroc est riche de 200 ingénieurs atomistes, docteurs en physique et en chimie nucléaires. Formés au Maroc et à l’étranger, ces ingénieurs, et face à l’absence de postes dans ce domaine au pays, partent malheureusement exercer ailleurs. En Europe notamment, où certains occupent des postes de responsabilité. La construction d’un réacteur nucléaire au Maroc permettra de les faire revenir. - A combien estimez-vous le coût de la mise en place d’un réacteur nucléaire?- Tout dépendra de la demande et du constructeur à ce moment-là. Une chose est sûre, un réacteur troisième génération européen, avec une puissance de 1.500 megawatts, coûte environ 3 milliards d’euros. Le besoin national sera d’un réacteur à 1.000 megawatts. Le prix sera donc revu à la baisse. Mais aussi cher qu’un tel projet puisse être, les économies qu’il permettra de réaliser sont énormes. A cela s’ajoute la capacité qu’aura le Maroc à diversifier ses sources d’énergie et à garantir une plus large autonomie vis-à-vis du pétrole et du charbon, dont il ne dispose pas. Les importations en ressources d’énergie du Maroc avoisinent les 97% de ses besoins. Une dépendance vis-à-vis de laquelle le moment est venu de faire un choix.Propos recueillis par T.Q

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