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    Courrier des Lecteurs

    Masse monétaire: On se calme

    Par L'Economiste | Edition N°:48 Le 08/10/1992 | Partager

    En Juillet 1992, la masse monétaire s'est élevée à 140,351 milliards de Dirhams, en hausse de 4,69% par rapport à Décembre 1991. Comparée à Juillet 1991, la progression a atteint 10,59%.
    De toutes les composantes de la masse monétaire, c'est la monnaie fiduciaire qui a enregistré la plus forte augmentation. Après avoir atteint 33,721 milliards de Dirhams en Juillet 1991 et 34,269 milliards en Décembre 1991, elle s'est établie à 36,579 milliards en Juillet 1992, enregistrant ainsi un accroissement de 8,47% et 6,74% par rapport à Juillet et Décembre 1991.

    Avec 72,315 milliards de Dirhams en Juillet 1992, la monnaie scripturale a, de son côté, augmenté de 4,18% et de 7,64% en comparaison à Juillet et Décembre 1991, respectivement. Les disponibilités monétaires (monnaie fiduci-aire+monnaie scripturale) affichées en Juillet dernier, se sont accrues de 5,02% par rapport à Décembre 1991 (103,680 milliards de Dirhams) et de 7,92% en Juillet 1991 (100,901 milliards), pour atteindre 108,894 milliards.

    En hausse sur plusieurs mois, avec une pointe en Décembre 1991 (30,383 milliards) et Juin 1992 (31,511 milliards), les dépôts à terme ont chuté de 0,3% en Juillet 1992 par rapport au mois précédent. Au cours du premier semestre 1992, ce type d'épargne a continué de progresser, mais à un rythme moindre que celui connu par les années précédentes. Ce profil de croissance trouverait son explication dans la levée de l'encadrement du crédit, qui s'est accompagnée d'une libéralisation de tous les intérêts, particulièrement créditeurs. La baisse des dépôts à terme, enregistrée en Juillet dernier, pourrait être attribuée à trois facteurs. Le premier concerne les émissions des bons de Trésor à six mois, plus compétitifs que les dépôts à terme, du fait qu'ils sont remboursables au bout de trois mois, exonérés d'impôts et rémunérés à 10,5%.

    La concurrence des autres bons du Trésor constitue le second facteur. Le troisième réside dans le prélèvement fiscal qui grève, depuis le début de l'année, les revenus des dépôts à terme.
    Concernant les contreparties de la masse monétaire de Juillet 1992, l'appréciation des statistiques fait ressortir une nette amélioration des avoirs extérieurs (+8,53% et 15,06% par rapport à Décembre et Juillet 1991) et des crédits à l'économie (+7,09% et 20,54%).
    Une analyse plus fine des avoirs extérieurs met en évidence une augmentation des réserves internationales. Celles-ci sont passées à 28,399 milliards de Dirhams en Juillet 1992, contre 25,782 milliards en Décembre 1991, soit une hausse de 10,15%, et 23,108 milliards (+22,9%) en Juillet 1991.

    Au sein de cette rubrique, les avoirs en devises convertibles de l'Institut d'Emission ont atteint 26,552 milliards en Juillet 1992, alors qu'ils étaient de 23,828 milliards en Décembre 1991 et de 21,714 en Juillet de l'année précédente. Les progressions enregistrées s'élèvent alors à 11,43% et 22,28% respectivement.

    Crédits de trésorerie: hausse plus calme

    L'examen détaillé de la répartition des crédits à l'économie en fonction de leur nature révèle un accroissement des crédits de trésorerie. Ils sont passés de 30,316 milliards en Décembre 1991 à 33,384 milliards en Juillet 1992, soit une augmentation de 3,068 milliards ou de 10,12%. Par rapport à Juillet 1991, les crédits de trésorerie se sont accrûs de 23,7% en Juillet dernier.
    En revanche, les crédits à l'exportation ont été caractérisés par le même mouvement de décélération enregistré tout au long de l'année 1991. De 6,444 milliards de Dirhams en Décembre 1991, ils sont passés à 6,004 milliards en Juillet 1992, ce qui représente une baisse de 6,82% et de 9% relativement à Décembre et Juillet 1991.
    La réduction du coefficient de retenue pour la créance née sur l'étranger a renforcé cette tendance. En effet, et depuis le 5 Mars 1992, les banques sont tenues de conserver un portefeuille de créances nées sur l'étranger égal à 3%, au lieu de 5%, de l'ensemble de leurs exigibilités. En d'autres termes, le supplément de ressources dégagé par l'allégement de cet emploi obligatoire a profité aux crédits de Trésorerie.
    La baisse des crédits à l'exportation remettrait en cause l'hypothèse centrale de l'actuelle politique économique selon laquelle la croissance serait fortement dépendante de l'ouverture vers l'extérieur.

    Hakima EL MARIKY

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