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Marrakech/Aïd Al Adha: Le sardi a la cote

Par L'Economiste | Edition N°:2429 Le 25/12/2006 | Partager

. Pas trop d’écarts de prix selon les souks. Hôtels et maisons d’hôtes affichent completFace à une galerie flambant neuve et comprenant plusieurs franchises d’habillement sur le site de l’hypermarché Marjane, on trouve un enclos à moutons. Curieusement, cet espace est depuis deux semaines le plus visité. Personne ne pense aux fringues et autres babioles. Ici seuls l’aspect et le poids de la bête comptent. Une bête vendue vive, au kilo. Trois types de moutons sont proposés dans une atmophère quelque peu aseptisée: le sardi et le maazi à 40 DH/kg et le bergui, à 37 DH/kg. Dans tous les cas, le choix est varié. D’ailleurs, selon la direction de l’élevage (cf.leconomiste.com), l’offre en moutons couvrira largement la demande.Les grandes surfaces de la ville ont pris les devants en installant, en cette fin année, des étalages dédiés aux jouets, décorations de sapin et chocolats, non loin de ceux dédiés aux ustensiles à grillades, couteaux et autres produits utiles pour célébrer la fête du mouton. D’une pierre, deux coups, les responsables de la chaîne commerciale espèrent faire de bonnes affaires. Tous les moyens sont bons pour inciter le client à la dépense. Affiches, flyers, promotions… tout y passe. Et pour l’achat d’un frigo, un mouton est mis en bonus. De nombreuses surprises sont aussi promises. L’essentiel est de pousser à la consommation. Ailleurs, loin des néons lumineux du centre commercial et des paillettes de la ville, des souks offrent la bête du sacrifice. C’est plus rustique et on a vraiment l’impression de plonger au cœur du monde rural. De fait, dans les marchés Larbaâ, M’hamid, Bab Rob, Tnine Sidi Bouatmane et Jemaa Maden Sfar la spéculation va bon train. Là, on marchande à loisir contrairement aux grandes surfaces. Les prix varient entre 1.000 et 3.000 DH par  tête. Comme partout au Maroc, ces souks sont dominés par des circuits de commercialisation traditionnels parfois peu valorisants, du fait de l’intervention des «chennakas», spéculateurs coriaces.  Par ailleurs, des souks informels se développent de part et d’autre de la capitale du tourisme. Une activité accueillie avec tolérance par les autorités locales et ahurissement par les touristes. Touristes qui ne cessent de capter avec leurs numériques des scènes rocambolesques liées à l’événement.Les besoins d’une ville comme Marrakech sont estimés à près de 300.000 têtes. L’an dernier, les retardataires (particulièrement les fonctionnaires) ont dû acheter les moutons à des prix exorbitants. Il était alors difficile de dénicher une bête à la veille de l’Aïd, quel que soit le souk à ovins. «Nous sommes à l’abri  de toute pénurie d’ovins et caprins», souligne l’Association nationale des éleveurs d’ovins et de caprins.Du côté des petits éleveurs, la marge bénéficière varie, quant à elle, entre 15 et 20%. A l’origine,  la bonne saison agricole enregistrée en 2005-2006. Rappelons enfin que le chiffre d’affaires attendu pour l’ensemble du Royaume dépasserait les 7 milliards de DH. Une grande partie sera transférée au milieu rural. Les recettes d’élevage représentent plus de 50% des revenus de nos campagnes. Ce qui explique pourquoi le gouvernement n’a pas encouragé les importations du bétail afin de ne pas casser les prix.


L’Aïd aussi dans les hôtels

L’Aid Adha profite non seulement aux éleveurs, mais aussi aux opérateurs touristiques. En effet, hôtels et maisons d’hôtes affichent complet pour cette période. Tout est pratiquement surbooké durant cette fête qui coïncide avec le reveillon de la Saint-Sylvestre qui clôture l’année. Certains établissements, comme l’Atlas, ne perdent pas le nord et programment des brunches et  menus inspirés de l’ambiance familiale de l’Aïd Adha. La fumée en moins toutefois. Des soirées, avec moult exotismes et animations, sont annoncées. Les restaurants aussi innovent en concoctant des menus autour du thème de l’Aïd. De notre correspondante, Badra BERRISSOULE

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