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Marrakech: L'aérien affiche complet pour les fêtes

Par L'Economiste | Edition N°:1668 Le 23/12/2003 | Partager

. C'est le cas de la France, premier émetteur pour la ville. Mais les hôteliers annoncent un taux d'occupation de 50% pour cette période A l'approche de la fin d'année, le déficit aérien (du moins à partir de la France) alimente de nouveau les débats parmi les professionnels du tourisme. La France demeure un marché prioritaire pour Marrakech avec 60% des arrivées. Il en est de même pour le transporteur national, Royal Air Maroc. Alors que les unités hôtelières sont à peine à 50% de taux d'occupation, les avions afficheraient complet, malgré la multiplication des dessertes sur la ville par le transporteur national, qui en est à 24 vols hebdomadaires. “Si face à un taux d'occupation des hôtels ne dépassant pas 50% en moyenne, nous avons des avions complets, comment remplir le reste des chambres?” s'interroge Abdelatif Kabbaj, président des hôteliers de la ville ocre. «C'est un manque à gagner aussi bien pour la ville que pour le transporteur», renchérit un hôtelier. Et la demande existe en effet. Pour preuve, la compagnie Corsair du groupe TUI, qui vient de démarrer sa desserte en vols réguliers sur Marrakech, a mis en place 5 avions à des prix d'ailleurs très compétitifs (220 euros en plus de la taxe portuaire) et affiche également complet jusqu'au 5 janvier. Capacité supplémentaireAuprès de RAM, il n'y a pas de surbooking sur ses lignes. “A l'exception de quelques dates critiques entre le 25 et le 28 décembre où un vol direct au départ de Paris vers Marrakech affiche complet, tous les autres vols directs au départ de la France vers Marrakech et indirects via Casablanca présentent largement de disponibilités de l'ordre de 20 à 30% de sièges offerts à la vente. Pour les vacances de fin d'année d'ailleurs, Royal Air Maroc a injecté une importante capacité supplémentaire par la programmation de plusieurs vols directs en gros-porteurs B747 et B767 entre la France et le Maroc», indique Abdelhamid Meghzari de RAM. Oui, répondent des voyagistes, mais à quel prix? Sur le site Internet de la compagnie nationale, le tarif pour un aller-retour est de 500 euros, parfois plus. «Il s'agit ici de tarifs publics. D'autres, plus confidentiels, sont octroyés aux professionnels» soutient un responsable de RAM. Pour le public, dans tous les cas, pas moyen de bénéficier en cette période des tarifs promotionnels (3.000 DH) affichés aussi bien sur son site Web que dans des placards publicitaires. «La compagnie réserve à ce tarif un nombre limité de sièges pour chaque vol», indique un professionnel. Depuis quelques années, la situation dans la ville ocre est passée de la pénurie de chambres à celle de surcapacité de l'offre. D'un côté et chiffres à l'appui, les hôteliers estiment que le train est bien en marche à leur niveau pour accueillir les 3 millions de touristes (objectif des 10 millions pour l'ensemble du Maroc) vu les investissements en cours et l'augmentation de la capacité déjà perceptible cette année. «Ce qui n'a pas eu de conséquences sur les chiffres d'affaires des hôteliers qui non seulement, ont investi mais ont aussi subi les effets des crises internationales sur le secteur», fait remarquer un hôtelier de la place. De l'autre côté, la compagnie aérienne nationale, dominant encore le marché, a mis en place pour Marrakech un trafic de plus en plus important avec une augmentation depuis 5 ans de 13% annuellement de sa capacité. “Cependant, la ville ocre demeure déficitaire tant au niveau des dessertes que de la politique tarifaire dans l'aérien. Le problème resurgit d'ailleurs à chaque période de pointe: décembre et août», fait remarquer Amine Takhmi de l'agence Ochid Tours. Il faut dire que ces mois coïncident avec la haute saison pour la compagnie nationale. Pour ce voyagiste spécialisé dans l'incentive, décembre et août sont dès lors des mois bannis de cette niche, alors que cette dernière est un des points forts (incentive) qui ont permis à la région de résister en temps de crise. Mais difficile aujourd'hui de distinguer à Marrakech la haute de la basse saison après justement les périodes de crise qu'a connues le tourisme. Des mois comme décembre ou août étaient considérés comme basse saison, aujourd'hui, des hôteliers et aussi voyagistes arrivent à réaliser de très bons chiffres durant cette période. Mais si l'aérien pèche par ses tarifs chers en cette période de fin d'année, les hôteliers sont aussi de la partie. Malgré, des taux d'occupation moyens de 50%, certains continuent à imposer un supplément obligatoire dans le package séjour-réveillon, initialement prévu pour réguler la demande pendant les surbooking.


Surcapacité en lits

A Marrakech, les 22.000 lits de la ville ocre ont besoin d'au moins 1,5 million d'arrivées pour 4 nuitées en moyenne, pour tourner à 60%. La capacité d'hébergement des établissements de la ville en y incluant les maisons d'hôtes dépasse les 8 millions pour 4 nuitées par touriste en moyenne. Et elle continue d'augmenter. Elle sera doublée d'ici 2007 avec la zone touristique de l'Aguedal entre autres. Déjà en l'espace de deux ans (2001-2003), la capacité s'est accrue de 20%. Avec cette augmentation et même si dans les chiffres, 2002 n'a pas enregistré de grandes chutes (sur le marché français du moins), l'année en réalité aura connu une baisse considérable en arrivées et en nuitées. C'est ce que les professionnels appellent l'effet de ciseaux. Badra BERRISSOULE

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