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Marrakech: La fièvre des travaux d'assainissement

Par L'Economiste | Edition N°:1429 Le 03/01/2003 | Partager

. La Régie entame la deuxième tranche de réhabilitation des réseaux . Budget: 700 millions de DH d'investissement étalés sur 10 ans Avenue de France, zone industrielle Sidi Ghanem, la médina, boulevard Yaâcoub Mansour, Daoudiat… autant de quartiers de Marrakech en chantier depuis quelques semaines. C'est la fièvre des travaux d'assainissement. Mais, il y a absence de coordination entre la Régie autonome de distribution d'eau et d'électricité de Marrakech (Radeema) et les municipalités. Et souvent, ce n'est qu'après que ces dernières n'aient terminé les terrassements que la Radeema entame ses travaux, laissant derrière elle des voies endommagées. C'est encore plus flagrant dans la médina où les ruelles sont étroites. Normalement, la Régie a l'obligation de remettre les voies à l'état dans lesquelles elles étaient après la fin des travaux. «Ce n'est pas toujours le cas«, indique Omar Jazouli, président de la communauté urbaine de Marrakech et de la municipalité de la médina, qui reproche également à la Radeema la lenteur des travaux. D'ailleurs, les élus de la ville viennent d'imposer un échéancier à l'organisme. Avant le 15 janvier, toutes les chaussées devront être rétablies. «Cependant, fort est de constater que le Régie effectue un bon travail en matière d'assainissement«, tempère Jazouli. En effet, c'est pendant les fortes pluies que les gestionnaires de l'assainissement sont mis à l'épreuve. Marrakech malgré les dernières pluies a échappé aux inondations. Aucun incident majeur n'a été enregistré. La gestion de l'assainissement de la ville a été confiée à la Radeema en janvier 1998. Officiellement, les municipalités ont délégué cette gestion en raison du budget insuffisant qui lui était alloué: 2 millions de DH/an. En vérité, la BEI (Banque européenne d'investissement), qui avait accepté d'accorder une ligne de crédit de 350 millions de DH, imposait ce transfert. Engagé dans le cadre du partenariat méditerranéen, le prêt bénéficie d'une bonification d'intérêt de 3% sur les ressources budgétaires de l'Union européenne. Cette bonification est prévue pour les projets environnementaux inclus dans le programme METAP (programme d'assistance technique pour la protection de l'environnement du bassin méditerranéen). Le Schéma directeur d'assainissement liquide de Marrakech a identifié un programme de travaux étalés sur 10 ans pour 700 millions de DH, dont une partie est financée en fonds propres. Il a aussi identifié les travaux d'urgence. Il s'agit particulièrement de la réhabilitation et le renforcement des réseaux, le regroupement des points de rejet à la périphérie de la ville, ainsi que la réalisation d'une station d'épuration pour l'ensemble des effluents de la ville, soit 800 litres par seconde. La première tranche des travaux a démarré en juillet 2000. Elle concernait la réhabilitation et le renforcement du réseau, ainsi que le renouvellement de 31 kilomètres de conduite dans la médina intra muros. Le projet a nécessité près de 40 millions de DH et un délai de réalisation de 15 mois. Desservant près 250.000 habitants avec une longueur de 120 kilomètres, le réseau actuel de la médina est vétuste et dépassé. «Les eaux usées s'infiltrent sous les maisons«, indique Mustapha Assekour, chef de la division Assainissement de la Radeema. D'où, explique-t-il, le grand intérêt accordé par la Régie à la médina. La deuxième tranche des travaux a été entamée cette année. Elle concerne encore une fois la médina. En parallèle, d'autres quartiers, qui souffrent également de réseaux vétustes, sont au programme. A moyen terme, la Radeema a en projets plusieurs autres réalisations dont des conduites pour la collecte des eaux usées et pluviales. Il s'agira aussi de la pose de collecteurs. Celui de la rocade de 9 kilomètres de longueur pour 16 millions de DH en 2004 devra résoudre le problème des égouts et des odeurs à la sortie de la ville, en allant vers Casablanca. Mais le mégaprojet de la Régie, dont le délai de réalisation n'est pas encore défini, est la station de traitement à «boue activée« sur la route de Safi, qui nécessite la bagatelle de 800 millions de DH. C'est dans cette station qu'iront déverser les collecteurs.


Carte de visite

La Régie autonome de distribution d'eau et d'électricité de Marrakech (Radeema), a été créée en décembre 1970. A l'instar des Régies communales, c'est un organisme doté de l'autonomie financière. Il est administré par un Conseil d'administration et un comité de direction constitué majoritairement d'élus locaux et où sont représentés les ministères de tutelle. Pour l'année 2001, les effectifs de la Radeema ont été de plus de 1.000 salariés, répartis entre les métiers de base et les fonctions de soutien. Le nombre de clients est de 110.000 pour l'électricité et de 121.000 pour l'eau. De notre correspondante, Badra BERRISSOULE

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