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El Jadida: Les grands dossiers qui attendent le nouveau gouverneur

Par L'Economiste | Edition N°:1429 Le 03/01/2003 | Partager

. Driss Khazani vient tout fraîchement de Mohammédia où le cauchemar des inondations n'est pas encore oublié. Le nouveau gouverneur devra donner une touche particulière au tourisme, un secteur qu'il connaît bienDriss Khazani est le nouveau gouverneur d'El Jadida. Une cérémonie pour son installation a eu lieu en début de semaine en présence du ministre de l'Intérieur, Mustapha Sahel. Ce dernier a profité de l'occasion pour rappeler le nouveau concept de l'autorité et le rôle d'un gouverneur pour la dynamisation de l'économie locale. Mais ce discours n'est pas étranger à Dirss Khazani, qui n'est pas à sa première nomination en tant que gouverneur. En effet, Khazani était à la tête de la préfecture de Mohammédia pendant près de 2 ans. En novembre dernier, Il était la cible des projecteurs suite aux inondations qui ont ravagé cette ville. Une expérience amère que le gouverneur n'oublierait pas facilement. Ce dernier avait pourtant sous la main un plan d'alerte contre les inondations. Un outil qu'il avait préparé, lui même, à l'aide d'experts sans pour autant épargner la ville de la catastrophe. Ce n'est pas pour rappeler à Khazani des souvenirs qui fâchent encore, mais c'est que la comparaison avec El Jadida est de taille. La capitale des Doukkala était aussi un théâtre désolant à l'arrivée de la saison des pluies. Une partie de la ville était sous l'eau, de l'université au centre-ville. Mais ce phénomène n'existe plus grâce aux travaux de contournement de l'Oued Felfel, qui débordait sur la ville et l'augmentation de la capacité de stockage du lac Al Fahs. Les autorités pouvaient-elles procéder de la même manière à Mohammédia? Un projet presque similaire y existait: création d'un oued artificielle pour absorber une partie des crues. Mais ce projet (pourtant annoncé par Khazani dans les colonnes de L'Economiste quelques mois avant les inondations) n'avait pu voir le jour et il fallait attendre la déclaration gouvernementale pour prévoir un barrage (Boukarkour) afin de protéger la ville. Bref, pour Khazani, le terrain à El Jadida sera plus ou moins balisé. Ce qui arrive aujourd'hui à Mohammédia est déjà arrivé à El Jadida, il y a 7 ou 8 ans. Et des leçons peuvent en être tirées. Mais il n'y a pas que ce volet. Khazani a d'autres expériences à mettre en valeur. Ingénieur en statistiques, il a effectué un passage à l'ONMT où il était directeur. Il connaît bien le tourisme. C'est un secteur qu'il peut développer, surtout que la région d'El Jadida figure dans le programme Azur à travers le projet El Haouzia. De Mharzat Essahel (à proximité de Sidi Rahal) jusqu'au futur port de plaisance d'El Jadida, la côte devra accueillir de nombreux touristes. Même quand il était à Mohammédia, Khazani avait fait du tourisme l'une de ses priorités. Il était l'initiateur du dialogue social pour la reprise des hôtels Miramar et La Samir. Un arrangement avec des investisseurs étrangers avait été trouvé pour rénover Miramar et le transformer en un grand hôtel-casino. Mais c'était des projets encore à concrétiser. Des dossiers similaires l'attendent à El Jadida où Khazani trouvera sur son bureau l'affaire des Doukkala et Marah. Ces deux hôtels sont fermés pour mauvaise gestion et conflit avec le personnel. Les observateurs sont confiants et attendent du concret de la part du nouveau gouverneur pour la relance de ces deux plus grands hôtels du centre-ville. Sans oublier bien sûr la revalorisation de la cité portugaise appelée à devenir un patrimoine mondial. . Rejets des usinesCôté environnement, le nouveau gouverneur devra se pencher sur la pollution. Les rejets des usines ont rendu la plage de la ville impropre pour la baignade. Sans oublier le réseau d'assainissement de la ZI qu'il faut restructurer. Khazani aura son mot à dire puisqu'à Mohammédia, la pollution était au centre des préoccupations. Il avait su négocier contre tout le poids de La Samir pour obtenir des engagements en termes de réduction des émissions de gaz. Plus, un joli cadeau a été offert à Mohammédia. En effet, La Samir avait pris en charge l'aménagement d'un espace vert pour 3 millions de DH. Une formule ingénieuse pour faire oublier la pollution. La modernisation de la ZI et l'extension du parc de Jorf Lasfar (dont le volet foncier est en cours d'assainissement) feront aussi partie des dossiers prioritaires. De nombreux investisseurs comptent délocaliser leurs projets dans la capitale des Doukkala. Leurs arguments sont forts: existence d'un port de haut niveau et l'autoroute Casablanca-El Jadida qui devra être opérationnelle en 2005. Tous les atouts existent donc.


. Gros projet de la SonasidLa Sonasid prévoit de concrétiser un gros projet dans le parc industriel de Jorf Lasfar. Ce parc, rappelons-le, devra passer d'une superficie de 1.000 à 1.500 ha. La Sonasid, qui dispose déjà d'une unité sur place, veut procéder à son extension. Et ce sera la plus grande aciérie au Maroc, note le directeur du CRI couvrant la région de Doukkal-Abda. A noter que l'antenne du CRI a El Jadida démarre officiellement cette semaine.. Pas de scanner à l'hôpitalL'hôpital provincial Mohammed V à El Jadida ne dispose pas d'un scanner. Les patients sont contraints d'aller aux cliniques privées. Comme c'est le cas dans d'autres villes, l'hôpital manque d'équipements. Le nouveau gouverneur, Driss Khazani, est un ex-cadre au ministère de la Santé. Il est bien placé pour donner une touche particulière à ce secteur, font remarquer les observateurs.. Monde rural et cultureSur le plan culturel, les habitants de la ville attendent que le nouveau gouverneur débloque la situation du complexe culturelle. Un bâtiment imposant a été construit mais laissé à l'abandon depuis des années. Côté monde rural, le désenclavement des douars, l'électrification et la dynamisation de l'activité agricole… figurent en tête des priorités. Hicham RAÏQ & Mohammed RAMDANI
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