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Politique

Maroc-France: Le panache de Chirac

Par L'Economiste | Edition N°:1621 Le 13/10/2003 | Partager

. De Fès à Rabat via Tanger, le président français a touché les coeurs . Il a salué le combat contre le terrorisme en gardant le cap démocratique Jacques Chirac a achevé sa visite au Maroc, comme il l'a commencée, avec panache. Dans une conférence de presse au terme de sa visite d'Etat samedi à Rabat, le président français est revenu sur l'excellence des relations entre le Maroc et la France. Les entretiens approfondis en tête à tête avec le Souverain et le Premier ministre ont montré la convergence de l'approche sur les questions internationales de l'heure. Le conflit israélo-palestinien, la situation en Irak… sont autant de problèmes sur lesquels l'analyse des deux pays est très proche et justifie l'existence d'un accord. Jacques Chirac a également rendu hommage au “discours remarquable” du Souverain à l'ouverture de la session d'automne du Parlement. “C'est un pas supplémentaire dans l'Etat de droit”, lâche-t-il. Sur la question de la femme, il considère que le nouveau code de la famille est une évolution considérable apportée par le Souverain et son peuple pour aller vers plus de démocratie, d'égalité entre les hommes et les femmes et les droits de l'Homme en général. Jacques Chirac va plus loin. Il ne dissimule pas son admiration pour la sagesse dont a fait preuve le Souverain en décidant de présenter la réforme au Parlement. Les deux chefs d'Etat ont également évoqué les questions bilatérales, traitées en profondeur dans le cadre de la cinquième rencontre franco-marocaine des chefs de gouvernement tenue en juillet dernier à Rabat. Le président est revenu sur l'importante délégation d'hommes d'affaires qui l'a accompagné durant cette visite. “Le nombre et la qualité des chefs d'entreprises qui sont venus, à leur demande, montrent l'importance qu'ils attachent au développement économique du Maroc”, a-t-il indiqué. Sur la question du Sahara marocain, Jacques Chirac a été clair: “Là où le débat a lieu, la France soutient la position du Maroc”. Une solution politique doit recueillir l'accord des deux parties. Elle ne peut être imposée au Maroc. Ce dossier constitue d'ailleurs un point de divergence entre la France et l'Algérie, même si les relations entre ces pays se sont renforcées ces derniers temps. Le président ne s'est pas empêché de le reconnaître publiquement. Sur une éventuelle médiation française entre Rabat et Alger, il souhaite que les relations entre les deux pays se renforcent dans le processus de construction du Maghreb. Il fait un parallèle avec l'Europe qui avait pu dépasser des difficultés plus graves que celles qui existent entre le Maroc et l'Algérie. Sur le chapitre de l'émigration, le président sait que les jeunes ne rêvent que de traverser la Méditerranée. Y aura-t-il plus de visas? c'est la question qui intéresse le plus les jeunes de ce côté de la Méditerranée. Chirac a été rassurant en affirmant que le nombre de visas augmenterait sensiblement. Des négociations sont en cours avec la France et l'Union européenne pour permettre d'avoir les garanties nécessaires pour d'éventuelles réadmissions. Il faut escompter une amélioration sensible dans les mois qui viennent vers le sens de davantage de libéralisation, promet le président.La visite de Jacques Chirac a été également rehaussée par son passage au Parlement où il a prononcé un discours devant les élus de la nation. C'est une première pour un président de la République française. Les parlementaires des deux Chambres, les conseillers du Souverain et les membres du gouvernement avaient pris place dans l'hémicycle pour écouter le président français. Il a salué les avancées démocratiques et un Maroc qui se singularise en manifestant deux volontés: dialoguer avec l'Occident et rechercher la modernité dans la fidélité à ses traditions. Chirac a secoué l'hémicycle lorsqu'il a abordé les drames du 16 mai à Casablanca: “lorsque le Maroc est frappé, la France souffre avec lui”. Pour lui, la réaction marocaine a été admirable: “Vous avez décidé de combattre le terrorisme sans merci, mais sans que le cap démocratique de votre société ne soit modifié, ni les droits de l'homme oubliés”.


Lmrabet

Le président considère que le cas d'Ali Lmrabet, directeur de publication de Demain Magazine et de Doumane est une affaire intérieure au Maroc. “La justice est souveraine et nous n'avons rien à faire dans ce dossier”, a dit en substance Jacques Chirac en réponse à une question d'un journaliste. Il pouvait bénéficier de transfèrement vers la France et il a refusé, a-t-il ajouté. Rappelons que le journaliste a été condamné à trois ans de prison et à une amende de 20.000 DH. Le tribunal avait également ordonné l'interdiction de ses deux hebdomadaires. Ali Lmrabet a été condamné pour outrage à la personne du Roi, atteintes aux valeurs sacrées et à l'intégrité territoriale.M. C.

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