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Economie

Maroc-Chine: Une alliance stratégique

Par L'Economiste | Edition N°:2261 Le 24/04/2006 | Partager

. Le président chinois arrive aujourd’hui à Rabat. La coopération politique sino-marocaine qualifiée d’excellente. Le Maroc peut jouer un rôle dans la coopération triangulaire avec l’Afrique Après les Etats-Unis, le Maroc. Le président chinois, Hu Jintao, arrive aujourd’hui, lundi 24 avril, à Rabat, à la tête d’une forte délégation composée notamment de Li Zhaoxing, ministre des Affaires étrangères, et Bo Xilai, en charge du commerce. C’est le Premier ministre qui l’accueille à l’aéroport. Mais la cérémonie officielle d’accueil se fera au Méchouar, au palais royal. C’est après que les choses sérieuses commencent. Le président aura des entretiens avec SM le Roi. Personne n’est en mesure de s’avancer sur la teneur des pourparlers, mais les observateurs s’attendent à ce que des dossiers internationaux soient également abordés. Les deux pays ont des vues convergentes sur les questions internationales et régionales. Le Proche-Orient sera au centre des discussions. Toujours sur le même registre politique, la Chine, membre du Conseil de sécurité, cherche des appuis pour empêcher le Japon d’y entrer. En tout cas, une chose est sûre, le Souverain et Hu Jintao présideront à la signature de plusieurs accords qui viendront s’ajouter à la panoplie déjà conclue depuis 1957. Le soir, SM le Roi offrira un dîner en son honneur. Demain mardi, Hu Jintao accordera une audience au Premier ministre et aux présidents des deux chambres du Parlement. Par la suite, la délégation se rendra à Casablanca. Cette visite est qualifiée d’extrêmement importante. Elle intervient après celle effectuée par le Souverain à Pékin en 2002. Elle avait donné une impulsion décisive aux relations bilatérales et mis en place les jalons d’un partenariat nouveau. Plusieurs accords de coopération économiques et techniques avaient été signés à cette occasion. Dans le pot, il y avait également la construction de trois piscines couvertes à Fès, Kénitra et Marrakech. . Le Maroc peut servir de plateforme pour atteindre une partie de l’EuropeCependant, tout ce qui a été fait sur le plan économique ne reflète pas suffisamment l’excellence des relations politiques. Le Maroc et la Chine sont deux pays amis de longue date, indique-t-on du côté chinois. Les deux peuples sont liés par une amitié qui remonte au VIIe siècle. Au XIVe siècle, Ibn Batouta s’était même rendu en Chine. Pour les Chinois, le Maroc a joué un rôle important de relais dans la diffusion vers l’Europe de connaissances de l’ancienne civilisation chinoise, notamment en technologie de fabrication du papier et de poudre. Ils considèrent ce pays comme une grande nation arabe, leader en Afrique. A ce titre, il peut servir de plate-forme pour conquérir l’Afrique. Ce continent intéresse les Chinois pour des raisons commerciales, évidentes, et énergétiques. Ils veulent y «développer des relations d’amitié et de coopération». La Chine accorde aux pays africains une importance particulière à travers le «Forum Chine-Afrique» qu’elle organise tous les trois ans. D’ailleurs, c’est au Nigéria que se rendra Hu Jintao après l’étape de Rabat. Le développement d’une coopération triangulaire est donc à l’ordre du jour. Le Maroc peut également servir comme plate-forme pour atteindre les marchés d’une partie de l’Europe. Toujours sur le chapitre politique, la coopération sino-marocaine est exemplaire. Ainsi, le Maroc considère l’île de Taiwan comme une province chinoise. De son côté, Pékin ne reconnaît pas le Polisario et considère la région du Sahara comme des provinces marocaines. La Chine est également intransigeante sur le Tibet. Sur la lutte contre le terrorisme, les deux pays joignent leurs efforts pour combattre toutes ses formes. Quant aux questions économiques et commerciales, elles seront mieux abordées lors du dîner qu’offre le Premier ministre en l’honneur du président chinois, demain mardi à Casablanca. Le contexte s’y prête mieux pour parler affaires, «invasion chinoise des marchés marocains»,… il faudra trouver des solutions. Des niches pour aller vendre en Chine existent. Le secteur privé est invité à se mobiliser pour des alliances stratégiques. Se limiter au seul commerce ne suffit pas. L’exemple de l’OCP est à méditer. Le groupe a réussi à vendre aux Chinois des dérivés des phosphates.Mohamed CHAOUI

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