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Economie

Un aparté avec l’ambassadeur du Maroc en Chine

Par L'Economiste | Edition N°:2261 Le 24/04/2006 | Partager

Mohamed Cherti, ambassadeur de Sa Majesté à Beijing qualifie d’excellentes les relations sino-marocaines. Dans le jargon diplomatique, cela veut dire qu’il n’y a pas l’ombre d’un seul problème «parce que nos relations sont basées sur la confiance, le respect mutuel et la compréhension». . VRP du Maroc et diplomatie économiqueJ’aime bien cette expression de VRP. C’est à la fois un honneur et un devoir que j’accomplis avec plaisir. Depuis son ouverture au monde, la Chine réalise des bonds prodigieux dans la conquête des parts de marché international. Le Maroc est également concerné par cette montée en puissance de la Chine dans le commerce mondial. En 2000, les exportations chinoises vers le Maroc étaient de 250 millions de dollars à peu près. Fin 2005, elles ont atteint 1,5 milliard de dollars auxquels il faut ajouter la part prise par les entreprises chinoises dans les marchés publics ou privés et dont le montant pourrait être évalué à 500 millions de dollars. Les échanges dans le sens Chine-Maroc progressent de manière remarquable. Dans l’autre sens, il y a encore beaucoup d’efforts à faire du côté chinois notamment. Il faudrait que les chinois commencent à s’intéresser à la capacité de production marocaine et à la diversité de nos produits. Le Maroc n’a pas que le phosphate, même si ce produit constitue le fer de lance de nos échanges commerciaux. Ils devraient s’impliquer un peu plus en facilitant l’accès des produits marocains à leur marché. Je pense notamment aux agrumes qui n’arrivent pas encore à pénétrer le marché chinois.. Barrières à l’entrée pour nos agrumes?Vous savez, tout est question de négociation. Avec nos partenaires, il faut s’armer de patience et négocier l’ensemble du dispositif qui accompagne les exportations. Ceci étant, il faut rester optimiste sur cette question. Nous pensons que le résultat est très proche. Par ailleurs, nous avons le sentiment que des progrès sont réalisables au niveau du partenariat parce que le commerce sec n’est pas quelque chose sur lequel on peut construire une coopération durable. Il faut arriver à instaurer un partenariat dans lequel on a une vision commune de ce qu’il faut produire, de comment le vendre et à qui le vendre. . Requête douanière sur la sous-facturationJe pense que la douane ne passe pas par le canal diplomatique pour ses investigations. La communication et l’échange d’informations se font à travers des canaux spéciaux prévus par l’Organisation mondiale des douanes. J’ignore donc qu’il y a eu investigation sur ce problème de minoration de valeur à l’import. Par contre, nous avons été saisi d’une requête concernant la contrefaçon de marque. Une demande d’investigation a été introduite pour un problème soulevé par une entreprise marocaine sur les exportations de deux firmes chinoises vers des pays africains. Je n’en connais pas les résultats car il est extrêmement compliqué de prouver une contrefaçon lorsqu’un brevet de fabrication n’a pas été déposé en Chine. Les règles de la propriété intellectuelle sont telles qu’il est difficile, à partir d’un constat, de prouver qu’il y a eu contrefaçon sans avoir déposé un brevet en Chine. . Restrictions sur le visa marocainIl n’y a absolument pas de restriction, mais des règles qui sont claires. Peut-être qu’il y avait des habitudes installées, notamment la délivrance du visa sans la présence du requérant. Cela pose un problème aigu et délicat. Pour un service consulaire, la moindre des choses, c’est de s’assurer de l’existence physique de la personne qui demande le visa. Il n’y a ni restriction, ni blocage mais respect des règles. Par le passé, il était possible de délivrer un visa à un intermédiaire. A partir du moment où l’on a exigé la présence physique, cela a créé une difficulté pour les gens qui résident loin de Pékin.Propos recueillis par Abashi SHAMAMBA

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