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Marchés de l’argent: De la liquidité à moindre coût pour les entreprises

Par L'Economiste | Edition N°:1772 Le 20/05/2004 | Partager

. ONA lève 1 milliard de DH sur le marché en une journée!. La demande est de plus en plus forte sur les titres privésL’ONA vient de réussir sa sortie sur les marchés de l’argent en bouclant une émission de 1 milliard de DH de BT (billets de trésorerie) en une journée, le 12 mai 2004, avec en prime sa sur-souscription près de 5,4 fois. Le premier groupe privé du Royaume a pleinement profité de la conjoncture actuelle des marchés de l’argent, caractérisée par la baisse continuelle des rendements et une surliquidité structurelle, pour relever de 300 millions à 1,5 milliard de DH son programme d’émission. Les titres placés ont été dotés d’un nominal de 100.000 DH avec une maturité de 52 semaines. Le taux de rendement est fixé à 3,3%, ce qui porte la prime de risque à 30 points de base au-dessus du taux plein des BDT à 52 semaines. Un niveau de rémunération jugé correct par des gestionnaires. Les intérêts servis de cette nouvelle ligne sont post comptés. Les titres ne bénéficient d’aucune garantie, mais sont totalement négociables auprès du réseau placeur, de gré à gré. Le chef de file du syndicat de placement est Attijariwafa bank avec comme membres la BCP, BMCE Bank, CDG et CITY-Bank Maghreb. L’établissement domiciliataire de l’émission est Attijariwafa bank, qui devrait également en assurer l’animation sur le marché secondaire jusqu’à l’échéance. Sa position sur le marché ne peut toutefois excéder les 500 millions de DH, dans une fourchette de cotation vente-achat de 15 points de base d’écart. Un spread qui pourrait toutefois être rehaussé jusqu’au rétablissement d’une position inférieure à 250 millions de DH.Les allocations des titres aux investisseurs ont été effectuées au prorata des demandes (voir tableau). Gestionnaires et traders obligataires, qui se préoccupent davantage du manque des opportunités de placements sur le marché, ont en tout cas été mal servis, recevant moins de 20% des montants souscrits. C’est que la demande sur les titres privés est de plus en plus importante. Pour illustrer cette tendance, notons qu’entre janvier et mars 2004, les émissions privées ont totalisé les 3,6 milliards de DH contre 1,5 milliard pour 2003, soit un bond de plus de 140%. Les emprunts de BT, qui ont enregistré une hausse de 49% à 500 millions de DH sur la période, restent en deçà de la demande des investisseurs, qui n’a été satisfaite qu’à près de 14%.L’essentiel de cette offre de liquidités provient des OPCVM. Ces gros demandeurs de titres privés ont souscrit à l’émission de l’ONA pour plus de 1,5 milliard et ne se sont vu alloué que 282,7 millions de DH. Cela renvoie à l’important potentiel des financements qu’offre le marché. La surliquidité qui y circule est en effet sans rapport avec les besoins de financements du Trésor ou des opérateurs privés. Une situation qui dure certes depuis l’année 2001, mais qui s’est amplifiée davantage sur les années 2002 et 2003 par les opérations de privatisation et l’explosion des transferts en devises des MRE. Aussi, les investisseurs se tournent vers les titres privés parcequ’ils offrent des rendements plus élevés que les obligations étatiques, valeurs traditionnelles de placements des investisseurs. La demande sur les titres privés est ainsi de plus en plus forte. Et les entreprises organisées, porteuses de projets d’avenir et d’opportunités de croissance, pourront pleinement en profiter. L’exemple de l’ONA est à reproduire à l’envi par les autres entreprises. Depuis le début de l’année 2002, ONA a émis 520 millions de DH de BT pour réduire considérablement ses coûts de financement à court terme. Le groupe a réalisé en février 2003 une émission de 300 millions de DH, utilisé pour rembourser un emprunt de 220 millions de DH d’une maturité de 1 mois. Le produit de la présente émission sera utilisé pour couvrir la tombée de BT d’un montant de 300 millions de DH qui s’est échue le 17/05/04, financer les dividendes à verser au courant de l’exercice 2004 pour un montant prévisionnel de 437 millions de DH et couvrir enfin les autres besoins à court terme susceptibles d’intervenir au courant de l’année.Les OPCVM disposent d’une grosse manne d’argent qui devrait profiter davantage aux financements des entreprises. L’actif net géré est à plus de 78 milliards de DH dont près de 70% est investi dans des titres obligataires. Près de la moitié de ce montant vient des placements des entreprises elles-mêmes, au titre d’une gestion quotidienne de trésorerie. Les OPCVM devraient jouer pleinement ce rôle de ramasseurs de liquidités auprès des entreprises pour les leur réorientés à nouveau en priorité. Ce comportement devrait être encouragé par la création d’un organisme de garantie des dettes des PME, qui en fait représentent plus de 95% du secteur privé marocain. Le projet est dans le pipe, et il serait judicieux de le concrétiser incessamment pour booster la dynamique qui s’annonce. Les investisseurs, comme dans le cas des OPCVM, sont en effet très attentifs à la qualité de signature et la capacité de remboursement des entreprises. Jusqu’à présent, le marché de la dette privée n’a connu aucun cas d’insolvabilité. En revanche, des retards de paiements il y en a eu. Il faut dire que seules des entreprises à la marque bien installées ont pu y accéder. Ainsi, la réussite d’un programme d’émission dépend en grande partie de la bonne orchestration de l’opération, avec des conseillers et des placeurs très dynamiques sur le marché.Bouchaïb EL YAFI

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