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Affaires

Code de la famille: Une Caravane des femmes en tournée en France

Par L'Economiste | Edition N°:1772 Le 20/05/2004 | Partager

. Les politiques français sensibilisés aux problèmes des droits des femmes marocaines. Des actions pour sensibiliser la population aux dangers de l’extrémisme. Première cible: les jeunes filles et femmes des différentes immigrationsDe Lyon à Grenoble, en passant par Saint-Etienne, la Caravane des droits des femmes, organisée à l’initiative d’un collectif d’associations françaises, marocaine et algérienne, a sillonné les routes, du 6 au 15 mai. Partant à la rencontre des politiques, du monde associatif et de l’ensemble des femmes, qu’elles soient issues ou non de l’immigration, les initiateurs de l’événement ont voulu, à travers des débats et quelques actions ponctuelles, appeler aux respects de la citoyenneté et des valeurs universelles de liberté et de démocratie. Et aussi et surtout informer sur les nouvelles dispositions du code de la famille, qui ne sont pas encore suffisamment bien perçues par la population féminine intégrée. “Notre combat dépasse le cadre marocain. Il s’agit de faire assimiler à tous les jeunes, ces adultes de demain, les valeurs pour lesquelles nous avons longtemps lutté: celles de la citoyenneté et la démocratie”, affirme Fouzia Assouli, secrétaire nationale de la Ligue démocratique des droits des femmes (LDDF), une des associations marocaines coparticipantes à l’événement. Les femmes marocaines ont particulièrement été bien accueillies. L’adoption du code de la famille y est pour beaucoup.“La Caravane s’adresse en priorité aux jeunes filles et femmes issues des différentes immigrations”, explique Assouli. Les françaises ayant contracté des mariages mixtes et ayant des enfants issus de ces unions sont particulièrement concernées. Mais la Caravane s’adresse aussi à toutes celles qui veulent que l’accès aux droits des femmes et à la citoyenneté soit le même pour tous. A travers les rencontres, qu’elles aient lieu dans les collèges et lycées ou au sein des différentes mairies où ont été invitées les organisatrices, il s’agissait avant tout de sensibiliser les politiques de l’Hexagone aux “dangers que représente la montée des idées obscurantistes et rétrogrades, particulièrement dans les quartiers communautaires”, ajoute Assouli. Dès lors, le sujet devient d’une extrême gravité. A l’heure où le combat pour la défense des valeurs de la République bat son plein, un courant contradictoire semble gagner du terrain au sein de quartiers à forte communauté étrangère. Dans un communiqué publié par l’association française “femmes contre les intégrismes”, on considère que “le remaniement de fond en comble de la Moudawana est un exemple à prendre en considération. L’égalité entre les femmes et les hommes, que le nouveau texte consacre, devient effectif dès 2004. Il faudra maintenant l’appliquer”. Et même si nombreux sont ceux à considérer que le poids des traditions culturelles ne facilitera pas les choses, ce sera probablement juste une question de temps. “Les jeunes qui vivent dans ces quartiers ont une représentation erronée à la fois de leur identité que des valeurs de l’islam, ajoute Assouli, et les politiques ont une grande part de responsabilité”. Ils ont ainsi été sensibilisés à tous les dangers que représente la marginalisation et la montée des extrémistes.


Objectifs

C'est l’association française “femmes contre les intégrismes” qui a initié la Caravane des droits des femmes. Après avoir participé à une caravane organisée au Maroc par la LDDF en 2001 et 2002, le souhait de cette association a été de “faire participer des Marocaines et Algériennes, femmes du Maghreb, à la Caravane des droits dans les cités qui prévoient des consultations juridiques gratuites”. Afin de sensibiliser, informer, dénoncer les discriminations et développer les échanges.Amale DAOUD

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