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Marché obligataire: Rien n’arrête la baisse des taux

Par L'Economiste | Edition N°:2429 Le 25/12/2006 | Partager

. Les dernières émissions ne freinent pas la tendance. Les surliquidités bancaires soutiennent la demande. Le Trésor profite pleinement de la situation MÊME après plusieurs mois d’absence, le retour massif du Trésor sur le marché obligataire en novembre et décembre n’a pas influencé la baisse des taux. L’argentier de l’Etat à levé près de 10 milliards de DH durant ces deux mois, soit 25% des levées brutes de cette année. «Les interventions du Trésor en fin d’année sont normales et justifiées par la clôture du budget annuel. A chaque fin d’année, les interventions du Trésor sur le marché s’accentuent», explique Amine Amor, responsable des transactions monétaires et obligataires à BMCE Capital Markets. Outre les impératifs budgétaires, les dernières levées servent également à honorer un calendrier de remboursement très chargé en cette fin d’année. Les adjudications de bons du Trésor au terme des trois premières semaines de décembre sont ressorties à 5,3 milliards de DH dont 90% ont concerné des maturités longues. Contrairement aux prévisions, l’argentier de l’Etat n’a pas rempli ses prévisions d’émission pour ce mois (6 à 6,5 milliards de DH). Les levées nettes (levées brutes - remboursements) de cette année ressortent ainsi à 8 milliards de DH, soit moins de la moitié des prévisions formulées en début d’année (18 milliards de DH). «Ce qui témoigne d’une bonne gestion des dépenses publiques liée principalement au caractère exceptionnel des recettes fiscales», indique BMCE Capital Markets dans sa dernière note de recherche. Les sorties précédentes ont principalement concerné les bons du Trésor à maturités longues (à partir de 10 ans). Cette fin d’année a même connu le lancement du nouveau «doyen» du marché obligataire à savoir les bons à 30 ans. Les nouveaux titres ont conforté la baisse tendancielle des taux. Ils sont rémunérés à 3,98% seulement. Les taux appliqués aux autres maturités varient entre 2,5 pour le 13 semaines et 3,8% pour le 20 ans, soit 2,2 points en moins que le taux de l’année dernière. «En dépit des dernières émissions, la courbe des taux obligataires a tendance à s’aplatir», indique M’hammed Ben Brahim, analyste obligataire chez Upline Capital Management. A quoi est due cette baisse persistante des taux obligataires? Elle s’explique par l’importance de l’offre par rapport à la demande dans un contexte toujours caractérisé par une surliquidité structurelle. Cette situation convient parfaitement aux intérêts du Trésor. Il peut lever à n’importe quel moment ses besoins en liquidités à des conditions avantageuses. C’est pour cela qu’il se concentre ses émissions sur les maturités longues. Dans un contexte de baisse de taux, ces placements lui permettent de bien gérer ses remboursements et surtout de se prémunir contre le risque de taux. Face à cette politique «opportuniste», les investisseurs en valeur du Trésor n’ont qu’à se plier au bon vouloir de l’émetteur. L’importance de leurs surliquidités ne leur laisse pas d’autres choix. Cette tendance s’accentue en cette fin d’année à cause des sorties de monnaies fiduciaires à l’occasion de Aïd Al Adha. Même les dernières levées n’ont pas réussi à résorber l’excès d’argent chez les banques. «Le flux net entre remboursements et levées en bons du Trésor est quasiment neutre pour le mois de décembre. Les montants mobilisés par le Trésor lors des adjudications en bons du Trésor ne quittent le système que temporairement. Ces sommes sont réinjectées à travers les remboursements des dettes arrivées à échéance, et des dépenses de fonctionnement et d’investissement», détaille Amor. Contrairement au marché boursier, le temps de réaction sur le marché obligataire est relativement lent. Les taux devront donc se stabiliser durant cette dernière semaine de 2006. Bien que les analystes prévoient un marché animé par les revalorisations de fin d’exercice.


Marché monétaire: Hausse du taux des reprises à 7 jours

LE dernier conseil de Bank Al-Maghrib tenu le 19 décembre a débouché sur des décisions stratégiques concernant la stratégie d’intervention sur le marché monétaire et obligataire. La banque centrale a augmenté le taux des reprises de liquidités à 7 jours de 0,25% (2,75% au lieu de 2,5%). Cette décision s’inscrit dans «une politique monétaire vigilante», souligne la banque centrale.Nouaim SQALLI

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