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Economie

Marché libyen
Agriculture et textile, des secteurs porteurs

Par L'Economiste | Edition N°:2301 Le 20/06/2006 | Partager

. Se positionner sur le haut de gammeL’ouverture de la Libye sur les capitaux étrangers est récente et encore assez timide. Les opportunités d’investissement ne manquent pas pour autant. Pour le Maroc, un bon ciblage des secteurs porteurs s’avère nécessaire. Michèle Féki, conseillère commerciale près l’ambassade de France à Tripoli l’explique.- L’Economiste: Quelles sont les opportunités que peut offrir le marché libyen à un investisseur marocain?- Michèle Féki: Je pense que le Maroc a un certain nombre d’expertises qu’il peut exploiter. Dans le secteur agricole qui est en train de se privatiser petit à petit en Libye, par exemple. Le Maroc a su développer son industrie agroalimentaire ce qui favorise son implantation sur ce secteur. Les filières du textile et du cuir peuvent également être porteuses. Le marché libyen est certes dominé par les produits asiatiques mais les investisseurs marocains pourraient viser une tranche de la société qui commence à exiger des standards de qualité internationaux. L’on trouve déjà sur la place des vêtements de très bonne qualité importés d’Italie, de Turquie et le Maroc peut très bien avoir son créneau dans cette section.. Est-ce que le niveau de vie en Libye permet ce genre de commerce?- Le pouvoir d’achat des Libyens n’est pas particulièrement élevé. Il y a une dévaluation du dinar, les salaires de la fonction publique sont bloqués depuis 1981 à un niveau assez bas. On parle d’un salaire dans le secteur public qui est compris entre 100 et 390 dinars libyens soit 60 à 234 euros (660 à 2574 DH).Mais le secteur privé commence à se développer et beaucoup de Libyens se lancent dans les affaires, ce qui engendre une classe sociale aisée. En revanche, l’Etat en lui-même est particulièrement riche, compte tenu des ventes du pétrole. . Le marché libyen présente des signes d’ouverture, mais contrairement à d’autres pays qui convoitent les capitaux étrangers, la Libye ne fait aucun effort de promotion! Qu’en pensez-vous? - La Libye n’a pas la culture de la promotion. Mais il y a quand même un programme de privatisation. Il est vrai qu’il y a eu un léger retour en arrière concernant quelques projets qui ne se sont ouverts qu’aux capitaux libyens mais il y a un cadre législatif qui encadre l’investissement étranger. Il y a aussi la réduction du capital minimum d’investissement qui est spectaculaire. L’ancien montant de 50 millions de dollars rendait impossible l’implantation d’une simple PME.. L’Etat libyen offre-t-il des garanties aux investisseurs?- Certainement. Il y a par exemple la garantie de rapatriement des dividendes. A signaler également que des conventions de garantie des investissements, comme il en existe entre le Maroc et la Libye, constituent un cadre sûr pour les investisseurs.Propos recueillis par Ichrak MOUBSIT

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