×L'Editorialjustice régions Dossiers Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Economie

Marché Libyen
Un bon filon à condition d’être tenace

Par L'Economiste | Edition N°:2301 Le 20/06/2006 | Partager

. De grandes opportunités d’investissement. Mais l’ouverture du marché est encore très timide. Pour réussir, il faut opérer sur placeLa Libye reprend goût à la vie au sein de la communauté internationale. Depuis 2004, avec la fin de l’embargo américain et la levée des sanctions onusiennes, les mesures se succèdent afin de préparer le retour du pays sur la scène économique mondiale. Une telle mutation fait que le marché libyen est riche en opportunités d’investissement. Le CMPE (Centre marocain de promotion des exportations) a, d’ailleurs, dédié un séminaire à ce marché naissant. Le centre a, ainsi, essayé à coup de témoignages et de données économiques de persuader de nouveaux investisseurs à profiter du changement.Les relations entre les deux pays, bien que bénéficiant d’un cadre juridique favorable, restent très limitées. Pire, elles n’ont cessé de perdre en importance ces dernières années (voir encadré). Les opportunités sur lesquelles les professionnels mettent le doigt ne se limitent, toutefois, pas à l’augmentation des volumes des exportations mais visent une réelle présence de l’entreprise marocaine et de son produit sur le marché libyen. D’autant plus que le contexte actuel s’y prête avec le lancement d’un programme encourageant l’investissement et la réforme de la loi fiscale, des régimes douanier et bancaire… C’est ainsi un marché porteur «à condition d’être tenace», ajoutent plusieurs opérateurs.. Que faut-il vendre?Et pour cause, le marché libyen continue à présenter plusieurs faiblesses. Notamment, l’instabilité du cadre législatif, l’absence d’encadrement pour investisseurs étrangers et la complexité des moyens de paiement (une seule banque dans tout le pays est habilitée à convertir les devises et impossibilité de règlement par carte électronique).Lors de la conférence, Mohammed Es-Saâdi, président de la société Cosmoderm est intervenu afin de témoigner de son expérience et insister sur l’importance de la présence de l’investisseur sur place «pour mieux comprendre le marché et de mieux utiliser les financements locaux», indique-t-il. Mais que faut-il vendre aux Libyens? Les professionnels s’accordent à dire que la compétence et l’expertise marocaines sont des «produits» très prisés. «Au lieu de vendre un produit, il faut vendre de la matière grise. De fait, les Marocains ont très bonne presse auprès des Libyens», assure Abdellah Yacoubi, président de la société Magma.En Libye, des droits basiques comme l’association ou la formation de partis politiques ne sont pas acquis. Il n’en reste pas moins que sur le plan économique, les efforts commencent à se ressentir. Après la levée de l’embargo, le pays a entrepris une politique de libéralisation accompagnée de plusieurs mesures notamment la suppression des licences d’importation depuis 2003. Le système des tarifs et taxes a également connu d’importants changements.Depuis août 2005, plusieurs mesures ont été prises afin de préparer l’introduction du pays à l’OMC. Aussi, les droits de douane généraux de 35% applicables à 3500 produits ont été revus à la baisse. Actuellement, seule une taxe portuaire de 4% est de mise. Certains produits sont toutefois soumis à des taxes de production de 2% et de consommation de 25%. Il s’agit à ce niveau-là d’encourager la production locale puisque ces mesures sont appliquées à des produits de grande consommation comme les eaux minérales, les confiseries, yaourts et compotes, mouchoirs et serviettes fabriqués à base de coton, tapis et draps...Une taxe de consommation plus élevée, de 50% est imposée à une autre liste de produits, jugés de luxe. Les grands véhicules, les bateaux de plaisance et scooters des mers mais également les alcools industriels, les peaux et plumes d’oiseaux et même… les feux d’artifice! Par ailleurs, satisfait ou non du produit local, le consommateur libyen est souvent obligé de s’en contenter. Et pour cause, 17 produits sont strictement interdits à l’importation! Fruits frais, cahiers scolaires, vêtements traditionnels, notamment.Certaines contradictions sont par ailleurs à relever comme pour le cas des boissons naturelles et gazeuses qui figurent à la fois sur la liste des produits surtaxés et interdits. Mais, bonne nouvelle, il n’existe pas de TVA en Libye!Enfin, il faut signaler que le système d’importation libyen est très complexe et surtout instable. Les lois peuvent changer du jour au lendemain. L’exportateur doit ainsi accorder une grande importance au suivi du marché et des modalités des échanges. Du reste, le marché libyen offre des avantages non négligeables puisqu’il est loin de la saturation et connaît une grande demande.


Recul des échanges

Les rapports commerciaux entre le Maroc et la Libye sont régis par la convention de facilitation des échanges entre les pays arabes ainsi que par la convention commerciale et tarifaire signées par les deux pays en 1990.Le volume des échanges a tout de même connu une nette régression, de 148 millions de dollars en 1999 à seulement 88 millions de dollars l’année dernière. Le premier chiffre marque l’apogée des échanges maroco-libyens. Epoque au cours de laquelle le Maroc a bénéficié d’un excédent commercial de 81 millions de DH. Depuis, le chiffre n’a cessé de rétrécir comme une peau de chagrin pour chuter à 19 millions de dollars en 2005. A l’origine de ce recul, la baisse spectaculaire des volumes des exportations marocaines de certains produits comme le textile (de 38 à 2 millions seulement), les chaussures (18 à 1 million) ou encore les fromages (de 10 à 2 millions). Ichrak MOUBSIT

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc