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    Maintenance industrielle : Maintenir n'est plus réparer, mais anticiper

    Par L'Economiste | Edition N°:55 Le 26/11/1992 | Partager

    La plupart des entreprises marocaines ne prennent pas en considération la maintenance industrielle de leur équipement.
    Pourtant l'industrie marocaine connaît une grande morosité due en partie aux coûts de production qui ne cessent d'augmenter. L'outil de production, de plus en plus sophistiqué, nécessite d'en maîtriser le fonctionnement et d'en prévenir l'arrêt.
    Le 24 Novembre 1992, un séminaire technique franco-marocain sur la maintenance industrielle a été organisé à l'initiative du service commercial de l'ambassade de France, du Centre Français du Commerce Extérieur et du Comité National de la Maintenance (CNM).
    L'objectif de ce séminaire était de sensibiliser les entreprises marocaines sur l'importance de la maintenance industrielle.
    A cet effet, M. Claude Pichot, Président de la Commission Internationale du C.N.M, précise que l'objectif du séminaire est de faire connaître certaines méthodes techniques utilisées dans la maintenance, qui permettent le prolongement de la durée de vie des équipements et l'amélioration des performances.
    La maintenance permet donc de garantir le rendement du capital investi. "C'est un axe d'exploitation et non d'investissement", souligne M. Pichot.
    Elle peut intervenir à différents stades du développement du tissu industriel et prend, selon les cas, la forme de "maintenance curative, de maintenance prédicative, de maintenance prévisionnelle ou de maintenance conditionnelle", précise M. Jean-Paul Guillaud. "Maintenir n'est pas réparer, c'est anticiper sur les événements, en particulier les pannes".
    Cependant, ce réflexe d'anticipation n'est pas toujours bien compris, d'où les risques d'erreurs de gestion considérables.

    Plan de maintenance

    Actuellement, la maîtrise de la disponibilité des appareils de production est l'un des enjeux de qualité de la fabrication (qualité des équipements), et la qualité du produit.
    Toutefois, la décision ne relève pas d'un choix opérationnel, elle est stratégique.
    Dans cette optique, un plan de maintenance doit être mis en place, d'autant que l'acte de construction doit être accompagné de l'acte de maintenance. Les entreprises doivent poser le problème de maintenance en terme économique. Selon les exposants, les conséquences d'une panne coûtent plus cher que la maintenance elle-même. Il s'avère qu'une minute de panne en France se traduit par une perte de 4.000 Francs français. Pour y remédier, il a été relevé qu'environ 14% du chiffre d'affaires des entreprises françaises sont consacrés à la maintenance industrielle. Ce taux est de 12% pour les secteurs électroniques et de pétro-chimie.
    Les sommes alouées à la maintenance sont affectées à concurrence de 40% à la maintenance interne et 60% à la maintenance externe. Cette approche est beaucoup plus délicate. Elle doit être basée sur un contrat à long ou moyen terme entre la société d'ingénierie et l'industriel qui la sollicite.
    En effet, les sociétés de maintenance doivent procéder préalablement à un diagnostic de l'outil industriel. Pour ce faire, il est nécessaire de disposer d'un intervalle de temps pour mettre en place la conception des systèmes de maintenance.
    Par ailleurs, l'objet de ces services de maintenance est d'assister les entreprises à différents moments: lors de l'acquisition de nouveaux équipements, de leur installation et de leur fonctionnement. Cette assistance peut s'adapter à tous les besoins. Les entreprises industrielles ont le choix entre un ou plusieurs de ces services.
    Toutefois, ces entreprises de maintenance doivent donner des prix intéressants et garantir l'approvisionnement en pièces de rechange pendant la durée du contrat.
    Dans tous les cas, la politique de maintenance n'est nullement imposée par la société d'ingénierie, mais doit faire l'objet d'un choix.
    Le séminaire a suscité beaucoup d'intérêt. Dans les faits, certains organismes publics (ONE, OCP, Samir...), sollicitent déjà ces services de maintenance.
    Le séminaire a aussi suscité l'intérêt de dirigeants de petites et moyennes entreprises.
    En France, c'est le CNM qui a joué le rôle de catalyseur dans sa vulgarisation, explique un responsable d'une société de maintenance. Un pareil organisme pourrait motiver les entreprises marocaines à en faire autant.

    A. D. N. et F. K.

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