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Economie

Lydec/Gestion de l’eau
Zoom sur le dernier scénario tarifaire

Par L'Economiste | Edition N°:2402 Le 16/11/2006 | Partager

. La bénédiction du gouvernement acquise. Hausse ou baisse dans les factures?. Les grands consommateurs pénalisésVictoire pour les élus et les consommateurs contestataires. Solution pour la Lydec où une attitude trop crispée risquait d’entraîner des dérapages politiques.Le maire de Casablanca et Lydec ont dévoilé le dernier scénario de facturation de l’eau et de l’assainissement à Casablanca et Mohammédia (cf. L’Economiste 13 novembre 2006). Et ils y ont remodelé le système des tranches. Après les premiers changements dans le contrat, annoncés la semaine dernière, la grande nouveauté reste la création d’une nouvelle tranche tarifaire qui vient chambouler tout le système initial. En clair, la première tranche de 6 m3, dite «sociale», ne subit aucune modification. Son tarif est maintenu à 2,92 DH/m3(1). Celle qui a été créée, dite «intermédiaire», ne comptera, pour sa part, que les 7e et 8e m3 consommés. Il s’agit là du volume amputé à la première tranche dans le cadre des derniers changements tarifaires survenus en mars dernier. . Faire payer aux gaspilleursCette tranche sera facturée au prix unitaire de 3,10 DH au lieu de 9,69 DH. Enfin la deuxième tranche devient la troisième et les deux restantes sont fusionnées en une seule. Il faut préciser ici que c’est la troisième tranche qui est englobée dans la quatrième, donc c’est le tarif le plus élevé qui est appliqué. Toutefois, ces modifications ne se contentent plus de redéfinir le seuil des différentes tranches comme cela a été le cas depuis mars dernier, mais imposent une hausse de 6% sur les tarifs hormis ceux de la 1re tranche.En effet, la 2e tranche passe de 9,69 à 10,27 DH. La troisième et quatrième sont facturées à 14,05 DH au lieu de 13,20 et 13,25 DH, respectivement.Les mêmes changements touchent l’assainissement: une première tranche de 0 à 6m3 est maintenue à 0.35 DH/m3 et une tranche intermédiaire de 6 à 8 m3 est créée et facturée à 0.37 DH/m3. Avec de tels ajustements, la Commune et Lydec entendent «répercuter les hausses (de l’ONEP) de manière plus équilibrée». Le maire, Mohammed Sajid, explique que «depuis le rétrécissement de la première tranche, ce sont les petits consommateurs qui l’ont subi de plein fouet. Les grosses factures n’ont connu qu’une légère augmentation». Dans le nouveau système, l’impact de la hausse augmente graduellement selon la consommation. En gros, les nouveaux arrangements ménagent les petits consommateurs et pénalisent les grosses factures. Une manière de faire payer aux gaspilleurs le déficit engendré par la tarification sociale… Si les grosses factures sont réellement payées par les gros consommateurs et non pas la facture unique d’un ensemble de familles pauvres partageant le même compteur.Aussi, un client qui consomme dans la moyenne, soit 10 m3/mois, payait 56,28 DH, aujourd’hui il ne paiera que 33,99 DH. De même que toutes les factures se situant sous le seuil des 20 m3 seront allégées. En revanche, un particulier qui consomme 40 m3/mois paiera 427,72 DH au lieu de 417,18 DH (voir tableaux de simulation). A noter que près de 16% des clients Lydec consomment au-delà de 20 m3 et donc verront leurs factures gonfler.Un paradoxe est à relever à ce niveau-là. Les grands consommateurs ne sont pas tous des «riches» qui utilisent l’eau pour arroser leurs jardins, mais aussi des familles nombreuses ou alors plusieurs familles vivant sous le même toit et n’ayant qu’un compteur collectif . Lydec recense actuellement 20.000 appareils du genre. Les nouvelles dispositions prévoient l’équipement de ces familles de compteurs individuels pour des frais d’installation de 500 DH, payables sur plusieurs échéances au lieu des 1.500 DH précédemment imposés. Mais la faisabilité d’une telle opération n’est pas encore sûre. Jean Pierre Ermenault, DG de Lydec, signale à ce propos «que les habitations ciblées ne sont pas toutes préparées à recevoir ces équipements». Et même au cas où ce problème est contourné, plusieurs familles paieront de grosses factures, le temps que les installations soient réalisées. Ce qui n’est pas évident pour une population censée profiter de la tarification sociale.Tout ce débat est pourtant évité, et ces nouvelles dispositions sont annoncées comme définitives. D’ailleurs, un protocole d’accord a été signé entre la Commune et Lydec pour les entériner. . Accord de principeOfficiellement, le gouvernement doit valider de telles dispositions puisqu’elles dérogent aux décrets nationaux réglementant le secteur. Chose faite, selon Sajid qui affirme que le gouvernement a donné un accord de principe au nouveau système inventé par Casablanca. Celui-ci sera même appliqué avec un effet rétroactif sur les factures du dernier trimestre 2006, à compter du 1er octobre dernier. Aucun problème ne devrait se poser au niveau de l’organisation puisque les factures trimestrielles de cette période ne sont pas encore réalisées.En outre, le même protocole officialise les dispositions préalablement annoncées: la suppression des frais de relance de 14 DH, l’adaptation des frais de coupures aux montants des factures et le retour à la mensualisation (www.leconomiste.com).Avec de tels changements, le dossier Lydec est quand même loin d’être clos. «La révision globale du contrat suit toujours son cours», indique Sajid. Il faut dire que le plus gros reste encore à traiter, les questions des redevances notamment, les investissements, le volet électricité et électrification… Cela, si les dispositions adoptées pour la tarification de l’eau ne font pas encore de remous chez les clients ou chez les élus.


Mensualisation

Le paiement mensuel des factures a longtemps été revendiqué par les clients de Lydec. Argument de base: il permet une meilleure gestion des comptes des foyers et évite le cumul des factures Mais ce mode de paiement est-il réellement dans l’intérêt du consommateur? Dans la facturation trimestrielle, la tarification est fixée selon la moyenne de la consommation sur 3 mois. Par exemple, une consommation de 18 m3/trimestre, avec une moyenne de 6 m3/mois, est calculée dans le seuil de la première tranche. Dans le cas d’une facturation mensuelle, la tranche de consommation est fixée chaque mois. Aussi, un client ayant consommé 6 m3 le 1er mois, 3 m3 le deuxième et 9 m3 le troisième, sera, pour ce dernier mois, facturé dans la 2e tranche. La montant de sa facture risque ainsi de gonfler ce qui n’aurait pas été le cas dans le cadre d’une facturation mensuelle. Ichrak MOUBSIT--------------------------------------------------------------------------(1) Tous les tarifs sont donnés en hors taxes, la TVA est de 7%.

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