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Politique

L'USFP en quête de nouveaux profils

Par L'Economiste | Edition N°:2359 Le 12/09/2006 | Partager

. Simplification des procédures d’adhésionL’USFP s’ouvre au large public, elle fait la promotion de «l’adhésion libre et citoyenne» à ses rangs. C’est le message qu’est venu délivrer Mohamed El Yazghi devant les représentants des médias en ce lundi 11 septembre dans le siège imposant du parti socialiste de Hay Ryad à Rabat. Un choix de timing calculé pour le lancement de cette grande opération de charme. L’USFP a choisi la rentrée politique pour établir «le contact direct» avec la société, souligne le premier secrétaire de l’USFP. Cette rencontre intervient surtout au lendemain d’un scrutin où le parti de la rose a marqué des points. Il conserve sa position au sein de la deuxième Chambre avec un petit bonus de 4 postes. Mais c’est aussi un scrutin qui a été entaché par les pratiques de l’achat de voix. Les partis politiques, de tout bord, sont pointés du doigt. La société civile, dont des représentants tenaient un sit-in samedi dernier devant le Parlement, les accuse d’avoir encouragé et même cautionné le phénomène. L’USFP veut surtout s’en dédouaner. Quelle attitude adoptera l’USFP lors du renouvellement des instances dirigeantes de la deuxième Chambre? Va-t-elle convoiter la présidence? Les interrogations émanent du représentant du quotidien «Al Alam», organe officiel du parti de l’Istiqlal. «Nous n’avons pas discuté de la question au sein du parti, mais nous ne présenterons pas de candidature pour la présidence», souligne Mohamed El Yazghi. Des questions et une réponse qui dévoilent des enjeux immédiats. Le parti de l’Istiqlal ne cache pas ses ambitions de siéger au perchoir. A défaut d’être un concurrent, l’USFP peut s’avérer un allié utile. L’épisode n’est pas loin de la course ouverte pour la présidence de la 1re Chambre. L’Istiqlal n’avait alors pas hésité à présenter un candidat face au socialiste Abdelouahed Radi. L’attitude d’El Yazghi suffit-elle à rassurer ses alliés traditionnels. Il est encore trop tôt pour le dire. Mais en ce 11 septembre, le premier secrétaire de l’USFP était surtout occupé à délivrer tous les messages positifs à même de réhabiliter l’image de son parti. . «Elites bien pensantes»Il invoque l’histoire, surtout la période, où l’USFP était en conflit permanent avec le pouvoir, pour justifier la démarche, autrefois, réservée et méfiante de son parti. «Aujourd’hui, il n’y a plus de danger qui guette notre parti et nous appelons toutes les bonnes volontés à adhérer à l’USFP». La citadelle s’est-elle vraiment ouverte? L’USFP, qui met à la disposition des militants potentiels une charte dont la signature équivaut à l’acte d’adhésion, serait à la recherche «d’élites bien pensantes», de «Marocains dotés d’un esprit d’initiative» et «capables de construire le Maroc de demain». Que fait-elle de ceux qui boudent le parti ou qui sont entrés en conflit avec ses dirigeants, dénonçant un «manque de marge de manoeuvre» et «une restriction du champ d’action». En guise de réponse, El Yazghi fait l’apologie d’une USFP nouvelle qui ouvre ses portes à toutes les forces de proposition et particulièrement à ses anciens militants qui voudraient travailler dans un cadre nouveau: celui du débat et de la confrontation des idées. Le premier secrétaire de l’USFP a aujourd’hui le souci de «réhabiliter l’action politique». Démocratiser l’adhésion au parti en serait le premier acte. Pas d’endoctrinement, mais plutôt une démarche nouvelle qui ferait de l’USFP un espace de formation et de proposition. L’USFP, qui, selon son premier secrétaire, comptait plus de 70.000 adhérents à la veille du 7e congrès, ratisse large. Elle simplifie de fait les procédures d’accès au parti. Mais elle s’offre une période de 3 ans pour évaluer les nouveaux recrutements. Ce sera donc après 2007.Khadija RIDOUANE

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