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Culture

Livre: Un roman totalement dépaysant

Par L'Economiste | Edition N°:2842 Le 18/08/2008 | Partager

. Une histoire d’amour inattendue. Le rose du papier d’impression donne un grand confort de lectureComment parler de ce livre sans déflorer le sujet du roman, pour laisser tout le plaisir de la découverte au lecteur? Pas facile!D’abord le titre. «Le mec de la tombe d’à côté» est une bien étrange manière d’intituler un livre, et pourtant, c’est bien le meilleur titre qu’on puisse trouver pour cette histoire. Elle a l’air d’une histoire abracadabrante, mais finalement elle ne l’est pas. Indubitablement, elle commence de façon saugrenue, dans un cimetière justement, mais se continue avec une logique rigoureuse, voire implacable.Ensuite, le lecteur marocain est bien loin de ses références sociales et culturelles. Le roman se déroule en effet en Suède et ne pourrait pas exister sans l’extrême liberté individuelle dont bénéficient les Suédois. Ce panorama, pour un œil marocain, est déjà totalement dépaysant, autant sur le plan des individus que sur le plan de la vie sociale. Et on aurait bien tort de réduire ce contexte à la seule liberté sexuelle…Ensuite, c’est un roman de journaliste. Qui plus est, Katarina Mazetti, l’auteur, est une journaliste de radio. C’est dire qu’elle va vite pour raconter son histoire, sans s’embarrasser de digressions. Même lorsqu’ils pensent, ses personnages le font sous forme d’action. Les nécessaires descriptions sont faites à traits rapides, qui suggèrent le décor plus qu’ils ne le détaillent. Mais c’est suffisant: on sait très vite qui est qui. Et l’on sait aussi que les chocs de classes sociales, les collisions culturelles vont être inévitables. Le ressort de l’histoire est là, lui aussi dépaysant. D’abord on n’attend pas, dans une société comme la Suède, de telles différences sociales, culturelles et aussi matérielles. Ensuite, le scénario est dépaysant, parce qu’au Maroc, l’habitude est que les classes sociales se côtoient, sans que personne ose franchir les barrières de castes: c’est très mal vu de faire preuve d’un tel manque de savoir-vivre, n’est-ce pas?Les héros de Mazetti, eux, franchissent les frontières de castes. Mais, en Suède non plus, ce n’est pas une chose facile. La preuve, c’est que, justement, les rencontres sont souvent cocasses… Puis elles évolueront vers…, n’en disons pas plus: au lecteur de voir lui-même.En Suède, le livre a eu un succès fou: un demi-million d’exemplaires vendus pour seulement 9 millions d’habitants!Il vient d’être traduit en français, où apparemment il prend aussi le chemin d’un best seller.N.S.

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