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Liban/Israël: Une tragédie humanitaire

Par L'Economiste | Edition N°:2324 Le 21/07/2006 | Partager

. 500.000 Libanais déplacés. Le Conseil de sécurité doit décider d’un cessez-le-feu. Le soutien des USA à Israël n’est pas “illimité”Les combattants du Hezbollah et l’armée israélienne se sont affrontés le 20 juillet en territoire libanais près de la frontière, après une nouvelle nuit de bombardements israéliens contre le Liban où l’évacuation des étrangers s’accélère par voie de mer. Poursuivant les efforts diplomatiques visant à mettre fin à ce conflit, le plus grave en près de trois décennies, le patron de l’ONU Kofi Annan doit s’adresser au Conseil de sécurité qui n’a jusqu’à présent pas été en mesure d’appeler à un cessez-le-feu en raison de l’opposition US. Il devra rendre compte des conclusions de la mission de médiation la semaine dernière dans la région et faire part de ses idées sur l’éventuel envoi au Liban d’une force de stabilisation. Le président et le Premier ministre libanais, Emile Lahoud et Fouad Siniora, ont appelé à un cessez-le-feu, le premier accusant Israël de perpétrer un “massacre” et le second de mener son pays “en enfer”. Mais Siniora a exhorté le monde à aider le Liban à désarmer le Hezbollah, qui est “devenu un Etat dans l’Etat”. Le chef druze libanais Walid Joumblatt a renchéri, en accusant la Syrie de “détruire le Liban par procuration” et l’Iran d’utiliser le Hezbollah pour alléger les pressions occidentales relatives à son programme nucléaire. Cette offensive qui a déjà fait 327 morts au Liban, a poussé à un exode massif d’étrangers et à une tragédie humanitaire avec le déplacement de plus d’un demi-million de Libanais. Vingt-neuf Israéliens ont été tués durant la même période, 15 civils dans la chute de roquettes dans le nord d’Israël et 14 militaires. Au neuvième jour du conflit, les affrontements directs entre les combattants du Hezbollah et les soldats israéliens ont éclaté à l’intérieur même du Liban, près de la frontière. L’armée israélienne, qui a déjà mené plusieurs opérations terrestres au-delà de la frontière, a indiqué chercher à détruire “les infrastructures du Hezbollah, les bunkers souterrains”. Une vingtaine d’avions ont largué 20 tonnes de bombes sur Bourj Barajneh, au sud de Beyrouth attaquant un bunker du Hezbollah. Mais le parti Chiite libanais a affirmé qu’”aucun dirigeant ou membre” du parti n’avait été tué dans l’attaque. Les raids aériens israéliens se sont poursuivis contre des objectifs dans l’est du Liban. Mercredi 19 juillet a été la journée la plus sanglante au Liban depuis le début de  l’offensive, au moins 72 civils ayant péri dans les bombardements. Deux enfants ont été tués dans la ville arabe israélienne de Nazareth, visée pour la première fois par le Hezbollah qui a lancé près de mille roquettes sur des localités du nord d’Israël. Pour le quatrième jour consécutif, l’évacuation d’Occidentaux s’est poursuivie au Liban avec le départ des ressortissants étrangers pour la première fois de Tyr, une ville du sud soumise à de violents bombardements. Le président George W. Bush a évoqué la possibilité d’envoyer des soldats pour protéger les ressortissants. Selon des responsables américains cités par la presse US, Washington, inquiet du nombre élevé de victimes civiles, commence à envoyer des signaux à Israël pour lui faire savoir que son soutien à son opération au Liban ne sera pas illimité. Sur le terrain, les protagonistes directs, Israël et le Hezbollah, ont averti que le conflit n’avait pas de limite dans le temps, alors que la crise humanitaire s’amplifie. “Il y a environ un demi-million de déplacés déjà. La situation est extrême”, a averti le représentant de l’Unicef au Liban, Roberto Laurenti, exprimant son inquiétude face à la diminution des provisions de nourriture et de médicaments. Les déplacés ont fui leurs maisons pour s’installer chez des parents, des amis, dans les écoles, parkings et jardins publics. Le Haut commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR) a prévu d’”apporter une aide immédiate, particulièrement sous la forme de tentes, de bâches en plastique et de couvertures”.Synthèse L’Economiste

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