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L'heure du doute en Israël

Par L'Economiste | Edition N°:2324 Le 21/07/2006 | Partager

. Israël n’est pas parvenu à décapiter le Hezbollah, toujours aussi vigoureux. Faut-il user de diplomatie ou continuer le carnage, s’interroge la presse israélienne?. Pour elle, Israël sera contraint à négocier avec la SyrieAu neuvième jour de son offensive au Liban, Israël commence à douter de son efficacité, n’étant pas parvenu à réduire les tirs de roquettes du Hezbollah, à décapiter la direction de la formation chiite libanaise ou même à repousser ses combattants loin de la frontière. Mais ce questionnement n’implique aucune remise en cause du bien-fondé de l’opération israélienne «Changement de cap» lancée après la capture de deux soldats par le Hezbollah, alors qu’on compte depuis le 12 juillet au moins 327 morts côté libanais et 29 côté israélien. Les bombardements meurtriers de l’aviation israélienne ont entraîné un crise humanitaire grave avec le déplacement d’un demi-million de Libanais, poussé à un exode massif d’étrangers et provoqué d’énormes destructions au Liban. Mais ils n’ont pu empêcher le Hezbollah de tirer près d’un millier de roquettes, atteignant tout le nord d’Israël et plaçant un million de personnes sous menace permanente. «Il est indéniable qu’Israël est dans le pétrin. Tsahal a surestimé ses capacités de briser le Hezbollah», estime le spécialiste militaire Reuven Pedatzur. Le risque, selon lui, est que «l’armée déclenche une vaste opération terrestre au Liban sud, ce qui la rendrait vulnérable aux actions de guérilla du Hezbollah». Le Premier ministre Ehud Olmert a jusqu’à présent écarté cette option de crainte d’un nouvel enlisement au Liban, selon des sources gouvernementales. Cependant il a donné son feu vert à une intensification des opérations terrestres au Liban sud, au voisinage de la frontière. Selon le général Alon Friedman, en poste dans la région nord d’Israël, l’armée «opère pour détruire les infrastructures du Hezbollah, notamment les bunkers souterrains et les stocks de roquettes difficiles à localiser et neutraliser par l’aviation». Il a confirmé des concentrations de troupes sur la frontière nord qui, selon lui, dépassent l’effectif d’une division et permettent de lancer si nécessaire  une vaste offensive terrestre. Le politologue Shaoul Mishal dresse un constat mitigé de l’offensive. «Le  Hezbollah semble tenir le coup et son moral semble intact», estime ce spécialiste des mouvements islamiques de l’université de Tel-Aviv. «Il est illusoire de croire qu’on pourra détruire par la seule force des armes un mouvement comme le Hezbollah qui dispose d’un large appui auprès des chiites au Liban, soit quelque 40% de la population», estime-t-il. Comme d’autres experts, il estime que la seule issue à la crise est «le déploiement d’une force internationale avec un mandat élargi» après un accord avec le Liban. La presse israélienne s’interroge sur l’issue du conflit. «Cela risque de se terminer par une amère victoire même si Israël a marqué des points en faisant comprendre qu’on ne peut pas l’attaquer impunément», écrit le quotidien à grand tirage Yediot Aharonot. L’éditorialiste prévoit «qu’aucun des objectifs fixés par le Premier ministre ne sera atteint: les soldats enlevés ne seront pas restitués sans contrepartie, le Hezbollah ne sera pas désarmé et l’armée libanaise ne fera pas grand-chose à la frontière même si elle devait s’y déployer». «Les dirigeants israéliens découvrent les limites d’une offensive aérienne. Ils sont placés devant un difficile dilemme: achever l’opération par la diplomatie ou par une offensive terrestre coûteuse en vies humaines. D’une façon ou d’une autre l’illusion d’une solution miracle s’évanouit», écrit le quotidien (libéral) Haaretz. Le quotidien a révélé que Tsahal a mené un exercice de simulation il y a deux ans sur une offensive au Liban. Il en ressortit que le Hezbollah parviendrait à faire tomber une pluie de roquettes sur Israël, qu’il subirait des coups sévères mais qu’en fin de compte Israël devrait négocier avec la Syrie pour garantir un retour au calme. «Il faut espérer que le gouvernement ait tiré toutes les conclusions de cet exercice», écrit le journal sans cacher ses doutes.Synthèse L’Economiste

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