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    Entreprise Internationale

    L'Etat va céder 28% du capital de Renault

    Par L'Economiste | Edition N°:146 Le 22/09/1994 | Partager

    Le gouvernement français a décidé d'ouvrir le capital de Renault. La date de l'opération n'est pas encore fixée, mais elle interviendra avant la fin de l'année.

    Celle-ci devrait rapporter, tous frais déduits, environ 8 milliards de Francs. L'offre publique de vente (OPV), qui sera couplée avec une augmentation de capital de 2 milliards de Francs, concernera "à peu près" 28% du capital du constructeur.

    Le pourcentage exact dépendra en fait de la dilution consécutive à l'augmentation de capital et donc de la valorisation de Renault. "L 'essentiel, c'est que l'Etat conserve 51% du capital après dilution", a précisé un conseiller du ministre.

    Environ 10% des titres de l'OPV seront réservés aux salariés, ce qui équivaut à près de 3% du capital.

    Pour devenir actionnaires, ces derniers se verront offrir des conditions particulières (rabais, paiements échelonnés...).

    Des investisseurs financiers et industriels feront également partie du tour de table, mais aucune précision n'a été encore apportée sur la part qui leur sera réservée.

    Par ailleurs, le Suédois Volvo, deuxième actionnaire du groupe, s'est engagé à céder, lors de l'ouverture du capital, au moins 8% des 20% qu'il détient dans Renault SA. L'argent dégagé de cette cession permettra à Volvo de racheter pour 4,5 milliards de Francs à Renault les intérêts de 45 % qu'il détient encore dans Volvo Truck.

    Cette somme, explique la presse française, proviendra d'une part de la vente par le Suédois de 5% de Renault pour une valeur estimée à 2,125 milliards de Francs, et d'autre part de la cession de 3% supplémentaires au prix proposé aux actionnaires institutionnels.

    L'ouverture du capital de Renault va permettre à l'Etat de verser les 10 premiers milliards de Francs promis à Air France au titre de sa recapitalisation et 2,5 milliards: à Bull.

    En dix-huit mois, il a engrangé près de 100 milliards de Francs de recettes de privatisation. Les mises sur le marché de Rhône-Poulenc et de la BNP en 1993 lui avaient rapporté 47,6 milliards. Depuis janvier dernier, ce sont 51,7 milliards de Francs engendrés par la privatisation d'Elf Aquitaine et de I'UAP qui sont entrés dans les caisses publiques.

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