×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Entreprise Internationale

    Air France choisit Forte Pour le rachat de Méridien

    Par L'Economiste | Edition N°:146 Le 22/09/1994 | Partager

    Air France a retenu le Britannique Forte pour le rachat de la totalité de sa participation dans la chaîne hôtelière Méridien.

    Si la Commission de privatisation donne son avis conforme, Forte (14 milliards de Francs de chiffre d'affaires, 853 hôtels et 747 restaurants) aura remporté la bataille qui l'opposait depuis plusieurs mois au Français Accor. En cédant l'intégralité de sa participation (57,3%), Air France va engranger 1,09 milliard en cash.

    L'offre du Britannique "est celle qui donne pour la compagnie la meilleure valorisation de son actif", explique Air France pour justifier son choix. Forte a en effet offert 1,9 milliard de Francs pour 100% du capital contre 1,7 milliard pour Accor.

    Forte s'est par ailleurs engagé à offrir aux douze actionnaires minoritaires, dont le Crédit Lyonnais et Le Crédit Foncier, les mêmes conditions qu'à Air France. Il devra donc débourser 1,9 milliard pour mettre la main sur la chaîne de luxe, qui compte 58 hôtels.

    La préférence pour Forte a également été motivée par son engagement sur un "accord de coopération qui régira les conditions dans lesquelles seront maintenues des relations étroites et de long terme entre Air France et Méridien", selon un communiqué de la compagnie aérienne cité par Les Echos.

    Celui-ci ajoute que la chaîne demeurera "le compagnon de voyage d 'Air France", ce qui laisse entendre l'existence d'une collaboration en matière de réservations, de publicité, d'informatique et surtout d'hébergement des équipages.

    Grâce à l'acquisition de Méridien, Forte va renforcer sa présence à l'international dans l'hôtellerie haut de gamme, notamment en Europe où il est encore faible.

    Tel que promis par le groupe britannique, la chaîne conservera son enseigne, son management actuel et son personnel.

    Son objectif est de doubler le parc de Méridien et de porter ainsi à 50.000 le nombre de chambres dans cinq ans.

    Mais bien avant, Forte devra relancer la chaîne, "déstabilisée par des mois d'incertitudes". Il va falloir en effet éviter les ruptures de contrats, car sur les 58 hôtels de la filiale d'Air France 46 sont sous contrat de gestion et 3 des franchisés . Les neuf restants sont la propriété partielle ou totale de la chaîne.

    Au départ, trois candidats étaient en lice. En plus d'Accor et de Forte figurait en effet l'Allemand Kempinski. Mais c'est Accor qui avait manifesté le premier un intérêt pour la chaîne, ce qui l'avait poussé à surenchérir progressivement son offre.

    Le Britannique, également prêt à payer le prix fort, avait proposé de racheter les actions de Méridien à un cours de 25% supérieur à celui d'Accor. Kempinski, qui voulait souscrire à une augmentation de capital avant de marier ses hôtels avec ceux d'Air France, a été écarté de la course.

    La vente de Méridien devait intervenir en avril dernier. A l'époque, Forte était toujours le mieux-disant. Son offre dépassait en effet de 200 millions de Francs celle du candidat français (1,6 milliard).

    Mais à cause du lobbying d'Accor auprès du gouvernement (mise en avant de la "préférence nationale" et de son réseau d'agences de voyages notamment), le conseil d'administration d'Air France a dû s'en remettre à l'arbitrage de la Commission de privatisation. Celle-ci avait alors demandé aux deux candidats d'élaborer de nouvelles offres, qui ont été déposées le 25 août.

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc