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Les télécoms en crise

Par L'Economiste | Edition N°:1303 Le 02/07/2002 | Partager

. Licenciements en masse, démission probable de Messier et déroute de France TélécomC'est une crise sans fin que sont en train de vivre les grands groupes de télécommunications. Après l'annonce la semaine dernière des malversations comptables au sein du groupe américain de télécoms, Worldcom, et des coupes brutales dans les effectifs de certains équipementiers (Alcatel 10.000 emplois, Motorola 7.000), ce sont les pressions exercées sur le patron de VU pour le pousser à démissionner et les rumeurs de renationalisation de France Télécom qui marquent l'actualité ce début de semaine.Le PDG de Vivendi Universal, Jean-Marie Messier (connu sous J2M) sera “contraint à partir de gré ou de force”. C'est du moins ce qu'a rapporté une source proche du dossier. «Le week-end a été celui de toutes les agitations et c'est le moment où les administrateurs français l'ont lâché, donc il ne peut plus tenir. Maintenant sous quelle forme, il partira, on va voir», a souligné cette source.C'est l'ex-PDG de Rhône Poulenc, Jean-René Fourtou, qui pourrait lui succéder à son poste. Fourtou, 63 ans, est proche de Claude Bébéar, le président honoraire d'Axa, qui a fait récemment pression sur des membres du directoire pour obtenir un changement à la tête de Vivendi.Le quotidien français Libération, qui a relaté dans l'édition d'hier les discussions du week-end des administrateurs de Vivendi, a expliqué que «le débarquement de J2M n'est plus un sujet. Il est acquis. Il a en outre affirmé que le PDG de VU n'est plus soutenu par les administrateurs français du Conseil d'administration.Autre coup de tonnerre à l'horizon pour le secteur des télécoms: le Financial Times, citant des «sources gouvernementales», a évoqué dans son édition d'hier une possible renationalisation de France Télécom, si le sentiment des marchés à l'égard du titre du groupe ne s'améliorait pas. Information démentie par Bercy.Ces sources affirment qu'une telle décision serait «défendable» et préférable à une augmentation de capital s'effectuant au cours de bourse extrêmement dévaluée du moment, a précisé le quotidien britannique. La déroute boursière de France Télécom est encore plus marquée que celle de VU: l'action ayant chuté 79% entre janvier et juin. Depuis son introduction en bourse en 1997, le titre, présenté aux Français comme une «valeur de bon père de famille», a perdu plus des deux tiers de sa valeur. Il a plongé de 95% par rapport aux sommets atteints en mars 2000, époque où l'opérateur annonçait des bénéfices records. Là encore les investisseurs ne croient plus en la capacité de l'opérateur, ex-première capitalisation boursière de Paris, à résorber sa dette (60,7 milliards d'euros fin 2001). Les marchés après avoir porté aux nues les valeurs de la téléphonie et des médias il y a deux ans, font désormais montre d'un scepticisme parfois extrême à l'égard des valeurs de télécommunications. Selon les analyses, la reprise du secteur n'aura pas lieu avant 18 mois. Synthèse L'Economiste

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