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    Enquête

    Les nouveaux doctorats réinventent la sélection

    Par L'Economiste | Edition N°:307 Le 04/12/1997 | Partager

    C'est fait. Les universités ont leurs diplômes nouveau régime. En effet, la Commission Nationale d'Accréditation vient de donner son accord pour 270 formations diplômantes.


    Les DESS (Diplôme d'Etudes Supérieures Spécialisées), les DESA (Diplôme d'Etudes Supérieures Approfondies) et les Doctorats nouveau régime font leur entrée à l'Université. La Commission Nationale d'Accréditation et d'Evaluation (CNAE) a donné son avis favorable pour 270 dossiers de formations diplômantes sur les 544 déposés. L'Université Mohammed V de Rabat arrive en tête avec 78 formations de troisième cycle, suivie par l'Université Sidi Mohammed Ben Abdellah de Fès (40 dossiers favorables) et l'Université Hassan II de Aïn Chok avec 28 dossiers. Par ailleurs, 134 dossiers ont été retournés aux universités pour qu'elles les complètent. Ils seront réexaminés le 5 décembre. Le reste a été rejeté.
    Les DESS ne semblent pas intéresser les universités. Sept universités seulement sur treize se sont manifestées (17 candidatures pour des formations dont 11 retenues). En effet, pratiques, ces formations demandent plus de moyens en termes d'enseignants, de locaux et de matériel.
    Le Doctorat a crevé le plafond des demandes (326 demandes dont 178 retenues). Vient ensuite le DESA avec 198 demandes dont 78 ont été acceptées.

    Maximum 25 à 40 étudiants


    «Ce système qui s'inscrit dans la réforme globale de l'enseignement supérieur veut donner plus d'autonomie de gestion des programmes de formation aux universités», assure le Pr Aziz Hasbi, recteur de l'Université Hassan II et président de la CNAE. Pour le recteur, l'impératif de flexibilité et d'adaptation est de taille. L'environ-nement socio-économique change, les besoins en personnel des entreprises évoluent mais les formations, elles, sont figées.
    Dans tous les cas, l'accès au troisième cycle n'est plus automatique pour les étudiants. L'admission se fait désormais après sélection sur dossier et entretien. «Ce sont les enseignants qui déterminent les critères d'admission puisque ce sont eux qui encadrent les étudiants», indique M. Aziz Hasbi.
    La Commission donne son agrément aux universités sur la base des effectifs que peuvent accueillir ces formations. Elles doivent accueillir au maximum entre 25 et 40 étudiants suivant la nature de la discipline. En outre, les DESS et DESA ne peuvent accueillir moins de 10 étudiants et 5 pour le Doctorat. Le volume horaire des cours doit être compris entre 600 et 1.200 heures sur les deux ans de formation. Le niveau des enseignants est aussi tenu en compte. L'encadreur doit être soit professeur d'enseignement supérieur, soit professeur habilité. Les maîtres-assistants, eux, peuvent prendre en charge les travaux dirigés.

    Pour cette année, les dés sont jetés. Mais ni les facultés, ni la CNAE n'avaient assez de temps pour mettre tout cela au point. C'est en mars dernier que la commission a préparé les instructions et un formulaire qu'elle a adressé aux universités. Les dossiers ont commencé à arriver à partir de juillet.
    La Commission, elle, compte 19 membres dont trois du secteur économique. Elle comprend trois sous-commissions: les sciences et techniques, les lettres, sciences humaines et art et enfin la sous-commission droit, économie et gestion.


    La procédure


    L'accréditation est accordée par cinq organismes: l'Unité de formation et de recherche, le Département, le Conseil de l'établissement, le Conseil d'université et enfin la Commission Nationale d'Accréditation et d'Evaluation.
    C'est l'UFR qui concocte les projets de programme. Elle les soumet pour examen à son département. Le dossier est ensuite soumis au Conseil de l'établissement puis au Conseil de l'Université. L'octroi ou non de l'accréditation revient enfin à la CNAE.

    Malika EL JOUHARI


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