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Economie Internationale

Les mesures de relance de Bérégovoy

Par L'Economiste | Edition N°:25 Le 16/04/1992 | Partager

TROIS mesures d'urgence ont été annoncées par Pierre Bérégovoy dans son discours d'investiture, Mercredi 8 Avril. Il s'agit de la suppression du taux majoré de la TVA, de l'exonération totale des charges sociales pour les employeurs recrutant des jeunes et enfin de l'institution d'un abattement forfaitaire et permanent sur les charges sociales des employeurs qui embauchent à temps partiel.
La décision d'abaisser de 22% à 18,6% le taux majoré de la TVA, qui frappe en particulier l'automobile, devait entrer en vigueur Lundi 13. Le Premier Ministre, qui avait, au moment de sa nomination, affirmé que "le combat contre le chômage et l'exclusion (était) la première des urgences" considère que cette mesure de relance "traduirait un supplément d'achat de 5 milliards de Francs qui permettra de favoriser la reprise, notamment pour l'automobile, et d'adresser un signal immédiat de confiance aux investisseurs".

L'application, à partir de Lundi dernier, du taux normal de TVA de 18,6% à l'automobile devrait se traduire par une hausse des ventes de 20.000 à 30.000 voitures. Rapportée aux deux millions de voitures vendues en France, cette augmentation reste peu significative et même insuffisante pour relancer une conjoncture morose.
En outre, la baisse réelle des prix des voitures qui découle de l'abaissement de la TVA (-2,8%) n'aura pour effet que la compensation de la hausse des tarifs décidée en Février et comprise entre 1,8% et 2,9% selon les marques et les modèles.

Par ailleurs, la suppression du taux majoré de la TVA concerne également les motocyclettes de plus de 240cm3, les locations et opérations de crédit-bail sur les voitures, les matériels électroniques, les appareils photographiques, les supports du son et de l'image, la parfumerie, la bijouterie et les fourrures.
En décidant d'alléger les impôts indirects neuf mois plus tôt que prévu, le gouvernement espère relancer la consommation avec le risque évident de creuser le déficit budgétaire. Celui-ci dépassera probablement la barre des 89,5 milliards de Francs fixée pour 1992.o

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