×L'Editorialjustice régions Dossiers Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Dossiers

Les mathématiques répulsent les élèves

Par L'Economiste | Edition N°:2308 Le 29/06/2006 | Partager

. Les lacunes dans cette matière constatées dès le primaire . 7% des effectifs s’orientent dans les formations techniques ENCOURAGER les filières scientifiques et techniques. Tel est le challenge que se fixe l’Education nationale malgré les déficits historiques. L’accompagnement du plan Emergence exigera des ressources humaines qualifiées. Ce qui suppose un travail en amont dès le primaire. La Charte nationale de l’éducation s’est d’ailleurs fixé comme objectif de développer les filières scientifiques et techniques. Mais le constat qui revient de manière récurrente est le peu de progrès réalisé sur ce dossier. Entre 2001 et 2005, l’effectif dans les filières scientifiques et techniques a enregistré une augmentation de 87.260 élèves. Mais même avec cet accroissement, nous sommes toujours loin de l’objectif des deux tiers pour les filières de l’enseignement général (qui regroupe les filières scientifiques et littéraires) et le tiers pour l’enseignement technique. En 2005-2006, un élève sur deux a opté (49,6%) pour les filières littéraires et donc autant pour les filières scientifiques et techniques. Mais cette moyenne est l’arbre qui cache la forêt. Les élèves s’orientent surtout vers les sciences expérimentales. En revanche, seule une minorité suit un enseignement à dominante mathématique et technique (moins de 7% des effectifs). Autant dire que le renversement de tendance ne risque pas de se faire rapidement. Consciente de la désaffection de la formation technique, l’Education nationale a lancé un plan de développement. Ce dernier préconise le développement des équipements et des programmes de formation. Les capacités d’accueil seront renforcées par l’extension du réseau de lycées techniques. Ceux qui existent seront réhabilités et le matériel didactique renouvelé. Les filières technologiques seront implantées également dans des lycées d’enseignement général. Un calendrier de mise en oeuvre de ces mesures a été établit (www.leconomiste.com). Le composant du plan consiste en la refonte des programmes et la mise en place de passerelles entre les formations techniques. «La formation technique est un sous-secteur important de l’enseignement public qui englobe des modules techniques et technologiques», indique Ahmed Gouitaa, directeur de la stratégie, des statistiques et de la planification. Au niveau du collège, le ministère a tenté d’opérer un meilleur dosage entre les matières scientifiques et littéraires. Il a également procédé à une refonte des programmes. «Nous avons surtout renforcé l’enseignement des langues et des filières scientifiques et techniques en introduisant les sciences de l’ingénieur», affirme le directeur de la stratégie. Autre mesure, la mise en place des conseils de classe. Il s’agit d’une instance qui regroupe le directeur de l’établissement, les enseignants et le conseiller en orientation. Ce qui permet un suivi du parcours de l’élève et de ses «penchants». «C’est un système d’aide aux élèves pour choisir leur projet». Mais sur le terrain, c’est une autre paire de manches. Des enseignants estiment que les conseillers en orientation font plus de la figuration. «A l’approche de la période d’orientation, certains se contentent de distribuer des formulaires aux élèves avant de venir assister à la réunion du conseil de classe», assure un professeur. Mais les vraies raisons sont à chercher ailleurs. Le véritable problème dans lequel se débat l’enseignement secondaire et le système dans son ensemble est celui du niveau des élèves jugé trop bas. A Rabat, certains collèges ont fixé la moyenne générale pour le passage d’une classe à une autre à 7 sur 20.«Des élèves ont des difficultés à lire l’arabe et le français. Nous recevons parfois des personnes qui passent en 7e année avec un 1 en mathématiques». Les difficultés en mathématiques handicapent les élèves et c’est ce qui explique le penchant pour les matières littéraires. Une situation à mettre sur le compte de l’enseignement primaire qui ne semble pas jouer pleinement son rôle. «Les enseignants du primaire sont surbookés et ne consacrent pas assez de temps à toutes les matières», estime un enseignant. Le manque de pédagogie est également cité. Ce qui fait dire à plusieurs enseignants que la généralisation de l’enseignement s’effectue au détriment de la qualité. Le Rapport du cinquantenaire ne dit pas le contraire: «Les problèmes de déperdition, de qualité, de contenu, de méthode, de formation des enseignants et de valeurs véhiculés par l’école restent posés».K. M.

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc