×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Dossiers

Le chômage déguisé plombe le mammouth

Par L'Economiste | Edition N°:2308 Le 29/06/2006 | Partager

. La majorité des enseignants ont une charge horaire inférieure à la  «norme». C’est dans le primaire où l’on travaille le plus: 30 heures hebdomadairesFini les semaines de 8 heures. La prochaine rentrée scolaire sera celle du «plein emploi» pour les professeurs du premier et second cycle, promettent les responsables de l’Education nationale. L’avertissement est clair à l’égard des enseignants connus pour occuper «le trop de temps libre» entre les cours dans les écoles privées et les heures supplémentaires aux élèves. Mais on jugera à la pratique le contenu réel de cette mise en garde. Le ministère de l’Education nationale compte ainsi optimiser l’utilisation de ses ressources humaines et attribuer une charge horaire «normale» aux enseignants. Les professeurs du collège devront travailler 24 heures par semaine contre 21 heures pour ceux du secondaire qualifiant. Mais même dans ce cas, ils seront en dessous des 40 heures en vigueur dans la fonction publique. A leur décharge, ils consacrent beaucoup de temps à la préparation des leçons.Pour cela, le MEN compte opter pour la polyvalence: un professeur devra enseigner sa spécialisation et des matières qui lui sont proches. Trois groupes de matières ont été identifiés: Le premier contient la langue arabe, l’éducation islamique et l’histoire-géographie. Le second, les mathématiques, la physique-chimie, la technologie et l’informatique. Le dernier se compose de la physique-chimie, des sciences de la Terre et de l’éducation familiale. Un enseignant pourra intervenir dans plusieurs établissements relevant de la même commune. Ces mesures font suite au constat dressé par le ministère sur la charge horaire des enseignants. Il n’est certes pas nouveau, mais la lecture des chiffres de 2005-2006 sur le temps de travail des profs renseigne sur la mauvaise gestion qui prévaut au sein de ce corps. Ainsi, seul le tiers des professeurs du premier cycle assure 24 heures hebdomadaires, 3,4% travaillent moins de 9 heures et 20% accomplissent entre 16 et 19 heures par semaine. Un vrai «Club Med» en permanence même si l’on comptabilise le temps consacré à la préparation des cours. Les enseignants du secondaire qualifiant s’alignent aussi sur leurs confrères du premier cycle: 4,7% d’entre eux travaillent moins de 9 heures, deux sur dix effectuent des semaines de 9 à 15 heures et 59,3% accomplissent entre 16 et 20 heures. Seuls 13,7% bouclent 21 heures par semaine. En revanche, ceux du primaire (97%) accomplissent 30 heures par semaine. Cette situation est attribuée non seulement à une mauvaise gestion des ressources humaines mais aussi au système éducatif. Le volume horaire hebdomadaire consacré à certaines matières ne permet pas d’attribuer une charge horaire normale aux professeurs. C’est le cas par exemple pour la physique-chimie enseignée à raison de deux heures par semaines au niveau du collège. La taille des établissements nouvellement créés est également citée comme une contrainte à l’optimisation des ressources humaines. D’abord parce que le nombre d’élèves et de classes est réduit et ensuite certaines matières sont enseignées à raison de quelques heures par semaine uniquement. Pour la rentrée scolaire 2006-2007, le ministère compte aussi s’atteler à réduire les écarts dans la répartition des effectifs au niveau régional. Ces écarts sont accentués par les mutations qui ne tiennent pas toujours compte des besoins par région. Ce qui accentue le déficit en effectifs dans certaines zones éloignées. Or, avec la généralisation de l’enseignement, les besoins en professeurs des premier et deuxième cycles seront de plus en plus importants surtout dans les zones rurales. Pour en finir avec la loi du piston, la circulaire autorisant le délégué du ministère et les directeurs des académies à muter les professeurs sera pleinement appliquée. A la rentrée scolaire en septembre prochain, les conditions d’octroi des mutations seront durcies. Avant de délivrer un visa, le responsable devra d’abord s’assurer de l’absence de besoins d’enseignants dans des matières proches de la spécialisation au sein d’un même établissement. Des mesures incitatives seront mises en place. Elles ne sont pas d’ordre pécuniaire mais en termes d’heures travaillées. Ainsi chaque heure d’une matière «proche» sera décomptée une heure et demie.


Enseignants «de réserve»

Les certificats médicaux ne passeront plus aussi facilement. Pour lutter contre les attestations «bidon», tout certificat sera validé par un médecin spécialiste relevant de l’Académie. Il s’agit d’une sorte de contre-visite médicale qui sera instituée. Le MEN travaille sur une carte retraçant la répartition géographique et envisage de créer le poste «d’enseignants itinérants». Objectif: avoir des professeurs capables d’assurer l’intérim des «absents». Ils seront considérés comme «des enseignants de réserve».Khadija MASMOUDI

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc