×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste

Economie

Les exemples de gestion environnementale
Traitement des eaux usées: Le cas parisien

Par L'Economiste | Edition N°:1910 Le 06/12/2004 | Partager

. Trois millions de mètres cubes traités chaque jour. La boue recyclée dans l’agriculture L’assainissement liquide est une exigence de santé publique. Plus besoin de le démontrer après l’étrange maladie mortelle qui s’est déclarée à Douar Moussaoua dans la région de Meknès, et qui était due à la contamination des eaux. Un exemple, entre autres, de l’importante détérioration des ressources en eau. Mais si au Maroc, on table sur une intégration de toutes les étapes du cycle de vie de l’eau, d’où l’exemple de l’Onep à la fois producteur d’eau et assainisseur(1), il en est autrement en France où les missions d’alimentation en eau et d’assainissement sont séparées. Deux tâches différentes et gérées par des organismes spécialisés.Le Syndicat interdépartemental pour l’assainissement de l’agglomération parisienne (SIAAP) qui est lié par des conventions de formation avec l’Onep, est un des principaux organismes chargés de l’épuration des eaux usées dans la capitale française. Il est géré par un conseil, composé de 33 élus départementaux de toute l’agglomération. Le conseil a à sa charge 4 usines de traitement réparties sur tout le bassin parisien. Ces usines (d’autres sont en construction) traitent quelque 3 millions de mètres cubes d’eau usée par jour. Imaginez ce que cela implique comme logistique (grosses canalisations) et aussi comme techniques de traitement. En cas de pluies abondantes ou d’inondations, l’eau est acheminée vers des réservoirs en attendant d’être réacheminée vers les usines d’épuration. Dans les usines, l’eau est traitée selon les matériaux qu’elle contient et en fonction du degré de concentration de la boue. Carbonne, amoniac… les polluants sont parfois redoutables. Il faut arriver à une eau plus au moins propre qui pourrait être rejetée en milieu naturel: dans les fleuves ou dans la mer. Le résidu, c’est-à-dire la boue, est généralement réutilisé dans la valorisation agricole ou, parfois, incinérée. La boue résultant de l’épuration (soit près de 135.000 tonnes chaque année) est organique. Elle est riche en phosphore. Mais son utilisation comme fertilisant dans l’agriculture, qui est pourtant le débouché naturel, n’est pas une tâche facile. Certains agriculteurs français font de la résistance. Pour eux, cette boue, contenant initialement des polluants, ne peut pas être naturelle. En réalité, on ne peut pas arriver à un résidu complètement propre. «Il faut donc développer encore plus les techniques d’épuration pour aboutir à un résidu minéral inerte», affirme Gérard Mary, directeur de l’usine Seine Aval, qui traite les deux tiers des eaux usées parisiennes. Cela impliquerait un coût supplémentaire. A noter qu’en moyenne, une tonne traitée coûte entre 500 et 600 euros (5.500 à 6.600 dirhams). Comme au Maroc, l’assainissement est financé par des redevances inscrites dans les factures d’eau et d’électricité. N. L.---------------------------------------------------------------(1) Au Maroc, les Régies d’eau et d’électricité font aussi de l’assainissement.

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc