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Les conserveurs de poisson sur deux fronts

Par L'Economiste | Edition N°:1735 Le 29/03/2004 | Partager

. L'enjeu est d'assurer un saut qualitatif pour accompagner l'ALE et répondre au marché européen. Mise à niveau de la flotte, intégration verticale, simplification des procédures à l'export… Les chantiers. Des efforts «fournis par la filière sans appui de l'Etat» Bon cru 2003 pour les conserveurs de poisson. A en croire les chiffres de l'Unicop(1) et de l'EACCE(2), le secteur a affiché un bilan positif. Les 40 unités de transformation de la filière ont transformé plus de 280.000 tonnes de matière première en 2003. Et ce, pour une valeur de 2,9 milliards de DH. Pourtant, les usines ne tournent pas à plein régime. Leur capacité de traitement installée étant de quelque 350.000 tonnes par an, elles produisent 80% de leur potentiel réel. Pour dépasser cette vitesse de croisière, les conserveurs, réunis lors d'une journée d'information, ont décidé d'injecter quelque 200 millions de DH en 2004. Objectif: poursuivre le processus de mise à niveau déjà enclenché. Il est à noter que depuis 1998, le secteur a investi 500 millions de DH dans la modernisation et la consolidation de ses entreprises. L'enjeu pour les professionnels est d'accélérer la cadence et parvenir à exporter un volume d'une valeur de 3,5 milliards de DH d'ici 2007. Ce qui est tout à fait réaliste. Pour l'année écoulée, les estimations parlaient il y a quelques mois d'environ 3 milliards de DH à l'export uniquement. Or, selon les chiffres actualisés de l'Unicop, les exportations ont atteint 2,4 milliards de DH en 2003 pour une quantité de 106.826 tonnes. Chiffres dans lesquels la sardine occupe la première place avec 91% des produits exportés. Et c'est le vieux continent qui se taille la part du lion des exportations en 2003, avec près de 44% du total exporté. L'Afrique vient juste après avec 39% et dépasse de loin le Moyen-Orient (12,61%), ou encore l'Amérique avec à peine 4,38% et les pays de l'Océanie (voir camembert). La priorité actuellement est de booster l'export vers les Etats-Unis. Des actions de prospection et des études des circuits de distribution sont en cours de réalisation par le CMPE pour optimiser les débouchés. Des démarches qui s'inscrivent dans le cadre de l'accord de libre-échange (ALE). A son tour, l'EACCE mène des actions pour faciliter et accompagner l'export. L'intérêt, selon les responsables de cet établissement, est de pouvoir cerner les spécificités de ce marché porteur et évaluer les risques. Mais aussi connaître les contraintes, notamment les risques, normes et standards (Good manufacturing practices, HACCP, FDA, bioterrorisme…). Car, en plus de l'UE, avec l'ALE, les professionnels du secteur auront tendance à s'ouvrir sur deux fronts, dont chacun a ses propres spécificités, normes et réglementation. D'où des stratégies de commercialisation adaptées à chaque marché.Une étude de cas a été présentée dans ce sens par l'EACCE. Il en résulte que pour optimiser l'export vers l'UE et les USA, des efforts d'anticipation sont à entreprendre et des antennes devraient servir de relais à l'étranger, appuyées par des forums et surtout une restructuration interne en amont. Car, en dépit des réalisations, il n'en demeure pas moins que l'industrie de la pêche est confrontée à de nombreuses difficultés. Parmi elles, arrive en premier lieu le caractère saisonnier de l'activité suivi de la fixation des prix. Selon les professionnels de la conserve de poisson, lors d'un séminaire organisé par l'Unicop en janvier dernier, «les difficultés sont dues essentiellement au poids que prend l'informel dans le circuit de commercialisation de la matière première». Mais aussi une flotte traditionnelle avec des cales sans revêtement isolant, des produits stockés en vrac et une faible qualité des produits débarqués. Parmi les principales recommandations des professionnels, assurer une intégration verticale de la filière afin de valoriser et diversifier les produits. Malgré les efforts déjà consentis, les infrastructures portuaires sont insuffisantes et la commercialisation locale peu développée. Mettre à niveau la flotte de pêche côtière, encourager l'intégration verticale et simplifier les procédures à l'export.Globalement, les professionnels attestent que le secteur «opère en deçà de ses capacités et ambitions. Lesquelles sont hypothéquées par des contraintes liées essentiellement à l'approvisionnement en matière première de haute qualité».


Recommandations

Au terme d'une récente rencontre des professionnels, une série de recommandations ont été formulées. Parmi les doléances, figure la libéralisation du prix du poisson qui devrait être ratachée à la qualité de la matière première. Ensuite, favoriser davantage des partenariats pêche/industrie pour une meilleure application de la loi sur la liberté des prix et de la concurrence. L'intégration verticale occupe une place non moins importante dans un souci de préserver les intérêts de la pêche côtière. Et ce, pour une meilleure maîtrise d'une partie de l'approvisionnement et l'amélioration de la qualité de la matière première. Bien entendu, sans occulter l'activation de la mise à niveau de l'outil d'extraction et des infrastructures portuaires ainsi que la relance de la modernisation de la flotte. Par ailleurs, le secteur est appelé à améliorer la traçabilité par la mise en place d'un système qui va de la pêche à la transformation. L'enjeu, en plus de la maîtrise de la qualité sur le plan national, est de pouvoir accompagner le secteur dans une approche d'export vers l'UE et les Etats-Unis. Amin RBOUB --------------------------------------------------------------------- (1) Union nationale des industries de la conserve.(2) Etablissement autonome de contrôle et de coordination des exportations.

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