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Economie

Les agents de voyages repensent leur statut

Par L'Economiste | Edition N°:2313 Le 06/07/2006 | Partager

. Nécessité de moderniser la loi actuelle . Plusieurs points encore à définirLe statut actuel des agences de voyages répond-il au nouveau contexte? En d’autres termes, peut-on se permettre, si l’on souhaite que le voyagiste soit compétitif, de continuer à imposer par exemple les critères actuels (ancienneté et formation spécialisée) pour l’octroi d’une licence? Et ce n’est là qu’un exemple des nombreuses questions que les responsables d’agences de voyages et le ministère du Tourisme se posent. Si le débat sur les textes régissant la profession n’est pas tout à fait récent, il n’en reste pas moins vrai qu’il refait surface avec davantage d’acuité. «Le temps presse», estime-t-on aussi bien du côté des professionnels que de celui du ministère. «La modernisation de la loi actuelle résulte de la volonté royale exprimée le 10 janvier 2001 lors du lancement de la vision 2010», explique Fouzi Zemrani, président de la Fédération nationale des agences de voyages marocaines (FNAVM). Les voyagistes, acteurs importants de la stratégie touristique, doivent s’adapter au nouveau contexte qui appelle à «la généralisation d’un comportement citoyen auprès de tous les intervenants, dont les agents de voyages, dans le cadre de la consécration d’une culture et d’une nouvelle politique touristique», ajoute-t-il. Pour accompagner la nouvelle vision, il s’agissait donc de revoir certains cadres réglementaires pour permettre une meilleure adéquation avec les nouveaux objectifs à atteindre. Exprimée en ces termes, la tâche semble relativement facile. Dans les faits, le problème est plus complexe. «Nous nous sommes rendu compte que, dans la pratique, la loi comportait certaines lacunes d’où la nécessité de la réformer, du moins sur quelques-unes de ses dispositions», affirme-t-on au ministère. Les attentes des professionnels sont pour l’heure multiples. Ils savent d’ailleurs que toutes ces attentes ne pourront être satisfaites par le seul texte en cours de réflexion. «Des freins continueront de ralentir pour quelque temps encore le plein épanouissement de la libre distribution des voyages, spécialement en raison des contraintes qui subsistent en matière de changes ou de visas», affirme Zemrani. N’empêche qu’il faudra apporter des changements pour, entre autres objectifs, que les voyagistes constituent des tour-opérateurs et que les réseaux de vente soient efficaces. L’accent est particulièrement mis sur la formation. De part et d’autre, on insiste sur la nécessité de mieux former le voyagiste. Mais personne ne semble avoir défini précisément ce qu’est un «voyagiste convenablement formé». «Le développement du professionnalisme des agences et de tous leurs collaborateurs, assorti de garanties réelles, sera au cœur de notre démarche», indique Zemrani. Au ministère, la problématique posée englobe le professionnalisme ainsi que les critères retenus: «un des critères concerne l’ancienneté et l’expérience exigées. Or, nous avons constaté que ces critères laissaient libre voie à certaines spéculations d’où l’éventualité de soumettre l’ancienneté à des conditions», explique un cadre du ministère. D’autres points, non moins cruciaux, sont débattus: spécialisation par type d’activité (billetterie, haj…). Mais ce qui semble le plus urgent est de dresser une typologie du voyagiste car, indique-t-on, tout le reste en découle.


Situation inconfortable?

«Le tissu actuel des agences de voyages, de par la loi actuelle, a donné lieu à une situation très inconfortable», estime le président de la FNAVM. «La délivrance d’une multitude de nouvelles licences, dans des régions où l’activité touristique est réduite à sa plus simple expression, pousse notre fédération à réfléchir comment mettre à niveau l’existant tant sur le plan de la formation que sur le plan de la réactivité aux attentes prochaines de nos futurs clients», explique-t-il. Pour lui, il est indispensable, dès à présent, de se vendre à son juste prix. C’est cela qui fera la différence.Amale DAOUD

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