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L'enquête sur les crimes de Saddam sera colossale

Par L'Economiste | Edition N°:1669 Le 24/12/2003 | Partager

. Six mois d'investigation pour monter le dossier d'accusationL'enquête sur les crimes commis sous le règne de Saddam Hussein s'annonce comme une tâche titanesque, avec des milliers de documents à examiner, de témoins à retrouver, dans un contexte encore très chaotique. La perspective d'un procès s'est accélérée après l'annonce, le 10 décembre, de la création d'un tribunal spécial irakien pour juger les crimes de l'ancien régime, et surtout après la capture de Saddam, le 13 décembre. Toutefois, le travail d'enquête, de collecte des documents et de rassemblement des preuves va “prendre six mois”, reconnaît le juge Dara Nourredine. Vingt juges d'instruction devraient être prochainement nommés, et autant d'enquêteurs judiciaires, pour mener le travail d'investigation et monter le dossier d'accusation contre l'ex-dictateur, explique Dara Nourredine, membre du Conseil de Gouvernement et chef de la Commission judiciaire de l'exécutif irakien.Mais certaines organisations de défense des droits de l'homme, telles Human Rights Watch (HRW), craignent que “des considérations politiques”, ou d'éventuelles pressions pour que soit rapidement jugé Saddam ne nuisent à la qualité de l'instruction. Même s'il semble désormais acquis que Saddam sera jugé devant un tribunal irakien, et non international, HRW n'a de cesse de demander l'implication d'experts et de magistrats internationaux dans la procédure.Aucune statistique fiable n'existe sur le nombre de victimes du régime de Saddam, estimées entre plusieurs centaines de milliers et plusieurs millions selon les sources. De nombreuses preuves ont sans doute été perdues lors de l'exhumation de charniers, dans l'immédiate après-guerre, en l'absence de médecins légistes et d'experts. Des centaines de milliers de documents récupérés dans les anciennes administrations à la chute du régime, et qui contiennent les preuves de la culpabilité de l'ex-raïs, sont aux mains d'associations, de partis politiques, voire de particuliers irakiens. Certains sont détenus par l'autorité provisoire de la coalition. Pour le moment, aucun organe ne centralise ces informations, cruciales pour la préparation du procès.Synthèse L'Economiste

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