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Politique

Le PJD ne fait pas recette sur le Sahara

Par L'Economiste | Edition N°:1634 Le 30/10/2003 | Partager

. Maigre assistance… mais beaucoup d'ambiance . Les négociateurs marocains accusés de “faire cavalier seul” . El Khatib propose une “deuxième marche pour libérer le Sahara”Le PJD avait retenu la salle Omnisports du grand stade Mohammed V dans la capitale économique, le samedi 25 octobre 2003. Mais ses militants n'ont pas pu la remplir. Le parti d'Abdelkrim El Khatib avait aussi invité les leaders des autres partis qui comme lui soutiennent la position marocaine sur le dossier du Sahara, mais ces leaders ne sont pas tous venus. En tout cas les ténors de la politique se sont bien gardés de soutenir la démarche du PJD. Même si de leur côté le soutien à la cause du Sahara marocain, s'est fait plus à travers des déclarations que des meetings.Si la salle était aux trois quarts vide, en revanche les présents ont réussi à mettre de l'ambiance comme si elle était pleine: l'art de chauffer l'assistance se porte toujours bien.Pourtant, ce n'était pas facile de conduire la stratégie actuelle du PJD. Celle–ci est d'adhérer à la position officielle marocaine et de maintenir la position critique qui va avec le statut de principal parti d'opposition.Naturellement, les leaders du Parti de la Justice et du Développement s'en sont donc pris “aux négociateurs”, tout en multipliant les slogans et les banderoles, affirmant le soutien à la cause.Le PJD va même un peu plus loin dans le soutien à la cause.Il commence par souligner visuellement l'adhésion à la cause nationale, pour atténuer les accusations de panislamisme. Le serment de la Marche Verte était affiché entre les deux portraits royaux, ceux de Feu Hassan II et SM le Roi Mohammed VI. Et plusieurs banderoles ont été déployées: “le Sahara est marocain par allégeance”, “la marocanité du Sahara, réalité historique”, “libérez nos compatriotes dans les camps de Tindouf”, “l'unité du Maroc est notre ultime affaire”…C'est aussi peut-être la première fois qu'on voit autant de drapeaux marocains de toutes tailles flotter dans un espace aussi réduit. En revanche, pas de référence à la Oumma islamique. Le PJD met aussi fortement en avant le vieux fondateur du parti, El Khatib, dont chacun connaît les liens avec le Palais. Le secrétaire général a été élevé au rang de figure historique charismatique par les différents orateurs, y compris ceux qui n'étaient pas directement militants du PJD. Visiblement, le vieux leader, soutenu par deux gardes du corps-militants, a apprécié ces marques de reconnaissance.Pour faire patienter les invités et militants, l'état-major avait choisi des chansons de Jil Jilala, celles des années 70 qui sont restées comme un signe de contestation dans la mémoire marocaine. A la fin, les organisateurs ont aussi passé une chanson en amazigh. Le message était clair.Khatib et Jil Jilala, un cocktail surprenant, de déférence et de contestation, mais toutes deux plus tournées vers le passé que vers le futur.Mustapha BENTAK

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