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Politique

Le bureau politique valide la démission de Youssoufi

Par L'Economiste | Edition N°:1634 Le 30/10/2003 | Partager

. Cette démission a sauvé le parti d'une scission . Mohamed El Yazghi doit lui succéder à la tête de l'USFP . L'avenir de Khalid Alioua à la tête de la rédaction du journal compromisAbderrahmane Youssoufi a jeté l'éponge. Le retrait de l'ex-Premier ministre de la scène politique a pris de court tout le monde, particulièrement la classe politique, habituée à s'accrocher au poste jusqu'au dernier souffle. Le premier secrétaire de l'USFP a présenté sa démission du parti et de toute fonction en relation avec sa formation, lundi dans la soirée au bureau politique. Mais c'est la publication de cette lettre de renoncement en Une du quotidien Al Ittihad Al Ichtiraki, dont il est directeur, qui a précipité les choses. Première réaction: une réunion du bureau politique pour discuter du sujet a été convoquée pour mardi soir, juste après la rupture du jeun. Une quinzaine de membres de cette instance qui en compte 21 étaient rassemblés autour du premier secrétaire adjoint Mohamed El Yazghi au siège du parti à Rabat. Les observateurs ont remarqué l'absence de Khalid Alioua et Larbi Ajjoul. Ces deux derniers se trouvent au Brésil pour participer aux activités de l'Internationale Socialiste. A la sortie de cette rencontre, aucun membre n'a accepté de faire une déclaration publique. Cependant, une chose est sûre, le bureau politique a pris deux décisions. La première concerne la publication d'un communiqué de presse le lendemain. La deuxième décision porte sur la constitution d'une commission dont la mission est de demander à Youssoufi des explications à son geste. En fait, c'est une question de formalité et de politesse. Cette commission devait se rendre à Casablanca hier. Elle est composée de trois membres: Mohamed El Yazghi, Fathallah Oualalou et Abdelouahed Radi.Cependant, les jeux sont faits. Le bureau politique a validé cette démission et le communiqué s'attachera à rendre un hommage appuyé aux nombreuses qualités de Youssoufi, tout en le remerciant de la bonne conduite de l'alternance et des missions remplies avec responsabilité... Car, visiblement, la quasi-totalité des membres présents étaient soulagés par le geste de Youssoufi. Plusieurs d'entre eux parlent déjà de la continuité du parti qui importe le plus. Ira-t-on vers un congrès extraordinaire pour régler le problème de la succession? Ou bien le bureau politique élira-t-il le nouveau patron du parti? Pour certains, la question ne se pose pas. Ils ne voient pas pourquoi le bureau politique choisirait un nouveau premier secrétaire alors que le parti dispose d'un premier secrétaire adjoint, c'est-à-dire Mohamed El Yazghi. Celui-ci est le mieux placé pour succéder à Youssoufi, dit-il. D'autres adhèrent au schéma. Un membre du bureau politique a évoqué le nom de Abdelouahed Radi, présent également à la réunion, pour le poste mais sans grande conviction. Mais entre les deux, c'est El Yazghi qui remporte les suffrages du bureau politique et du reste du parti puisqu'il contrôle l'appareil. Rappelons que Youssoufi s'est dit prêt à tenir une réunion avec le membre du bureau politique chargé de la gestion financière et des biens du parti. Afin de passer le relais. Le journal doit donc changer de main. L'avenir de Khalid Alioua, en tant que directeur de la rédaction du quotidien, est compromis. L'épisode des élections communales et particulièrement la bataille pour le contrôle de la mairie des six plus grandes villes ont beaucoup joué dans la prise de décision de Youssoufi. La perte de Rabat, berceau de l'USFP, a été ressentie par les militants comme une gifle. Au lendemain de la nomination de Driss Jettou, le bureau politique de l'USFP avait sorti un communiqué pour dénoncer le caractère non démocratique du choix du Premier ministre. Il est incontestable que c'est la première fois dans le Maroc moderne qu'un dirigeant de parti annonce son retrait de la vie politique, à l'exception de M'hamed Boucetta qui l'avait fait lors d'un congrès. C'est une belle leçon d'humilité et de force de caractère d'agir ainsi. Les autres dirigeants doivent méditer sur la grandeur d'un geste et s'inspirer de la profondeur politique que l'homme laissera de son vivant. La décision de Youssoufi est certes une première. Mais dénote aussi de l'échec d'un parti amoindri par des dissensions internes et une lutte de clans sans merci. Une chose est sûre, en jetant l'éponge, Si Abderrahmane, comme l'appellent affectueusement ses amis, a sauvé le parti. Il lui a épargné une scission qui germait. Car la crise est devenue intense et les bras de fer se transformaient en tirs dans les pattes les uns les autres. Son comportement démontre qu'il place l'intérêt du parti bien avant ses calculs personnels.Mohamed CHAOUI

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