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Politique

Le PJD divise la classe politique

Par L'Economiste | Edition N°:3299 Le 16/06/2010 | Partager

. Le RNI, le PAM, l’UC et le PPS dénoncent les propos de son secrétaire général. Silence radio de l’Istiqlal et de l’USFPLES déclarations d’Abdelillah Benkirane lors du congrès du Mouvement Populaire le week-end dernier n’ont pas fini de faire des vagues. La dernière en date a revêtu la forme d’une mise au point au niveau de la Chambre des conseillers, juste avant le début des questions orales d’hier. Des parlementaires se sont élevés contre les propos du secrétaire général du PJD. Abdelillah Benkirane a fait dans la provocation en déclarant que seuls quatre partis politiques ont une légitimité populaire et donc doivent rester sur l’échiquier politique de demain. Il s’agit de l’Istiqlal, l’USFP, le MP et le PJD. Les autres doivent aller se rhabiller. A l’Istiqlal et à l’USFP, c’est le silence radio. Pourtant le Premier ministre Abbas El Fassi, présent au moment des faits, n’a pas bronché, laissant ainsi des membres de sa majorité malmenés. Cette passivité tranche avec la réactivité des autres formations même si Abdelillah Benkirane a mis de l’eau dans son vin (plutôt dans son sirop) en relativisant ses propos via un communiqué. D’ailleurs, immédiatement après le discours du secrétaire général du PJD, l’état major du RNI avec Salaheddine Mezouar a quitté la salle qui abritait la séance d’ouverture du congrès. Il sera suivi par Cheikh Billadillah, secrétaire général du PAM. Après cette protestation physique, les communiqués de presse de plusieurs formations politiques ont pris le relais pour condamner les propos jugés « irresponsables de Abdelillah Benkirane ». Pour l’heure, les partis qui se sont élevés contre le patron du PJD sont le RNI, le PAM, l’UC et le PPS. Même le MP était embarrassé. Mohand Laenser n’a pas apprécié que Benkirane saisisse l’opportunité du congrès haraki pour s’attaquer aux autres dirigeants qui étaient ses invités. Tous y ont vu l’illustration d’une dérive de ce parti vers l’éradication des autres du champ politique, sa propension à l’hégémonisme et à l’exclusion des adversaires.Le PAM, toujours aux aguets quand il s’agit des islamistes du PJD, a été le premier à ouvrir le feu. «Ces déclarations constituent une vaine tentative de remettre sur la scène nationale des débats révolus, qui font désormais partie du musée de l’histoire politique du Maroc, sachant que la consécration du pluralisme a toujours fait partie des grands choix de l’institution monarchique qui l’a fermement défendu depuis l’indépendance contre le projet du parti unique et ses partisans». Ces déclarations révèlent la véritable nature du projet du PJD basé sur l’exclusion, l’instrumentalisation de la démocratie et la propension à monopoliser la religion et son exploitation à ses propres fins, note en substance le communiqué.Le PAM va jusqu’à interpeller les autres partis et le Premier ministre présent au moment du dérapage du PJD. Il les invite à prendre des « positions claires, car cet incident touche l’essence même de notre vie constitutionnelle. Les traiter par l’indifférence ou à travers des calculs étriqués majorité-opposition, pourrait exposer notre démocratie à des dérapages ou à des déconvenues ».Le RNI va lui emboîter le pas, s’élevant contre « la tendance hégémonique et les rêves éradicateurs » du PJD. Pour lui, la légitimité historique, religieuse et constitutionnelle est incarnée par le Souverain. Le parti de Mezouar considère que les urnes constituent la seule source de légitimité pour les partis politiques. « Personne n’a le droit de s’arroger les valeurs partagées par les Marocains dans le but d’en faire un fonds de commerce et de s’en servir pour acquérir une légitimité », lit-on dans le communiqué.Le dernier à se prononcer est Nabil Benabdallah. Le nouveau secrétaire général du PPS a jugé ces propos « très dangereux ». Pour lui, ce qui aurait pu être considéré au début comme un lapsus est devenu une réaction encore plus dangereuse après le communiqué officiel publié par Benkirane.Mohamed CHAOUI

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