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Le patron de GSI suspecté d’escroquerie

Par L'Economiste | Edition N°:2734 Le 13/03/2008 | Partager

. Deux hommes d’affaires dont le PDG de Samir portent plainte contre lui. Ibrahimi leur a vendu des actions en novembre dernier . «La vente est parfaitement légale», selon luiÇa va mal, très mal pour GSI Maroc. Après l’entrée en Bourse ratée pour les raisons déjà expliquées sur nos colonnes (cf. www.leconomiste.com), la société revient sur les devants de la scène dans une autre affaire. En effet, selon nos informations, «deux plaintes ont été déposées chez le procureur du Roi près le tribunal de première instance de Casablanca contre Khalid Ibrahimi, PDG de GSI Maroc». Les plaintes, auxquelles L’Economiste a eu accès, touchent à deux cessions d’actions de GSI Maroc conclues entre Ibrahimi et deux hommes d’affaires. Signalons d’abord que les plaintes ne concernent en aucun cas le délit d’initié. En effet, les cessions «incriminées» concernent la part personnelle d’Ibrahimi dans GSI Maroc. Mais les conditions de ces cessions sont pointées du doigt par les acquéreurs. La plainte la plus récente a été déposée le 31 décembre dernier. Elle est l’œuvre de Mohamed Baâmer Ahmed Jamal, PDG de Samir. Celui-ci reproche à Ibrahimi de lui avoir cédé 5.000 actions de GSI Maroc «en lui faisant miroiter l’imminente introduction en Bourse de la société». Baâmer explique dans sa plainte «qu’Ibrahimi lui a proposé d’acquérir des actions en promettant une introduction en Bourse sur la base d’une fausse note d’information présentée au CDVM». Le PDG de Samir a ainsi acquis 5.000 actions pour un prix unitaire de 528 DH, soit un prix total de 2,64 millions de DH. «Baâmer a exprimé son souhait de restituer les actions à Ibrahimi après l’annulation de l’entrée en Bourse, mais ce dernier a refusé», peut-on lire dans la requête. La deuxième est l’œuvre de Binzagh Tahar, administrateur de la société Koutoubia (spécialisée dans la charcuterie). Binzagh y explique «qu’il connaît le patron de GSI en raison de (leur) relation de voisinage. Il l’a ensuite convaincu d’acheter 1.000 actions de GSI Maroc, en lui communiquant de fausses données sur la société». Le contrat a été signé en novembre et Binzagh est devenu propriétaire de 1.000 actions au prix de 528.000 DH. Les deux plaintes évoquent l’article 540 du code pénal qui réprime l’escroquerie. Pour fonder leurs accusations, les plaignants expliquent «qu’Ibrahimi leur a embelli la réalité de GSI Maroc. Une réalité qui s’est révélée fausse car s’appuyant sur de faux rapports d’audit. Ce qui l’a empêché de faire son introduction en Bourse». Contacté par L’Economiste, Ibrahimi explique que la vente était parfaitement légale. «Ces clients ont acheté des actions dans le cadre d’un partenariat avec GSI Maroc et non d’un placement boursier. De plus, la vente a eu lieu bien avant l’introduction», estime le patron de GSI. Quoi qu’il en soit, les deux plaintes sont actuellement en cours d’enquête. Si elles passent en instruction, Ibrahimi sera mis en examen pour escroquerie. Mais ce n’est pas le seul risque qu’il encoure puisque le patron de GSI doit également répondre aux accusations de faux et usage de faux dans les documents comptables. Rappelons qu’Ibrahimi fait l’objet d’une autre plainte déposée par son commissaire aux comptes (la société AMCS consulting représentée par Abdelhak Kharbouch). L’auditeur l’accuse d’avoir falsifié les documents présentés au CDVM en vue d’une introduction en Bourse. Il s’agit du rapport d’audit, du document relatif à l’évaluation de l’action et du rapport concernant la suppression des droits préférentiels de souscription.


GSI & Key Data

L'annulation de l’introduction en Bourse de GSI est intervenue après la demande du commissaire aux comptes. Celui-ci accuse le patron de GSI d’avoir fomenté de faux rapports sur la situation comptable de la société. Mais celle-ci n’est pas la seule à avoir des difficultés financières. «Outre les dettes courantes de GSI qui atteignent près de 40 millions de DH, une autre société (Key Data, ndlr) qui appartient aussi à Ibrahimi est en faillite. Les dettes de celle-ci, qui souffre d’une saisie sur son fonds de commerce d’un montant de 14,7 millions de DH, s’élèvent à 2,5 millions de DH», confie une source judiciaire.Naoufal BELGHAZI

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