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Economie

Le monde mobilise 1,9 milliard de dollars

Par L'Economiste | Edition N°:2196 Le 19/01/2006 | Partager

. Un plan d’action bien ficelé pour répartir les fonds. Réseaux de détection, stocks de Tamiflu, interventions rapides, les axes La première offensive mondiale coordonnée contre la grippe aviaire sera dotée finalement de 1,9 milliard de dollars, a annoncé, mercredi 18 janvier le commissaire européen à la Santé, Markos Kyprianou, à l’issue de la conférence internationale de Pékin. Les Etats-Unis sont de loin le plus gros donateur, avec 334 millions de dollars promis. Viennent ensuite l’Union européenne, avec 250 millions (Commission européenne + contributions nationales des Etats membres), et le Japon avec 135 millions. L’Australie apporte 60 millions de dollars et la Russie 47 millions. Parmi les pays membres de l’UE, la France et la Grande-Bretagne sont les plus gros contributeurs, avec respectivement 41,4 et 35 millions de dollars. L’enveloppe de 1,9 milliard de dollars comprend une ligne de crédits de 500 millions de dollars ouverte par la Banque mondiale pour les pays en difficulté. Le plan d’action, défini par les organisations internationales compétentes pour la santé humaine, la santé animale et l’agriculture, vise à éradiquer le virus H5N1 «à la source», dans les élevages de volailles, avant qu’il ait l’opportunité d’évoluer en une souche transmissible d’homme à homme. Aussi, la priorité de cette action concertée est la mise en place de réseaux de détection et d’intervention rapides, accompagnés de campagnes d’information de la population et de la dotation de fonds de compensation pour les paysans qui déclarent leurs poulets ou leurs canards malades. Des stocks de médicaments antiviraux, notamment de Tamiflu, devront être constitués en prévision d’une contagion humaine, en plus de la réserve mondiale de 5 millions de traitements constituée par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) grâce à des dons du laboratoire suisse Roche. La Banque mondiale estime à 800 milliards de dollars le coût économique et financier d’une pandémie de grippe aviaire, avec ses millions de morts et ses dizaines de millions de malades. Les quelque 90 pays donateurs, présents à Pékin? étaient appelés à fournir de 673 à 948 millions de dollars, soit la partie de l’enveloppe que les pays infectés ou «à risque» ne sont pas en mesure de financer eux-mêmes. Cet argent pourra être placé dans un fonds géré par la Banque mondiale, être donné directement de pays à pays pour des programmes précis, ou bien aller aux organisations compétentes, telles l’OMS, la FAO et l’OIE (organisation mondiale de la santé animale). La conférence des donateurs, qui devait s’achever mercredi sur les annonces officielles du montant des engagements, intervient à un moment d’urgence dicté par la soudaine explosion de foyers d’infections aviaires et de contaminations humaines en Turquie. 21 personnes ont été contaminées dans le pays, quatre enfants ou adolescents sont morts. Une fillette kurde est décédée à Soulaymaniah dans le Kurdistan irakien, présentant des symptômes rappelant ceux de la grippe aviaire, et des tests sont effectués en Jordanie. Apparu en 2003 en Asie du Sud-Est, le virus hautement pathogène H5N1 a tué 80 personnes dans le monde, selon l’OMS. Emporté par les oiseaux migrateurs, il a gagné l’Europe et pourrait prendre pied en Afrique.


FAO: L’influenza en Afrique et en Europe au printemps?

Le virus de la grippe aviaire pourrait menacer l’Afrique et l’Europe au printemps «du fait de la migration des oiseaux», du commerce et des déplacements de population, a averti mercredi 18 janvier la FAO. «Plusieurs pays en Afrique méritent une attention spéciale. La présence du virus en Turquie signifie qu’il se trouve déjà à la croisée des chemins entre l’Asie, l’Europe et l’Afrique», a annoncé David Harcharik, sous-directeur général de la FAO. Le représentant de la FAO n’a pas cité les pays à risque. «Il existe un danger réel et de nouveaux pays pourraient être infectés du fait à la fois du commerce, des mouvements de populations et d’animaux et le virus pourrait même se répandre davantage, notamment lors du retour des oiseaux migrateurs en provenance d’Afrique au printemps prochain». «La FAO invite tous les pays situés sur les routes empruntées par les oiseaux migrateurs à faire preuve de la plus grande vigilance et à se préparer pour faire face à une éventuelle propagation de la maladie chez les animaux», souligne le responsable onusien.Synthèse L’Economiste

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