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Affaires

Le Forum Innovation et proximité courtise la PME

Par L'Economiste | Edition N°:2397 Le 09/11/2006 | Partager

. La Banque mondiale coorganisatrice de la 3e édition. Sur plus de 200 projets déposés, 56 projets retenus . Résaq: le grand absentET de trois! Le Forum Associations-Entreprises, initié en 2004 et désormais intitulé Forum Innovation et proximité sociale, démarre aujourd’hui sa troisième édition. L’événement se déroulera pendant deux jours au centre d’expositions de l’Office des changes à Casablanca. Il s’annonce riche en promesses et en nouveautés cette année. Pour commencer, le réseau des associations de quartiers (Résaq), partenaire et cofondateur avec la CGEM de ce forum, ne sera pas de la partie cette année. Mais cela ne veut pas dire pour autant que ses associations membres seront exclues du forum (voir encadré). La grande nouveauté est sans conteste le parrainage de cette édition par la Banque mondiale. L’institution financière rejoint, en tant que coorganisatrice, la commission sociale et proximité (EPS) de la CGEM et le ministère du Développement social, de la Famille et de la Solidarité. Et cerise sur le gâteau, Daniela Gressani, vice-présidente de l’institution financière, fait le déplacement au Maroc pour l’inauguration du forum qui sera présidé par le Premier ministre Driss Jettou. De l’avis de responsables de la commission EPS, la participation de la Banque mondiale enrichit cet événement, qui gagne en notoriété et en crédibilité, par sa longue expérience menée dans d’autres pays. Mais aussi, son soutien financier: 150.000 dollars, dont 50.000 pour la formation et 100.000 pour alimenter un fonds de cofinancement destiné à assurer la pérennité de l’expérience par le financement des projets. «Ce fonds a pour finalité d’inciter les PME à s’engager dans des actions de parrainage et de mécénat», explique Karim Tazi, cheville ouvrière du Forum et fondateur de la commission EPS présidée par Omar Slaoui et assisté par Saïd Sekkat. En effet, ajoute-t-il, souvent l’élan social des PME est bridé par leur incapacité financière. En supportant une partie du financement, ce fonds permettra de stimuler la fibre sociale des patrons de PME. A noter que ce fonds bénéficie d’ores et déjà du soutien de plusieurs bailleurs de fonds dont le ministère du Développement social, de la Famille et de la Solidarité (1 million de dirhams), la CDG (350.000 DH), l’OCP (500.000 DH) et la Banque populaire (200.000 DH). Il y a trois ans, le forum initié par la CGEM et le réseau des associations de quartiers (Résaq), faisait ses premiers pas. Depuis lors, l’expérience a pris une nouvelle dimension et s’est affinée en matière d’organisation, de critères de sélection… «Nous sommes loin de la première époque héroïque où le bricolage et les tâtonnements se taillaient la part du lion», commente Tazi. Selon lui, «une dynamique est désormais enclenchée. Elle permet de jeter des passerelles entre deux mondes qui s’ignoraient, l’associatif et l’économique, et, partant, d’opérer un transfert de savoir-faire en matière de management». Par rapport aux deux premières éditions, celui-ci a fait un bond à la fois qualitatif et quantitatif et a gagné en maturité et en notoriété. Ainsi, 250 associations ont bénéficié, en amont, de sessions de formation et d’information organisées à l’échelon régional, financées par la Banque mondiale et animées par l’Association marocaine de solidarité et de développement (AMSED). En plus de l’information sur le processus de la mise en place du programme, ces sessions ont porté sur le montage de projets innovants et pérennes. L’expérience a montré qu’il ne suffit pas de trouver le financement; encore faut-il s’assurer de la pérennité du projet et, par ricochet, de l’autonomie des associations bénéficiaires. Pour rappel, en 2004, 43 projets ont été réalisés et en 2005, 16 de plus, soit 59.Cette édition se focalise sur les jeunes et le développement: formation, éducation, santé, développement rural, environnement, culture, éducation civique… L’une des ambitions des initiateurs était de voir la formule s’étendre sur l’ensemble du pays. C’est chose faite cette année puisque, selon Karim Tazi, des projets ont été recueillis en provenance de toutes les régions qui comptent une antenne CGEM. Les projets retenus cette année font preuve d’un meilleur ciblage de la population. Le montage financier est pour sa part plus affiné. Sur les quelque 200 propositions déposées cette année, 56 projets ont été retenus. Fait remarquable, souligne Karim Tazi, 50% d’entre eux sont déjà placés. Le Forum devra déboucher vers d’autres partenariats.


Les raisons du divorce Résaq-CGEM

«NOUS n’acceptons pas que la CGEM, sous prétexte qu’elle finance, nous impose ses décisions». Le secrétaire général du Résaq, Laarbi Zahidi, ne mâche pas ses mots. Pour lui, c’est surtout la décision «unilatérale» de la CGEM de faire appel à la Banque mondiale en tant que coorganisateur qui n’a pas été appréciée. Mais, ce n’est pas l’unique grief motivant leur absence du Forum. «Nous voulons être un véritable partenaire et non être sollicités uniquement en tant que mobilisateur d’associations», tonne Zahidi. Mais la goutte qui a fait déborder le vase reste l’implication de la Banque mondiale. «Celle-ci n’a pas à nous imposer ses critères de sélection», fustige Zahidi en pointant en particulier la condition selon laquelle les projets doivent être obligatoirement générateurs de revenus. «Les associations n’ont pas à se substituer à l’Etat et aux institutions économiques pour créer de l’emploi», martèle Zahidi. Une accusation que les responsables de la commission EPS rejettent en bloc, puisqu’il ne s’agit selon eux nullement d’une obligation. D’ailleurs, souligne Karim Tazi, seule une minorité des projets sont générateurs de revenus. Le reste s’inscrit dans la vision de départ, à savoir le développement social, la sensibilisation, la formation… De l’avis des responsables du Forum, en réalité le Résaq obéit à des préjugés dépassés. «Ils considèrent la Banque mondiale comme une institution impérialiste. Ils lui en veulent encore d’être derrière le Programme d’ajustement structurel», commente Tazi. Et d’ajouter que l’institution a respecté l’esprit du forum et a beaucoup apporté en termes de rigueur et de professionnalisme. Ce qui est le cas concernant la décision de former les porteurs de projets en amont et le recours à un jury pour la sélection des finalistes. «Nous refusons de nous plier aux diktats du Résaq, mais cela ne veut pas dire que le forum soit fermé aux associations membres du Résaq», conclut Tazi.Khadija EL HASSANI

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