×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Affaires

Collectivités locales
Fès appelée à préparer sa feuille de route

Par L'Economiste | Edition N°:2397 Le 09/11/2006 | Partager

. Objectif: Maîtriser leur croissance galopante. 8,8 milliards de DH: Le budget global des villesComment développer les gouvernements locaux, leurs activités ainsi que la croissance des villes? Pour répondre à ces impératifs, les décideurs centraux et régionaux des circonscriptions de l’Oriental, Fès-Boulemane et Meknès-Tafilalet se sont réunis, mardi 8 novembre, à Fès. Leur rencontre, qui intervient après celle organisée à Casablanca, est la deuxième étape dans une tournée qui concernera aussi les régions de Tanger et Marrakech (cf:www.leconomiste.com). A noter qu’une grand-messe nationale est programmée en décembre à Rabat. Les recommandations des ateliers des réunions des villes visitées y seront exposées. L’objectif est de dresser le bilan de l’expérience marocaine en matière de développement des villes et faire le point sur les acquis, les forces, les faiblesses et les opportunités qu’offrent les réformes engagées par le Royaume en matière de gouvernance. «La ville est devenue une locomotive pour la création des richesses. Elle participe même dans les grandes orientations du pays», indique Mohamed Rharrabi, wali de Fès. Même son de cloche auprès du ministre de l’Agriculture, Mhaned Laenser, qui a présidé la séance plénière. Selon lui, le budget global des villes est de l’ordre de 8,8 milliards de DH, soit 52% de l’enveloppe globale consacrée aux communes. Laenser ajoute que le Maroc est bien avancé dans le domaine de la démocratie locale. En témoigne, la charte communale qui incarne l’appui de l’Etat aux collectivités locales. Ces dernières sont devenues plus autonomes et plus efficaces. Toutefois, le développement des villes nécessite davantage d’efforts pour maîtriser de potentiels extensions et étalements démesurés. . 25 millions en 2020C’est ce que dira en substance Rachid Afirat, directeur du patrimoine au ministère de l’Intérieur. Selon lui, entre 1960 et 2004, la population urbaine marocaine est passée de 3,4 millions d’habitants à 16,5 millions, soit un quadruplement en moins d’un demi-siècle. Malheureusement, ce développement est diligenté par les projets d’habitat qui ont poussé un peu partout sans respect pour l’harmonie architecturale et urbaine de la ville. «Selon les prévisions du Haut-commissariat au plan, la population des villes atteindra les 25 millions en 2020. Des habitants additionnels pour qui il faut commencer à préparer l’infrastructure de base dès maintenant», alerte Afirat.S’agissant des services publics, Mohammed Kadri, directeur des régies et des services concédés à la DGCL, a souligné qu’il y a un énorme décalage entre le développement urbain et les services. Les volets qui enregistrent le plus grand retard restent l’assainissement solide et liquide et le transport. La seule manière de les orienter vers la croissance et la modernité est de mettre à leur disposition plus de ressources financières. Pour le transport en commun, à titre d’exemple, la Régie de Fès (Ratuf) fait rouler ses bus sur des lignes dont la rentabilité n’est pas garantie. Service public oblige, les tarifs aussi ne suivent pas la logique du prix de revient mais plutôt le pouvoir d’achat des usagers. C’est donc un secteur très fragile dont l’augmentation du chiffre d’affaires et l’amélioration de la structure financière restent aussi tributaires de l’élimination du transport clandestin.Pour Abdelouahed Ourzik, directeur des affaires juridiques au ministère de l’Intérieur, il s’avère nécessaire de mettre en place une nouvelle vision de développement de nos villes afin de créer une nouvelle philosophie de coopération. Entre la tutelle et les collectivités d’abord, à travers l’adoption d’une politique de contrat-programme, puis entre les différents acteurs de la ville. Le responsable des affaires juridiques se dit pour l’intégration des différents plans de développement régionaux dans le cadre d’une seule et unique stratégie nationale de développement des villes. D’autant plus que l’organisation actuelle de la gestion urbaine n’est pas adaptée au rythme et aux exigences de la croissance de la ville. Il y a donc éclatement et chevauchement des responsabilités entre les faiseurs de la ville: les communes, les services de l’Etat, les établissements publics, les sociétés délégataires de services publics… Autant d’intervenants qu’il faut réajuster.


Ordures

Pour ce qui est de la gestion du ramassage des ordures, le Maroc produit 6 millions de tonnes de déchets par an. Le coût de la collecte varie entre 200 et 500 DH/tonne. La différence est expliquée par les modes de collecte et de traitement. La mise à niveau de la collecte engagera donc des dépenses supplémentaires pour certaines communes. Pour le cas de Fès, la Ville a délégué le secteur à une société privée de nettoyage et de collecte d’ordures pour 48 millions de DH. Ainsi, la société collecte une moyenne de 430 tonnes d’ordures ménagères par jour. Ces quantités sont acheminées vers une décharge contrôlée qui utilisera bientôt le biogaz dégagé dans la création de l’énergie. Ce sera donc une première au Maroc et même en Afrique. L’expérience de Fès pourrait profiter aux autres villes.De notre correspondant,Youness SAAD ALAMI

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc