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Affaires

GTM: La vente judiciaire encore reportée

Par L'Economiste | Edition N°:2397 Le 09/11/2006 | Partager

. Une semaine de plus pour présenter les cautions bancaires. Le dénouement retardé par une offre saoudienne. La famille Aït Mzal bien placée dans la courseUne fois de plus, la vente judiciaire de General Tire Maroc (GTM) a été reportée pour une semaine. Et pour cause, l’arrivée d’un soumissionnaire saoudien, Kariat Almadain, qui après avoir présenté son offre le mois dernier n’a pas encore réuni les garanties exigées par le tribunal. Les deux autres soumissionnaires, à savoir Ynna Holding et la famille Aït Mzal, font valoir des dossiers juridiquement complets, leurs offres étant présentées depuis plusieurs mois. Ils n’attendent plus que la décision définitive du Tribunal. Après la ré-analyse des trois offres et l’examen des documents présentés, notamment par Kariat Almadain, pendant presque une heure, le juge Bouchiba a fixé la prochaine audience pour le 15 novembre. En attendant, les candidats sont tenus de délivrer les cautions bancaires attestant de la disponibilité des montants proposées pour le rachat de GTM. Cette mesure ne pose pas problème pour les deux groupes marocains dont les projets sont déjà ficelés. En revanche, les déclarations du candidat saoudien durant l’audience posent plusieurs doutes par rapport au sérieux de son offre. Kariat Almadain offre le montant le plus élevé des trois offres. Après avoir proposé 130 millions de DH au départ, elle a rajouté 30 millions de DH lors de la séance d’hier. Toutefois, ce montant sera scindé en plusieurs versements. La société délivrera un acompte de 60 millions de DH, avant de boucler le reste du montant en deux tranches. De plus, l’entrepreneur saoudien demande l’obtention de l’accord définitif du tribunal qu’il présentera en tant que garantie à ses préteurs pour qu’il puisse présenter la caution bancaire. Sur le plan technique, l’offre des Saoudiens présente aussi des lacunes. Ces derniers veulent raser l’usine pour édifier à sa place des projets immobiliers et touristiques «jamais vus à Casablanca», disent-ils. Cette proposition ne correspond pas à l’article 604 du code de commerce qui régit les situations similaires et qui stipule que les repreneurs doivent reconduire l’activité de la société et de réintégrer ses salariés dans son projet industriel. Plusieurs experts juridiques et financiers proches du dossier assurent que «l’offre saoudienne n’a pratiquement pas de chance pour être retenue». Elle n’a fait que retarder le dénouement de cette affaire qui traîne depuis quatre ans, dit-on. Bien que le montant proposé soit inférieur (125 millions de DH TTC), l’offre de Ynna Holding paraît plus charpentée. Reste que le groupe Chaâbi présente plusieurs conditions pour initier son plan d’investissement. Il annonce la mise en place d’une nouvelle unité industrielle, mais cela dépendra des résultats de l’étude technique qui sera menée au cas où il serait retenu, selon nos sources. Du côté social, le holding propose d’intégrer 250 licenciés, mais avec de nouveaux contrats. Ces conditions laissent perplexes les représentants des salariés et les contrôleurs de l’affaire (BMCI, Citibank et Air Liquide).L’offre du groupe Aït Mzal paraît la plus avancée des trois. Le concessionnaire de la marque Kia au Maroc a présenté un plan d’investissement d’un milliard de DH pour mettre en place une unité de fabrication de carrosserie. Le prix d’achat proposé par cette famille s’élève à 135 millions de DH hors taxe, soit près de 150 millions de DH TTC. De plus, le groupe Aït Mzal projette d’intégrer 226 salariés de l’ex-GTM avec les mêmes conditions de leur ancien emploi. Le reste du personnel sera indemnisé en fonction des jugements exprimés en sa faveur. Le syndic Ahmed Khordal (expert-comptable casablancais) et les contrôleurs de l’affaire auraient soutenu ce dossier devant le juge. Plusieurs sources proches du dossier estiment qu’il a de fortes chances d’être désigné. Comment se déroulera donc la séance du mercredi prochain. Après la réception des cautions bancaires, le tribunal passera aux délibérations finales sur les trois dossiers. La décision pourrait tomber le jour même comme elle pourrait encore être reportée...


Colère des licenciés

La décision du report a provoqué une colère intense dans les rangs des salariés licenciés, venus en masse dans l’espoir d’entendre un jugement définitif. A la fin de l’audience, une ambiance tendue a régné dans le hall du tribunal. Certaines victimes ont même élevé la voix pour faire entendre leurs doléances. «Plus de deux cents d’entre nous sont menacés de perdre leurs logements. D’autres vivent dans la précarité depuis six ans», s’indigne un ex de GTM. N. Sq.

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