×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste

International

Le fonctionnement de l’UE critiqué

Par L'Economiste | Edition N°:2350 Le 30/08/2006 | Partager

. Langueur, fatigue, dilution et long processus de décisionLe fonctionnement de l’Union européenne (UE) est «préoccupant», a déclaré mardi 29 août la ministre française des Affaires européennes, Catherine Colonna, en mettant en garde contre une «dilution» de la construction européenne. L’UE est «atteinte d’une sorte de maladie de langueur, de fatigue généralisée, qui n’augure rien de bon de sa capacité future à répondre aux attentes des peuples si nous ne trouvons pas rapidement les moyens de lui donner une nouvelle impulsion», a dit Colonna devant les ambassadeurs de France réunis à Paris pour leur conférence annuelle. Devant cet état de choses, «un sursaut beaucoup plus fondamental est nécessaire si l’on veut écarter le risque d’un affaissement de la construction européenne, d’une lente et inexorable dilution», a estimé la ministre. La ministre a déploré un «processus de décision long». Elle a donné l’exemple du projet de directive services, dont la première version datait de 2004 et qui ne sera pas transposé dans les législations nationales «avant 2008». «L’UE pourra-t-elle continuer longtemps à décider à ce rythme?» a-t-elle demandé, ajoutant: «l’Europe peut-elle même encore prendre des décisions cruciales?» Colonna a dénoncé un mode de fonctionnement «de plus en plus intergouvernemental». «Il y a une méfiance quasi-générale vis-à-vis de l’intégration, qui a longtemps été tenue comme un objectif», a-t-elle souligné. «On constate de même une grande réticence à toute démarche d’harmonisation, qui est pourtant l’une des bases de la construction européenne», a dit la ministre. Catherine Colonna a également critiqué l’attitude de l’UE vis-à-vis de l’élargissement. «L’élargissement modifie en profondeur la nature même du projet européen, alors que l’on affecte de croire que l’on poursuit la même construction européenne en étant simplement plus nombreux», a-t-elle dit. De même, «l’Union est confrontée à une demande globale alors qu’elle n’est pas un acteur global», a relevé la ministre, en rappelant que «des incendies au Portugal à l’arrivée de clandestins sur les côtes des Canaries», tout le monde se demande «que fait l’Europe?» C’est, a-t-elle dit, «l’une des causes les plus importantes du trouble actuel». Pour y remédier, Colonna appelle l’Europe à «avoir pour ambition d’être une puissance dans la mondialisation». L’UE «devra faire moins de petites choses et davantage de grandes», a-t-elle dit. L’UE est confrontée à une douloureuse remise en question depuis le rejet l’an dernier du traité constitutionnel européen par les Français et les Néerlandais. Synthèse L’Economiste

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc