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Le Crédit du Maroc s'ouvre aux progiciels bancaires

Par L'Economiste | Edition N°:67 Le 18/02/1993 | Partager

Le Crédit du Maroc boucle la première phase de son schéma directeur informatique. D'un système stratifié datant des années 70, la banque de dépôt bascule dans le domaine des progiciels. Le "noyau dur" de son tout nouvel ensemble informatique s'appuie sur un matériel Bull DPS 700-GCOS7 et les progiciels bancaires de la société française Sopra.

Entièrement refondu, cet ensemble informatique offre une couverture "automatisée" de 60% de ses besoins en matière de gestion, prise de décision, taux de rémunération, de risque ou, par exemple, d'aide à la vente de produits. "En terme de progiciels et refonte informatique, cette expérience peut être considérée comme l'une des plus importantes jamais menées dans le secteur bancaire marocain", souligne M. Ahmed Rahhou, Directeur informatique au Crédit du Maroc. Au total, 25 millions de Dirhams ont été investis pour cette opération. Avec une charge globale de mise en place évaluée à 20 "années-homme" pour le Crédit du Maroc et 2 années pour le consultant Sopra, elle constitue la première phase du schéma directeur informatique de la banque. Adopté dès 1989, ce schéma, plus connu dans les couloirs de l'institution sous le nom de code de "Rubis", devrait lui permettre à terme, soit à l'horizon 1995, une couverture estimée à 80% de ses besoins.

Concurrence exacerbée

Les nouvelles règles de gestion monétaire venues progressivement lever les limitations du secteur bancaire national, comme l'instauration de règles prudentielles avec la récente mise en place du ratio Cooke, ont largement cautionné la "profitabilité" de cette option.

Quelques sacrifices ont toutefois dû être consentis à cette mutation. Le système d'information de la banque de dépôt, stratifié, avec des couches datant des années 70 et déjà sujettes à des transpositions ou adaptations pour les besoins du moment se prêtait mal à une évolution novatrice. De surcroît, son matériel support, un Burrough 2900, obsolète, fermait au Crédit du Maroc l'accès au marché des progiciels.

Réactivité au marché

"Après 6 mois de présélection de plates formes matériel/logiciels et d'essais comparatifs sur la base de Bench-Mark, notre choix s'est porté sur la plate-forme Sopra/Bull ", ajoute M. Rahhou. Concrètement, une centaine de micros sont ainsi connectés à ce jour à un réseau Ethernet sous Novell, accédant lui même en émulation au site central. Celui-ci héberge notamment 2 ordinateurs DPS 700/250, 2 Datanets, des batteries de disques (14 GO), 2 imprimantes systèmes et un atelier d'impression magnétographique "Mathilde" .

Quant aux solutions progiciels préconisées et mises en place par Sopra, elles portent notamment sur le fichier central, la comptabilité, la gestion des prêts amortissables, du portefeuille, des paramètres banque et différents modules d'arrêtés des comptes ou de développement. Résultat, le "vieux" B . 2900 du Crédit du Maroc a cessé toute activité dès le mois de Novembre dernier. Cette migration réalisée, la banque de dépôt se polarise désormais sur sa croissance. L'encadrement de l'institution l'affirme: à l'horizon 1995, sa part de marché devrait évoluer de deux points à 10%. En corollaire, le bilan du Crédit du Maroc atteindrait 20 milliards de Dirhams à la même échéance contre 10 milliards aujourd'hui.

Christian MEAR

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