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Affaires

Le connecteur Souriau met le paquet sur le Maroc

Par L'Economiste | Edition N°:1623 Le 15/10/2003 | Partager

Thierry Quillet est directeur général Souriau Sarthe & Tanger. Le spécialiste français des technologies de connexion inaugure le 16 octobre son nouveau site à Tanger. Le patron de l'entreprise explique les raisons du choix du Maroc. L'Economiste: Quelle est votre stratégie de développement au Maroc? - Thierry Quillet: Nous voulons créer au Maroc une unité d'assemblage intégré, qui sera complémentaire de notre site principal Souriau Sarthe en France. Nous prévoyons donc d'y développer les activités pour nos familles de connecteurs «grandes séries» destinées aux marchés aéronautique et industriel. Nous avons également l'intention de développer des partenariats industriels avec des entreprises implantées au Maroc ou si possible dans la zone de Tanger, dans des domaines comme les petits câblages, le surmoulage, outillage... Nous envisageons également de développer l'autonomie logistique du site Souriau Tanger avec un processus d'expédition directe vers nos clients hors Europe. . Vous avez quitté la Hongrie pour vous installer à Tanger…- Nous souhaitons regrouper nos activités d'assemblage bas coût sur notre site de Tanger. Nous avons actuellement d'autres activités d'assemblage sous-traitées en Europe de l'Est et en France que nous projetons de transférer vers Tanger. Notre implantation à Tanger constitue un levier d'action et de compétitivité pour développer de nouvelles opportunités, levier qui profitera également à nos sites français où nous avons beaucoup investi en moyens d'usinage de traitement de surface et de moulage. L'effectif être de 150 personnes à fin 2004 et croître au-delà pour accompagner notre développement global.. Quels sont les avantages d'une telle délocalisation? - D'abord, c'est regrouper sur un site «bas coût» unique (Souriau Maroc- Tanger) toutes nos activités d'assemblage afin de simplifier les flux intersites, de constituer un pôle de compétences techniques complémentaire de celui existant sur notre site principal.Tanger est aux «portes de l'Europe»; ce critère de proximité est essentiel pour nous, compte tenu de la fréquence des transports routiers dont nous avons besoin. Ensuite, il y a la langue française qui est couramment parlée par les collaborateurs, un avantage considérable en comparaison des implantations en Europe de l'Est. Notre activité est spécifique par sa complexité technique et logistique avec un très grand nombre de références à gérer. Cela suppose donc que de nombreux problèmes techniques et/ou logistiques doivent être directement traités entre des agents techniques ou des agents d'approvisionnement, sans que cela nécessite l'intervention du management. Cela n'était pas possible en Hongrie par exemple. . Avez-vous trouvé des problèmes au niveau des procédures? - Nous étions particulièrement attiré par la simplification des formalités administratives, avantages fiscaux. En plus, le caractère très «convivial» de la TFZ nous a séduit: l'endroit est très bien entretenu et il est très facile d'échanger rapidement de «bonnes pratiques» avec les industriels locaux implantés sur la TFZ. Cette atmosphère nous est apparue comme un avantage par rapport à Casablanca par exemple.. Et comment trouver les compétences sur le marché du travail?- Je dois avouer que nous pensions que notre besoin de monter rapidement en production conduirait à des soucis de recrutement. Ce qui n'a pas été le cas. Nous avons par ailleurs eu quelques défections mais dans des proportions tout à fait acceptables. Nous avons obtenu l'aide de l'Anapec, complétant les candidatures spontanées. Il y a lieu de noter que la précision et la dextérité requises pour nos process d'assemblage nous conduisent à employer plutôt des opératrices au Maroc, tout comme en France. . La zone franche est en train de devenir un véritable hub pour les équipementiers aériens, existe-t-il un projet dans ce secteur?Il serait prématuré de dire qu'il y a un projet formel de création d'une filière aéronautique. Cependant, étant convaincu par les nombreux intérêts que présente le Maroc et plus particulièrement la TFZ, nous souhaitons faire partager notre expérience à d'autres entreprises implantées au Maroc et à nos clients ainsi que les industriels membres du GIFAS (groupement des industries françaises de l'aéronautique et spatial). Airbus en tant que pilier de l'industrie aéronautique européenne fait travailler de nombreuses sociétés (équipementiers-câbleurs-fabricants de composants) qui pour des contraintes de productivité doivent développer des localisations d'activités dites «bas coûts», tout en étant soumises à des contraintes logistiques imposant de la proximité: Le Maroc peut donc être une solution.


Carte de visite

Souriau réalise un chiffre d'affaires annuel de 155 millions d'euros. Il est le principal fournisseur en connecteurs de l'avionneur Airbus. Le secteur aéronautique représente près de 35% de son chiffre d'affaires alors que les solutions industrielles pèsent pour 44%. Outre l'aéronautique, civile et militaire, les connecteurs de Souriau sont utilisés dans les domaines sensibles, telles que l'industrie ferroviaire ou l'électronique de précision.Propos recueillis par Ali ABJIOU

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