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International

Le commerce mondial en 2002: Mieux que prévu

Par L'Economiste | Edition N°:1517 Le 13/05/2003 | Partager

. L'OMC vient de publier ses tout premiers chiffres. Washington a bien géré l'après-11 septembreLe commerce mondial de 2002 s'est nettement mieux comporté qu'on ne le prévoyait. Il a totalement effacé son ralentissement de l'année 2001 et gagné 1,5 point.Le programme de relance pris en urgence après le 11 septembre 2001 par Washington a parfaitement joué son rôle. Les économies asiatiques émergentes, Inde et surtout Chine, commencent à peser de manière très importante dans la production et dans le commerce mondial.C'est ce qui ressort des premières données de 2002, rendues publiques par l'Organisation mondiale du commerce, courant avril 2003. Les exportations de marchandises ont augmenté de 4 pour cent en valeur, pour atteindre 6.240 milliards de dollars, ce qui compense pratiquement la diminution enregistrée l'année précédente. Le commerce des services commerciaux a augmenté un peu plus rapidement que celui des marchandises, atteignant le niveau record de 1.540 milliards de dollars.. Le commerceLa reprise du commerce en 2002 a eu lieu dans un contexte caractérisé par le marasme de l'économie mondiale, la forte contraction des flux d'investissements, des variations importantes des taux de change, l'affaiblissement de la confiance des entreprises, le renforcement des restrictions aux transactions commerciales internationales pour limiter les risques liés au terrorisme et l'aggravation des tensions géopolitiques.. Les services commerciauxLe commerce des services commerciaux a augmenté malgré la crainte persistante du terrorisme et la hausse des prix des combustibles, qui ont freiné la croissance du commerce des services de voyage et de transport internationaux. Toutefois, cela a été largement compensé par l'essor toujours rapide du commerce des autres services.. Les investissementsLa faiblesse des investissements fixes a beaucoup contribué à l'atonie de la croissance dans les pays industriels. Les investissements mondiaux dans les installations de production de matériel électronique, de logiciels informatiques et de semi-conducteurs ont encore diminué.La reprise de l'économie mondiale a été inégale, avec des écarts de croissance importants entre les régions. Les Etats-Unis, les économies avancées d'Asie de l'Est, la Chine et les économies en transition ont été les moteurs de la reprise. En revanche, l'Europe occidentale et le Japon ont enregistré une stagnation, voire une diminution de la demande intérieure. En Amérique latine, la crise en Argentine et au Venezuela a contribué au fort ralentissement de l'activité.Les résultats commerciaux ont reflété dans une large mesure l'évolution de la croissance économique. Le commerce a connu une vigoureuse expansion en Asie et dans les économies en transition. En Amérique du Nord, la reprise des importations a coïncidé avec le redressement de la demande intérieure, mais les exportations ont diminué en 2002. Le commerce a continué de stagner en Europe occidentale et au Japon, et il s'est contracté en Amérique latine par suite des turbulences économiques dans plusieurs pays de la région.Les importations des Etats-Unis ont augmenté de 3% en 2002, en raison du niveau soutenu des dépenses de consommation et une politique budgétaire de plus en plus expansionniste. En revanche, les exportations ont diminué de près de 4 pour cent, ce qui a été dû en partie à la contraction de la demande de la part de certains grands partenaires commerciaux dont l'économie était proche de la stagnation, comme l'Europe occidentale et le Japon, ou en récession pure et simple, comme l'Amérique latine. Le manque de compétitivité des prix a peut-être été un autre facteur important vu que les exportations ont diminué même à destination des régions dont les importations ont fortement augmenté. Le commerce de l'Europe occidentale, premier marché du Maroc, a stagné en volume, les exportations de marchandises augmentant de 0,6% seulement et les importations diminuant de 0,5%.La menace terroriste a amené de nombreux gouvernements et entreprises à prendre des mesures pour accroître la sécurité et limiter les risques d'attentat, ce qui a parfois entraîné des restrictions au mouvement des personnes et des biens. Non seulement, ces mesures de sécurité ont un coût direct pour les gouvernements et les entreprises qui les mettent en place mais encore, elles ont une incidence indirecte sur le commerce sous la forme de formalités plus pesantes et de retards. . Le retour du chômageL'aggravation des risques et des tensions géopolitiques a aussi eu des répercussions sur le commerce international du fait de l'augmentation du prix du pétrole au cours de l'année 2002, et spécialement au troisième trimestre, au moment de l'attente de la guerre en Irak.La croissance de l'économie mondiale étant plus faible que celle de la productivité et de la main-d'oeuvre, le chômage et le sous-emploi se sont aggravés dans la plupart des régions. Les taux de chômage enregistrés ont augmenté en Amérique du Nord, en Europe occidentale et au Japon. Dans ce dernier pays, le chômage a atteint le niveau sans précédent de 5,5%, représentant plus du double du niveau enregistré au début des années 90. En Amérique latine, l'effondrement de la production a entraîné une nette détérioration de la situation de l'emploi. Le taux de chômage urbain moyen dans la région a atteint 9,1%, ce qui correspond au taux le plus élevé observé dans les années 90.


Des blocs introvertis?

Dans son rapport sur l'activité 2002, l'OMC s'inquiète des conséquences de la perte de confiance dans les organisations internationales. «Le conflit militaire au Moyen-Orient pourrait avoir des répercussions sur les relations internationales qui vont bien au-delà des questions d'approvisionnement en pétrole et de stabilité régionale». Il «pourrait mettre à l'épreuve l'ensemble du système d'institutions et d'accords internationaux, qui a jusqu'à présent servi de base à la gouvernance mondiale». Ce qui marquerait le début d'une ère plus incertaine dans les relations internationales. «L'érosion de la confiance dans les institutions internationales, explique l'OMC, pourrait encourager la constitution de blocs entre pays ayant des intérêts communs et l'adoption de politiques introverties». Ce rapport rédigé en avril 2003 a trouvé une confirmation moins d'un mois plus tard, à Bruxelles, avec la réunion sous l'égide de l'Union européenne, des professionnels du textile (cf. L'Economiste des 2, 5, 6 et 7 mai 2003; www.leconomiste.com).


Le dollar et le pétrole: Impact sur le Maroc

Les prévisions de 2003 faites début avril 2003 par l'OMC comportaient deux hypothèses: d'abord, la baisse du dollar et la hausse de l'euro vis-à-vis de toutes les devises; ensuite, la hausse du pétrole ou bien son maintien au-dessus de 30 dollars le baril. Sur le plan monétaire, l'hypothèse est encore juste un mois plus tard et le restera sans doute pour l'année. En revanche, le prix du pétrole s'est effondré, et ce doublement: effondré par rapport aux prix d'avant la guerre en Irak et effondré car il est exprimé en dollar, monnaie elle-même en baisse. Pour des pays comme le Maroc, ce sont d'excellentes nouvelles, sauf sur le plan des ventes des phosphates. La position commerciale du Royaume est bonne vis-à-vis de ses principaux clients, ceux qui achètent du travail marocain: on verra sans doute se réduire le taux de chômage. Pour le reste du monde, la baisse du pétrole est en soi une bonne nouvelle, en revanche, la baisse du dollar est une mauvaise nouvelle à court et moyen termes, une bonne à long terme. A court et moyen termes, la faiblesse du billet vert engendrera des baisses d'importations par les Etats-Unis. Or, ceux-ci alimentent directement la croissance mondiale puisque leurs importations représentent 20% du commerce de la planète. A long terme, la baisse du dollar rééquilibrera peut-être les puissances mondiales, entre les USA, l'UE et la Chine: les Etats-Unis seront moins financés que par le passé par l'épargne mondiale.. Pékin bat LondresEn 2002, la Chine est devenue la cinquième plus grande nation commerçante du monde. Elle a pris la place de la Grande-Bretagne. Celle-ci recule donc d'un rang dans le classement, où la première place est occupée par les Etats-Unis. La suprématie américaine sera difficile à remettre en cause: 20% du commerce mondial sont réalisés par les achats américains au reste de la planète.Au cours de l'année 2002, le commerce de marchandises des pays en développement d'Asie a augmenté de 12,5 pour cent environ en volume, si bien que les exportations et les importations du continent tout entier ont enregistré une croissance à deux chiffres. On a cependant observé une divergence des scénarios de croissance du Japon, qui reste la principale économie asiatique, et de la Chine et l'Inde, qui sont les deux pays les plus peuplés du monde. Les exportations et les importations de marchandises de la Chine ont augmenté de plus de 20 pour cent en valeur et celles de l'Inde ont également enregistré une croissance à deux chiffres. Synthèse L'Economiste

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