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    L'accord RAM/AMIT sur le fret aérien en application

    Par L'Economiste | Edition N°:50 Le 22/10/1992 | Partager


    DANS le domaine de l'habillement, les frais financiers que génère le stockage ont conduit les marchés européens à user des commandes à court terme. L'AMIT avait, lors de la dernière édition «Printemps/Eté» du VETMA, conclu un accord avec la RAM en vue de permettre à ses membres de s'adapter à cette formule du transport par voie aérienne.
    Le marché à court terme, dans le secteur de l'habillement, a connu un développement important en Europe. Il est même devenu prépondérant et cela va en s'accentuant. Ce phénomène est consécutif notamment aux frais supplémentaires que nécessite le sur-stockage ou le stockage tout court. Les entreprises de sous-traitance notamment doivent pouvoir user d'un mode de transport rapide pour pouvoir répondre aux exigences de ces marchés clients.
    C'est la raison pour laquelle l'AMIT (Association Marocaine des Industries Textiles) et Royal Air Maroc ont convenu d'un accord tarifaire sur le fret aérien. M. Omar Chaoui, Président du VETMA, illustre cette situation par l'exemple suivant: «Si l'on conçoit que le client européen fait parvenir sa marchandise sur le Maroc en 24 heures, le retour de cette marchandise se réalisera en un laps de temps similaire. Or, le temps moyen de fabrication est de 13 jours. Le délai total, du départ de la marchandise au retour à son expéditeur initial est de 15 jours. Les meilleurs sous-traitants européens pourraient difficilement fabriquer en un temps aussi réduit».
    Conclu en Mars dernier, l'accord RAM/AMIT prévoit, au profit des entreprises qui utilisent ce mode de transport, une réduction de 50% ou plus, par rapport au tarif pratiqué normalement par la RAM, selon les destinations. En contrepartie de ces tarifs, l'AMIT s'engage évidemment à fournir à la RAM un certain tonnage de marchandises par envoi. Aucun tonnage minimum n'a été exigé durant une sorte de période d'essai qui expire en Mars 1993.

    Les tarifs préférentiels consentis par la RAM ne bénéficient qu'aux membres de l'AMIT. Cet accord concerne toutes les destinations desservies par la RAM en Europe, c'est-à-dire pratiquement toutes les capitales européennes. L'accord spécifie 25 trajets desservis. Il concerne aussi bien l'import que l'export. Cette option au profit des confectionneurs à été mise en application depuis Août dernier. Les entreprises ayant utilisé le mode de transport aérien et ayant payé plein tarif obtiendront la ristourne applicable à leur destination à partir de Janvier 1993.
    Du point de vue de l'utilisation de ce mode de transport par les opérateurs marocains, M. Chaoui indique que la formule est au stade du démarrage. En effet, explique-t-il, ce moyen qui est mis à la disposition des sous-traitants implique un changement dans les habitudes de travail des entreprises. Celles-ci recourent généralement au système TIR. Les prix de transport par avion étaient beaucoup trop chers. La valeur du fret par rapport à celle de l'article n'encourageait personne à user de cette possibilité. Du côté de l'AMIT, il est précisé qu'il s'agit avant tout d'un état d'esprit que les opérateurs marocains sont «obligés» d'adopter dans leurs relations avec les clients étrangers.
    Il serait nécessaire que les opérateurs marocains usent de cette formule qui est un argument convainquant vis-à-vis de leurs clients européens. L'opérateur marocain n'est plus qu'à quelques heures de son client. Ceci mérite d'être mis en avant vis-à-vis du client. Cet accord tarifaire sur le fret aérien contribue à la promotion des exportations marocaines et permet aux exportateurs d'être moins pénalisés par rapport à leurs concurrents.

    Naîma HADER.

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