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    Focus

    La santé, un peu plus proche des campagnes

    Par L'Economiste | Edition N°:3512 Le 20/04/2011 | Partager
    Les équipes mobiles renforcées, nouvelles prestations
    Une meilleure collaboration avec l’INDH

    Selon Yasmina Baddou, «pour plus d’équité et de justice, la santé rurale est primordiale. Il s’agit de permettre aux enfants et aux citoyens d’avoir les mêmes chances de survie qu’ils soient en ville ou à la campagne»

    Yasmina Baddou donne un coup d’accélérateur à son plan d’action pour la santé dans le monde rural. Après les équipes mobiles, la ministre a concocté une nouvelle génération de services de santé rurale. C’est le cas de la prise en charge des maladies chroniques comme la présomption du cancer, le traitement du diabète ou la tension artérielle. Ce qui donnera aux centres de soins la possibilité de réaliser des tests et, du coup, faire de la prévention dans les centres de santé. C’est du moins ce qu’elle a révélé lors de la première journée consacrée à la santé rurale. Cette approche, si elle est bien appliquée, réduira de manière substantielle la pression sur les hôpitaux. D’ailleurs, les coûts de santé baissent en général de 70% lorsque la prévention est bien menée, comme l’affirment les experts de l’Organisation mondiale de la santé. Sachant que la population rurale est importante, les économies dégagées seront conséquentes.
    Cependant, le grand challenge que devra relever Yasmina Baddou est l’introduction du principe de la continuité des soins. Ce qui suppose de revoir l’organisation des centres de santé, l’introduction d’un système d’information performant et une normalisation des espaces et des équipements.
    La ministre de la Santé place beaucoup d’espoir dans les services d’urgence. Elle a insisté sur la mise en place du Samu obstétrical, doté d’équipements de communication et de moyens d’évacuation. Ce service d’urgence permet de déplacer des femmes enceintes des zones enclavées vers des centres d’accouchement. Ce sont autant de réponses spécifiques dans un monde rural enclavé, souligne Yasmina Baddou. Pour elle, «la santé rurale est primordiale pour plus d’équité et de justice. Il s’agit de permettre aux citoyens et aux enfants d’avoir les mêmes chances de survie qu’ils soient en ville ou à la campagne».
    Cependant, elle n’est pas dupe. Elle sait que des centres de santé ont été construits et restés fermés par manque de ressources humaines. Depuis, elle en a ouvert certains tout en décidant de renforcer les équipes mobiles. De même, elle a décidé de renforcer sa coopération avec l’INDH qui a contribué à hauteur de 1 milliard de DH depuis sa création en 2005. Elle a participé dans l’achat des ambulances pour les équipes mobiles, les équipements et parfois à la construction des centres de soins. A l’avenir, la collaboration entre les deux institutions donnera la priorité aux équipements et aux équipes mobiles.

    M. C.

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