×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

International

La Ligue arabe se réunit à Beyrouth

Par L'Economiste | Edition N°:2336 Le 08/08/2006 | Partager

. Elle soutient le plan de paix présenté par Siniora. Israël continue à bombarder le Liban. Damas sur le pied de guerre Les ministres des Affaires étrangères des 22 pays arabes se sont réunis, le 7 août à Beyrouth, pour soutenir le Liban. Ce dernier s’est opposé à un projet de résolution franco-américain à l’ONU. Le gouvernement libanais reproche au projet de ne pas exiger un retrait immédiat des forces israéliennes du Liban dès la fin des hostilités. «L’idée d’un sommet arabe est dans l’air», a déclaré le SG de la Ligue arabe Amr Moussa. Mais il n’a fait allusion à aucune date ni aucun lieu. Les chefs de la diplomatie des pays de la Ligue arabe, réunis à l’initiative de l’Arabie saoudite, doivent apporter leur soutien au plan de paix présenté le 26 juillet à la communauté internationale par le Premier ministre libanais Fouad Siniora. Ce plan prévoit notamment un cessez-le-feu et l’échange de prisonniers entre le Hezbollah et Israël. Mais aussi l’envoi de l’armée libanaise dans le sud du Liban. Cela implique le désarmement de facto du Hezbollah et un renforcement de l’actuelle force des Nations unies au Liban. Le projet de résolution conclu le 5 août après plusieurs jours d’âpres négociations, demande un «arrêt complet des hostilités». Mais ne fait mention ni de cessez-le-feu ni de retrait immédiat des troupes israéliennes déployées en force dans le sud du Liban. Les cinq «Grands» du Conseil de sécurité devaient poursuivre leurs discussions, le 7 août, sur les objections de Beyrouth, après avoir échoué à trouver une solution. Le Liban exige notamment le déploiement dans le Sud du pays des forces armées libanaises, appuyées par une force internationale. Le Hezbollah a prévenu qu’il poursuivrait ses attaques de roquettes sur Israël aussi longtemps que des soldats israéliens se trouveraient sur le sol libanais. L’exigence d’un retrait israélien rencontre l’opposition de l’Etat hébreu qui ne souhaite retirer ses soldats qu’une fois qu’une force multinationale serait déployée dans le sud du Liban. Ces divergences mettent encore une fois en suspens l’annonce tant attendue d’une trêve à ce conflit. En dépit d’une campagne de près d’un mois, le «parti de Dieu» continue de frapper sans répit le nord d’Israël. La cessation de ces tirs est «l’objectif numéro un», a souligné le 7 août le ministre israélien de la Sécurité intérieure, Avi Dichter. L’Iran, considéré avec la Syrie comme le principal soutien du Hezbollah, a jugé que le projet de résolution de l’ONU «a été transformé, sous l’influence américaine, en texte partial et revient en l’état à une autre opération contre le Liban», a affirmé le ministre des Affaires étrangères Manouchehr Mottaki. La Syrie avait réagi, le 6 août, au projet franco-américain en brandissant la menace d’une «guerre régionale». Damas a assuré qu’elle répondrait «immédiatement à toute agression» venant d’Israël. L’Etat hébreu a, lui, accueilli positivement le projet. Mais a prévenu qu’il allait poursuivre ses opérations et ne se retirerait du Liban sud «que lorsqu’il sera remplacé» sur le terrain par une force multinationale.


Siniora éclate en sanglots

Le Premier ministre libanais, Fouad Siniora, a éclaté en sanglots le 7 août, alors qu’il demandait dans son discours devant les ministres arabes des Affaires étrangères réunis à Beyrouth leur aide pour obtenir un «cessez-le-feu immédiat et inconditionnel». «L’arabité du Liban n’est pas à mettre en doute», a-t-il dit d’une voix étouffée. Il s’était une première fois mis à pleurer en disant: «Nous n’acceptons plus que le Liban soit un champ de bataille pour les combats des autres, quelles que soient les justifications». Son discours a été accueilli par une stading ovation des ministres. Synthèse l’Economiste

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc