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La guerre du gaz de retour?

Par L'Economiste | Edition N°:2727 Le 04/03/2008 | Partager

. Gazprom réduit ses livraisons à l’Ukraine. L’Europe pas affectéeLe géant russe Gazprom, après plusieurs avertissements, a finalement mis à exécution sa menace de fermer partiellement le robinet de gaz à l’Ukraine, au moment même où son patron Dmitri Medvedev accédait à la fonction suprême en Russie.«Gazprom a aujourd’hui réduit de 25% ses livraisons de gaz à l’Ukraine à partir de 10h00 du matin» (07h00 GMT), a déclaré lundi le porte-parole du groupe, Sergueï Kouprianov, lors d’un point presse.Ce dernier a assuré que les clients européens de Gazprom, dont les livraisons transitent à hauteur de 80% par l’Ukraine, ne seraient pas affectés par la coupure. Une première crise entre les deux pays début 2006 avait conduit à une brève interruption de l’approvisionnement en gaz de l’Europe.Les relations russo-ukrainiennes se sont singulièrement tendues depuis la Révolution orange de fin 2004. Gazprom a toutefois fait savoir qu’il était «disposé à poursuivre les négociations avec la partie ukrainienne».Deux des entreprises chargées de la distribution du gaz côté ukrainien, Naftogaz et UKrtransgaz, ont confirmé avoir reçu un avertissement de la part de Gazprom et s’y préparer.Cette coupure est la conséquence de l’échec des négociations qui se sont déroulées par intermittence tout au long du mois de février, au cours desquelles les intéressés se sont mutuellement rejeté la faute et envoyé des chiffres contradictoires à la figure.Gazprom réclame actuellement 600 millions de dollars aux Ukrainiens, correspondant à un volume consommé de 1,9 milliard de mètres cubes, selon Kouprianov. La partie ukrainienne avait de son côté annoncé la semaine dernière avoir réglé la partie de l’ardoise correspondant à 2006 et 2007, soit plus de 700 millions de dollars.Le gaz consommé depuis le début de l’année 2008 pose particulièrement problème: une partie des livraisons se compose de gaz russe fourni hors contrat par Gazprom pour compenser une baisse des livraisons de gaz d’Asie centrale que reçoit habituellement l’Ukraine, selon Gazprom. Or, son prix est beaucoup plus élevé que celui du gaz asiatique.Les deux parties ont également échoué à coucher sur le papier l’accord de principe conclu le 12 février entre le président russe Vladimir Poutine et son homologue ukrainien Viktor Iouchtchenko, qui prévoyait aussi une simplification de leur schéma de livraisons, actuellement très opaque.«La consommation de gaz hors contrat continue en Ukraine. De plus, aucun accord déterminant le schéma de notre collaboration à venir dans le domaine du gaz n’a été signé», a résumé le porte-parole de Gazprom.Le conflit s’est en outre aggravé côté ukrainien en raison d’un conflit politique entre le président pro-occidental Viktor Iouchtchenko et son ancienne alliée de la Révolution orange, Mme Timochenko, redevenue fin 2007 Premier ministre.Côté russe, le coup d’éclat de Gazprom est intervenu au moment même où Dmitri Medvedev, qui préside son conseil d’administration depuis 2000, était déclaré vainqueur de la présidentielle russe, ce qui fera de lui le successeur de Vladimir Poutine à partir de début mai.Medvedev devrait à présent rapidement céder son siège chez Gazprom, mais les analystes jugent que ni la ligne politique de la Russie ni la stratégie de Gazprom ne devraient être bouleversées par les jeux de chaises musicales à venir.Synthèse L’Economiste

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