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Entreprises

La Cosumar signe son protocole social

Par L'Economiste | Edition N°:526 Le 10/06/1999 | Partager

· Le marché devrait retrouver son calme... et le sucre en morceaux
· La Cosumar fait le pari sur l'avenir, bien qu'actuellement elle est structurellement déficitaire en raison du système douanier


La Cosumar renoue avec la paix sociale. Un protocole d'accord a été signé très tard dans la soirée du 9 juin entre les représentants du personnel à obédience CDT et UMT et la Direction Générale. Ce protocole devrait permettre à la raffinerie de respirer pour le reste de l'année. Il arrive après sept mois de négociations tendues. Chronologiquement, après le bras de fer qui s'est étalé de décembre à février avec à la clé grève, occupation d'usine..., les parties avaient convenu de reprendre le travail sous réserve, ultérieurement, d'un nouveau round de négociations sur le fond. L'activité avait donc repris avec néanmoins quelques petites interruptions. Restait en suspens le travail du dimanche. Sur la base d'un cahier revendicatif, les pourparlers avaient démarré le 4 avril pour aboutir à ce fameux protocole d'accord annuel. A travers ce dernier, le personnel a pu obtenir notamment une augmentation de salaire allant jusqu'à 6% pour les bas revenus, une hausse de la prime à la production, ainsi qu'une amélioration de la couverture sociale, d'un accès à la propriété facilitée et de privilégier la promotion interne.... En fait, le protocole porte sur pas moins de 19 points. L'ensemble des problèmes ayant été mis à plat à travers des aller-retour entre la base et les délégués.
Cet accord devrait permettre à la Cosumar de mettre un terme, du moins pour quelque temps, à la crise sociale qui est venue perturber le marché du sucre. La raffinerie souffle... Le travail du dimanche reprend (un dimanche sur deux). Il n'y aura pas de fermeture de l'usine cette année, mais un arrêt partiel de 15 jours pour chacune des unités et ce, à tour de rôle.
Le marché devrait également souffler avec, d'une part la production en continu de la raffinerie et, d'autre part, des importations de produits finis (4.500 tonnes dont 2.000 par la Cosumar).
"Cette sortie de crise traduit l'engagement du personnel à relever le défi", indique M. Kamal Ayoubi, directeur de la Cosumar, qui ne veut pas que la restructuration se fasse sur le dos des ouvriers.
En tout cas, une chose est sûre. C'est un véritable pari sur l'avenir que prend la raffinerie en investissant sur deux éléments, les ressources humaines et l'outil de production.
Pour ce dernier cas, la raffinerie a déjà investi 100 millions de DH dans une unité d'évaporation et d'affinage début 1998. Elle a aussi un projet d'une unité de carbonatation et de décoloration qui devrait être opérationnel d'ici le début de l'année prochaine. Ainsi, la Cosumar pourra-t-elle produire le sucre blanc en morceaux, tel qu'on le trouve à l'étranger. L'investissement est de 70 millions de DH. Avec cette mise à niveau de l'outil de production, la raffinerie devrait disposer d'une véritable unité moderne avec de meil-leures conditions de travail, de production et de rendement. Il est prévu aussi une extension des capacités de production de morceaux et de lingots. Une étude est en cours.

Fatima MOSSADEQ

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