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La Chine reconnaît la propriété privée

Par L'Economiste | Edition N°:1727 Le 17/03/2004 | Partager

. Amendements constitutionnels votés à l'unanimité. Bourgeoisie chinoise, naissante et admiseNormalisation en Chine. Ce n'est pourtant pas une normalisation à l'ancienne: la protection de la propriété privée et le respect des droits de l'homme ont fait, dimanche 14 mars, une entrée historique dans la Constitution chinoise, au dernier jour de la session annuelle du Parlement.Les quelque 3.000 délégués de l'Assemblée nationale populaire (ANP), qui étaient réunis au Palais du peuple à Pékin depuis dix jours, ont approuvé à 99% ces amendements proposés par le Parti communiste chinois (PCC) au pouvoir.C'est la première fois depuis l'arrivée des Communistes au pouvoir en 1949 que le principe de la propriété privée est inscrit dans la Constitution. Il s'agit d'une mesure avant tout symbolique, puisque la Chine disposait déjà de lois en ce sens. Mais avec le développement du secteur privé en Chine, les entrepreneurs étaient nombreux à réclamer des garanties constitutionnelles.La Constitution chinoise stipule désormais que les biens privés sont “inaliénables” et que “l'Etat respecte et protège les droits de l'homme”.. Enracinement idéologiqueAfin de légaliser davantage le capitalisme, les députés chinois ont également voté un amendement disant que “l'Etat encourage” l'économie privée. La loi fondamentale chinoise dit désormais: “La propriété privée obtenue par des moyens légaux est inviolable”. Ainsi remaniée pour la quatrième fois depuis son adoption en 1982, l'actuelle Constitution place désormais, en théorie, la propriété privée pratiquement sur un pied d'égalité avec la propriété publique. Si les changements concernant le secteur privé traduisent un net coup de pouce aux particuliers et aux entrepreneurs, à l'heure où le marché est le moteur de l'économie, la notion de respect des droits de l'homme reste plus floue. L'amendement indique que “l'Etat respecte et garantit les droits de l'homme”. Mais le texte ne fait aucune allusion à la question de la liberté politique. Dans les deux cas, les experts soulignent qu'il faudra attendre l'arsenal législatif qui accompagnera la nouvelle Constitution pour savoir si les nouveaux textes seront réellement efficaces. Ces amendements sont intervenus à la veille de la réunion à Genève de la Commission des droits de l'homme de l'ONU au cours de laquelle la Chine pourrait être critiquée.Après avoir été inscrite dans la charte du PCC l'an dernier, la théorie de la “Triple représentativité” de l'ancien numéro un Jiang Zemin fait son entrée dans la Constitution, au côté du marxisme-léninisme, de la pensée de Mao Tsé-Toung et de la théorie de Deng Xiaoping.La théorie de Jiang, qui ne voulait pas quitter la scène politique sans laisser son empreinte, souligne que le parti communiste passe d'un “parti représentant uniquement les classes laborieuses et les paysans à un parti dont la représentativité s'étend jusqu'à englober les entrepreneurs capitalistes et la bourgeoisie naissante”. Ces différents axes ont été développés dans les colonnes de L'Economiste, par Pierre Haski, notre chroniqueur sur l'évolution chinoise (www.leconomiste.com)Tous les amendements à la Constitution, 13 au total, ont été votés d'un bloc, à bulletin secret, lors d'un cérémonial retransmis en direct à la télévision nationale.Le premier à glisser son enveloppe dans l'urne à été Jiang Zemin, dont le seul poste officiel reste celui de chef des armées mais qui, à 77 ans, veut visiblement apparaître comme le patriarche garant de la continuité du régime communiste en place depuis 54 ans et de la stabilité du pays. C'est aussi au nom de la “stabilité” et de “l'unité” que Wen Jiabao a à nouveau défendu dimanche les massacres de Tiananmen, il y a quinze ans, ne laissant aucun espoir de révision proche du verdict officiel du mouvement “contre-révolutionnaire” du printemps 1989.Synthèse L'Economiste

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