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Courrier des Lecteurs

La BCM invite les opérateurs à la maîtrise du risque de change

Par L'Economiste | Edition N°:624 Le 26/10/1999 | Partager

· Financement en multi-devises
· Contrat de change fixe ou variable


LA BCM vient d'organiser deux journées sur le rôle de la salle des marchés en tant que moyen pour «maîtriser les opérations internationales». «Ceci est d'autant plus important que la globalisation met les entrepreneurs marocains dans un environnement de plus en plus concurrentiel», soulignent des responsables de la BCM.
En attendant, le risque de change guette tous les opérateurs qui ont des engagements ou des créances en devises. Ceci est d'autant plus grave que les fluctuations des cours de ces devises contre le Dirham peuvent en effet diminuer ou augmenter considérablement ses recettes prévisionnelles ou ses engagements. «D'où l'intérêt de couvrir ce type d'opérations par des contrats de change à terme», notent des responsables de la salle des marchés de la BCM. Plus concrètement, il s'agit d'un contrat par lequel un acheteur et un vendeur conviennent d'échanger à un montant une devise contre une autre, à une échéance future et à un prix convenu le jour de conclusion du contrat de change à terme.
Cette technique a pour avantage, selon les responsables de la salle des marchés de la banque, de maîtriser des flux prévisionnels. En effet, les opérateurs peuvent connaître avec précision la contre-valeur en DH de leurs charges et recettes prévisionnelles. Un contrat de change à terme variable a aussi été mis au point pour servir les clients qui ne connaissent pas avec précision la date de règlement de leur importation ou exportation. Ceci leur permet de bénéficier d'un cours de change garanti même avec une incertitude sur la date d'échéance de plus ou moins 15 jours, soit une période d'un mois. Cependant, la durée ne doit pas excéder le délai réglementaire.
La banque dispose également d'un produit regroupant les financements à l'import et à l'export via des contrats de change à terme fixe ou variable. Le montant du change à terme peut porter sur tout ou partie du financement. «Cette combinaison permet de maîtriser intégralement les flux prévisionnels en devises et leur contre-valeur en Dirham». Des financements à l'import en multi-devises sont également proposés. L'objectif est de réduire le coût du financement tout en atténuant le risque de change.
Outre la maîtrise du risque de change, la BCM propose des outils de préfinancement à l'export «pour soulager la trésorerie en DH de l'entreprise dans l'attente du règlement de ses exportations».
Plus exactement, l'opération consiste à emprunter auprès de la salle des marchés le montant en devises à recevoir qui est immédiatement vendu contre le Dirham. «A l'échéance, les recettes de l'export sont affectées partiellement ou totalement au remboursement du capital et des intérêts», explique-t-on auprès de la BCM, qui tient à préciser que les taux d'intérêt des principales devises sont à un niveau inférieur à ceux du Dirham.
Dès que l'entreprise dispose d'une ligne de crédit adéquate auprès de la banque, la salle des marchés peut en l'espace de 48h lever les fonds nécessaires à la mise en place du préfinancement ou de la mobilisation.
S'agissant des mobilisations en devises, le financement peut regrouper, le cas échéant, une ou plusieurs factures. «De plus, l'exportateur a la flexibilité de se préfinancer dans la devise présentant un coût moindre et une plus faible volatilité que la devise de la facturation».
Côté importation, la banque propose à l'opérateur d'emprunter des devises auprès de la salle des marchés pour immédiatement régler ses partenaires étrangers. A l'échéance, le remboursement du capital et des intérêts est effectué par achat de devises contre le Dirham. «Cette manière de faire permet aux entreprises de se financer à un taux plus favorable que celui du DH. Ils peuvent même choisir une devise différente de celle du règlement», assurent des responsables de la salle des marchés de la BCM.


Et le risque du taux d'intérêt?


Le risque de taux d'intérêt n'est pas en reste. La salle des marchés de la BCM propose le Forward Rate Agreement (FRA). Ce dernier n'est autre qu'un contrat passé entre la banque et le client pour déterminer à l'avance le taux d'un emprunt à contracter à une date future fixée.
«Ce produit permet de maîtriser le coût de financement avant sa mise en place. De plus, il assure un faible coût de la couverture, compte tenu du niveau des taux d'intérêt internationaux», souligne-t-on auprès de la BCM.
D'autres produits sont proposés par la salle des marchés afin de garantir un emprunt futur, soit à l'intérieur d'une fourchette de taux, soit à un taux maximal et ce, «dans le cadre d'un montage personnalisé», affirment les responsables de la BCM.

Rafik IKRAM

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